Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/06/2007

Associations

L’Etat doit trouver en face de lui une société civile organisée

Pour François Bayrou, le mouvement associatif est un acteur essentiel d'une société de l'autonomie, d'une démocratie vivante. Il doit être mieux reconnu, représenté et entendu.

"Nous avons à construire une société dans laquelle l’Etat assume son rôle d’impulsion et assure l’équité, et trouve en face de lui une société civile organisée, et en particulier organisée par le mouvement associatif. L’Etat n’a pas la capacité d’être le recours universel. 

La question de la représentation des associations est très importante. Si l’on veut une France qui s’exprime non pas à partir du haut mais à partir du bas, à partir des attentes que, dans les quartiers, les villages, les gens expriment, il faut un dialogue organisé. Le Conseil économique et social devrait être le lieu du dialogue entre la société civile organisée et l’Etat, les décideurs politiques : éludé par l’ensemble des pouvoirs politiques depuis des décennies, il faut le restaurer dans sa légitimité et dans sa force. 

L’organisation de la concertation avant toute décision publique est capitale. C’est aux politiques d’assumer la responsabilité des décisions, mais il faut auparavant une réflexion partagée avec ceux qui seront les utilisateurs, qui assumeront les décisions prises. Je suis favorable à un délai incompressible de trois mois, sauf urgence, avant toute décision publique, en particulier les décisions législatives et réglementaires. 

S’agissant du financement des associations, il faut élaborer une définition législative de la subvention. Il faut pour les associations une visibilité de leur avenir, et cela ne peut se faire que dans le cadre de conventions pluriannuelles, évaluées, et que je propose glissantes. C’est-à-dire qu'au lieu d’avoir une période de trois ans, au bout de laquelle tombera un couperet, on aura une visibilité, avec l’expression d’exigences et une évaluation. 

Cette pérennisation des crédits doit s’appliquer tout particulièrement dans le domaine de la formation, qu’il s’agisse des associations qui assurent une fonction de formation ou de celles qui ont besoin de former leurs bénévoles et leurs cadres. 

Un certain nombre d’associations, qui sont en réalité les supports de politiques publiques et pas seulement le fruit de la vie associative spontanée, se plaignent du manque de dispositions juridiques qui leur permettent d’exercer pleinement leur action. La question se pose d'une évolution de leur statut".

Lien(s):
Discours devant la conférence permanente des coordinations associatives (CPCA), 20 janvier 2007

Les commentaires sont fermés.