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10/10/2007

Conférence intergouvernementale: ne pas céder aux "exigences déraisonnables" du Royaume-Uni et de la Pologne

Le débat public avec le Conseil et la Commission qui s'est tenu aujourd'hui en session plénière du Parlement européen, réuni à Bruxelles à la veille du Sommet de Lisbonne des 18-19 octobre, a permis à l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe de manifester ses préoccupations quant à l'état des négociations au sein de la Conférence intergouvernementale sur le Traité modificatif. "On arrivera probablement à un accord politique mais ce que je redoute, c'est sa qualité", a commenté Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), au nom du groupe.

acc86e086b52768654b8db194b522583.jpgSelon le porte-parole de l'ADLE pour les Affaires constitutionnelles, "on voit apparaître une sorte d'Europe self-service, mue par l'exigence britannique d'obtenir des clauses d'exemptions pour la Charte des droits fondamentaux la justice et les affaires intérieures, exemptions qui risquent d'en miner la portée pour les autres pays de l'Union". "La présidence et la Commission ne doivent pas céder aux exigences peu raisonnables de la Pologne qui veut renforcer juridiquement Ioanina et en faire un Protocole. Ionania est le descendant du compromis de Luxembourg et comme son ancêtre devrait rester un gentleman agreement", a également considéré M. Duff.

Le président de l'ADLE, Graham WATSON a lui aussi exhorté la présidence du Conseil à tenir bon lors du Sommet. "Vous devez défendre bec et ongles la ligne jaune européenne. Et vous devez parvenir à un texte fondateur solide pour un Europe plus forte, plus réactive et plus efficace lors du Sommet de Lisbonne". C'est le sort de la Charte des droits fondamentaux que conteste particulièrement M. Watson selon qui "nous ne pouvons avoir deux classes de citoyens. Le Parlement doit barrer la route au Royaume-Uni et à la Pologne qui veulent nous imposer des clauses d'exemption à perpétuité. Si certains pays ne sont pas capables d'accepter des compromis raisonnables, alors ils devraient sérieusement commencer à penser à un divorce à l'amiable d'avec l'Union".

19:00 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

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