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27/09/2007

Le Parlement européen plaide pour des sanctions européennes contre la Birmanie

Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a adopté aujourd'hui une résolution réclamant la libération immédiate du Prix Nobel Aung San Suu Kyi et d'autres prisonniers politiques. Le Parlement invite également le Conseil de l'UE à se concerter avec les Etats-Unis d'Amérique, l'ASEAN et d'autres membres de la communauté internationale pour préparer des sanctions économique ciblées à l'encontre de la junte militaire de Rangoun. Enfin, la résolution parlementaire demande à la Commission européenne de mobiliser les moyens budgétaires disponibles dans le cadre de l'Instrument pour la démocratie et les droits de l'homme pour soutenir activement les forces pro-démocratiques, les défenseurs des droits de l'homme et les ONG qui militent pour l'instauration d'une bonne gouvernance en Birmanie.

d94084f3cc9c064744c89fc2b57adcad.jpgCoordinatrice de l'ADLE au sein de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Annemie NEYTS (VLD, Belgique) a déclaré : "L'Union européenne doit agir fermement. Non seulement avec des mots, mais également avec des actes. Si le régime persiste dans la répression, les sanctions déjà prises devront être durcies et les entreprises européennes présentes en Birmanie devront être invitées à cesser leurs activités. Par ailleurs la Chine et l'Inde doivent user de leur influence sur le régime pour qu'il lance un dialogue avec l'opposition démocratique en vue d'oeuvrer à une transition paisible vers un système politique qui corresponde aux souhaits du peuple birman."

Jules MAATEN (VVD, Pays Bas) a ajouté : "Les chefs d'Etat et de gouvernement européens seraient bien inspirés de suivre collectivement l'exemple des Etats-Unis d'Amérique et d'imposer des sanctions contre la Birmanie, en particulier la cessation de tout investissement. L'Europe et les Etats-Unis doivent former un bloc et faire pression sur la Birmanie et ses alliés régionaux. Aung San Suu Kyi, U Khun Htun Oo, Ko Min Ko et les autres prisonniers politiques doivent être libérés immédiatement."

Marco CAPPATO et Marco PANNELLA (Radicale, Italie) invitent pour leur part les personnes qui souhaitent protester contre le régime à les rejoindre pour une manifestation non-violente le mardi 2 octobre à 18h, Place de la Monnaie à Bruxelles : "La position adoptée par le Parlement européen est un signal fort pour ceux qui luttent en faveur de changements pacifiques en Birmanie. Nous condamnons les arrestations brutales de moines et de civils par le régime birman et les invitons à manifester leur attachement à la cause de la non-violence le 2 octobre," ont-ils indiqué dans une déclaration.

05:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, birmanie, sanctions | | |  Facebook |

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