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01/06/2007

Corse

« La démocratie doit l’emporter contre la violence. »

En 2003, François Bayrou a été le seul leader politique national à défendre le "non" à la modification de l'organisation institutionnelle de la Corse. Le "non" l'a emporté par 51% des suffrages des Corses.

« Je n’ai pas approuvé le projet de modification des institutions de la Corse soumis à référendum, au nom de l'idée, exigeante et précise, que je me fais des institutions régionales dont la France a besoin. Le fait de supprimer les conseils généraux et de les remplacer par des conseils territoriaux occupés par des conseillers régionaux, comme le proposait le référendum, aboutit à supprimer ce niveau de représentation du territoire. Il faut être attentif à la représentation des territoires. Dans une région aussi diverse que la Corse, on en a besoin.

Après la victoire du "non" au référendum, j’ai regretté que le gouvernement n’ait pas tiré les leçons du rejet qui était en train de naître en Corse.

Les gouvernements successifs ont failli en Corse parce qu’ils n’ont pas obtenu, ni même cherché à obtenir le désaveu de la violence de la part de ceux qui la pratiquent. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé la place à une impression de ségrégation ethnique. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé croire que désormais la Corse aurait sa loi qui ne serait plus celle de la France.

Le plus important est de préserver la paix civile. Je fais confiance à nos institutions républicaines pour faire respecter la loi et la justice. Rien ne pourra se faire de bon et de juste sans que, sur ce point, la situation soit assainie. »

Lien(s):
Discours à l'Université d'été de Seignosse, 31 août 2003
Interview dans Le Monde du 4 novembre 2003

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