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26/09/2007

Silence honteux des Etats membres sur les suites à donner au rapport sur les activités illégales de la CIA en Europe

Le Parlement européen, réuni aujourd'hui en session plénière à Strasbourg, a sommé le Conseil et la Commission de s'expliquer sur le suivi du rapport parlementaire de février 2007, lequel suivait et confirmait celui du Conseil de l'Europe sur la réalité des opérations clandestines de la CIA en Europe. Les députés  démocrates et libéraux demeurent très critiques face à l'inaction des Etats membres qui ne tirent aucune conclusion des faits graves pourtant mis à jour par la commission temporaire.

f8b00ce571b9ba5e5ea5592f9a5712f0.jpgIgnasi Guardans (CiU, Catalonia, Espagne),  coordinateur de l'ADLE au sein de l'ancienne commission temporaire sur la CIA, a déclaré : "Le rapport du Parlement européen et du Conseil de l'Europe a porté des accusations sérieuses contre plusieurs Etats membres de l'UE et le Conseil confirmant leur complicité avec de tels événements. Mais au lieu d'agir et d'aborder les problèmes soulevés, le Conseil demeure silencieux, comme un accusé qui, dans une cour de justice, se mure dans le silence en guise de défense."

"Est-ce par crainte d'offenser les Etats-Unis que le Conseil reste en retrait ? Malheureusement le Parlement européen n'a pas les moyens légaux d'inciter le Conseil à s'expliquer, mais l'histoire fera la lumière sur ce silence honteux. Le refus d'agir du Conseil est un scandale et une offense à nos démocraties contemporaines."

841d09bdda9eb722d4e4cc996926e4da.jpgSarah LUDFORD (LibDem, Royaume-Uni) a déclaré : "Sept mois après que les députés aient publié un acte d'accusation condamnant la complicité des Etats membres dans le programme de transports illégaux, de torture et de prisons clandestines mené par la CIA, les gouvernements de l'UE et la Commission ont enfin accepté de venir à la barre . Mais c'est une avancée limitée puisqu'au lieu de s'expliquer, nos interlocuteurs nous ont envoyé sur les roses! Quand il s'agit de présomption de violation des droits de l'homme et d'infraction au droit international, nos citoyens européens devraient au contraire obtenir une réponse sincère et complète. La crédibilité de l'UE comme Espace de liberté, de sécurité et de justice et havre des droits de l'homme est sérieusement ébranlée."

2ed68159f08f6a2d7954f68fd153a71e.jpgSophie IN'T VELD (D66, Pays-Bas) a conclu : "Le refus du Conseil de s'exprimer jusqu'à présent sur ce sujet est un déshonneur pour toute l'Europe. Les droits de l'homme et la démocratie sont les bases mêmes du projet européen. Ce comportement va à l'encontre de tout ce que nous représentons et mine sérieusement l'autorité morale de l'Europe dans le monde."

"Ceci démontre clairement le besoin urgent d'un ministre européen des Affaires Etrangères. Les Etats membres se retranchent en effet derrière l'argument selon lequel la politique étrangère et de sécurité est une compétence nationale pour échapper à leur responsabilité. Mais en l'occurrence les pays européens ont fauté ensemble, donc il y a une responsabilité collective."

04:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, CIA, droits, homme | | |  Facebook |

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