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24/10/2007

La Serbie progresse mais Mladic demeure un obstacle

Le Parlement européen est prêt à adopté (demain, jeudi 25 octobre 2007) un rapport sur les relations entre l'UE et la Serbie. Le rapport invite la Serbie à coopérer entièrement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), soulignant que c'est une condition pour la signature d'un accord de stabilisation et d'association. Le rapport invite également l'UE à libéraliser sa politique de visa avec la Serbie permettant une plus grande mobilité pour tous les Serbes.

d95f030fd7b94e3cd2615bab03e86469.jpgLe rapporteur du Parlement, Jelco KACIN (Liberalna Demokracija Slovenije, Slovénie), s'exprimant après le vote, a déclaré :

"L'UE est une Union qui est fondée sur un ensemble de valeurs et de normes communes. Parmi ces dernières, la plus importante est la valeur de l'Etat de droit. En ce qui concerne la Serbie, ceci suppose non seulement de réformer leurs systèmes juridiques, mais également de coopérer complètement avec le TPIY."

"Le nouveau gouvernement Serbe a certes arrêté deux des six criminels de guerre les plus recherchés, mais des individus tels que Mladic courent toujours. Ces arrestations prouvent que la Serbie peut localiser et arrêter les derniers fugitifs de guerre. En tant que procureur en chef, Carla del Ponte a déclaré que le principal obstacle n'était pas la capacité, mais plutôt le fait de traduire la capacité en résultats réels. C'est pourquoi l'UE ne peut pas s'offrir les moyens de renoncer à sa conditionnalité à ce moment crucial. Fermer les yeux sur les criminels de guerre peut convenir au pragmatisme politique moderne, mais cela ne contribuera pas à la paix à long terme ou à la stabilité régionale".

"Je reconnais que le régime de visa strict de l'UE, qui empêche les citoyens Serbes lambda de communiquer avec leurs homologues européens, freine le progrès démocratique de la Serbie et contribue à la xénophobie et au nationalisme. Je salue les accords qui ont été négociés. Bien qu'ils marquent une première étape importante, l'objectif final doit être de libéraliser la mobilité pour tous les citoyens de la région. J'invite le Conseil à s'assurer que les accords entrent en vigueur au début de l'année prochaine et j'invite aussi le Conseil à établir une feuille de route concrète pour la libéralisation des visas."

20:05 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

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