Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/06/2007

Démocratie environnementale

La lutte pour la défense de la planète doit engager tous les moyens. Et en particulier tous les moyens politiques. Un développement plus sobre, c’est un changement de vie pour des millions de personnes. Et seule une nouvelle façon de gouverner pourra impulser ce changement. Une politique du développement durable, c’est une politique qui pense à long terme, et qui associe tous les partenaires, professionnels et associations, en amont de la décision. Il faut donc une démocratie environnementale, avec des associations environnementales pleinement partenaires de l’action publique.

Voilà pourquoi je suis favorable :

A l’institution du dialogue environnemental. Il est pour moi l’égal du dialogue social, un nouveau pilier de notre démocratie. Les entreprises, les syndicats, et les associations de l’environnement doivent construire avec l’Etat une démocratie environnementale, pour que les changements profonds qui doivent toucher nos modes de production et de consommation, soient inspirés et soutenus par la concertation permanente des acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Il faut pour cela d’abord responsabiliser et professionnaliser les associations environnementales, particulièrement en garantissant leur financement pérenne. Il faut ensuite que l’Etat soit le garant des discussions entre partenaires : une première conférence nationale de l’environnement, « grenelle de l’écologie », associant l’Etat, les entreprises, les syndicats et les associations sera le premier acte de cette démarche. Elle abordera en particulier la question de la représentativité des associations environnementales.

A la réforme de la sécurité sociale. La France est un des pays développés où la prévention est la plus négligée dans les politiques de santé publique. C’est pourtant la clé de la maîtrise des dépenses de santé, et de l’augmentation générale de l’espérance de vie. On sait qu’aujourd’hui de nombreuses pathologies, cancer, maladies cardio-vasculaires, ont des causes environnementales. Les associations environnementales ont un rôle à jouer au sein de notre système de santé : elles pourront proposer leur expertise, des pratiques et des solutions nouvelles, participer aux études épidémiologiques. Il est donc légitime qu’elles soient des partenaires responsables au sein de notre système de santé, et en particulier dans la gestion de la sécurité sociale.

A la réforme du conseil économique et social. Le conseil économique et social doit retrouver sa vocation première, celui d’être le vecteur principal du débat public, force de proposition de la société civile, représentant les acteurs économiques, sociaux et culturels du pays. Il y manque aujourd’hui les associations environnementales. Le conseil économique et social doit devenir un des lieux où s’imagine la politique du développement durable.

Sur la question de la réforme du comité d’entreprise : Les transformations des modes de production et de consommation touchent les entreprises. L’expertise environnementale de long terme leur est nécessaire. Il faut ouvrir la discussion avec les partenaires sociaux, au sein du dialogue environnemental, pour envisager la forme de cette expertise.

01:30 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, environnement, développement | | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.