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24/10/2007

Le Parlement a manqué une occasion de s'exprimer avant le sommet UE-Russie

e823b6ff67c5c9309808840dc270fbc1.jpgAu cours d'un débat au Parlement européen, réuni aujourd'hui en session plénière à Strasbourg, consacré au sommet de ce week-end entre l'UE et la Russie et à la veille des élections législatives russes de début décembre, Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, s'est dit déçu que le Parlement se soit montré incapable de proposer une résolution concernant la Russie, malgré le soutien de plus de 300 députés.

"Nous devons être prêts à mettre sur papier ce que nous disons en public, à contester ceux qui disent que le Parlement n'est rien qu'une vulgaire boutique de bavardages et à délivrer lors du sommet un message que le président Vladimir Poutine ne peut ignorer".

"Nous avons entendu aujourd'hui de la part du Conseil et de la Commission trop de pragmatisme politique et pas assez de moral politique. Notre relation avec la Russie est stratégique, certes, mais elle ne peut pas être décrite comme un partenariat."

"Les fissures sont devenues des crevasses si profondes et si larges que nous sommes poussés à dire combien il est important que le partenariat basé sur des valeurs communes soit respecté."


Annemie NEYTS-UYTTEBROECK (VLD, Belgique) et coordonnatrice de l'ADLE au sein de la commission des affaires étrangères, a déclaré :

"Il est difficile d'éprouver du respect pour la Russie en regardant son attitude vis-à-vis des droits de l'homme. En examinant l'organisation de ses élections et particulièrement les seuils pour les partis de l'opposition il est bien plus difficile considérer ce pays comme une véritable démocratie."

Bronislaw GEREMEK (LiD, Pologne) a également souligné l'importance de l'Etat de droit en Russie : "Si l'Union européenne envisage "un partenariat stratégique" avec la Russie, la première condition pour cela devrait être le respect de l'Etat de droit. Ceci signifie des tribunaux indépendants, liberté des médias, la liberté d'expression et la liberté économique, en particulier que les hommes d'affaires ne sont pas arbitrairement emprisonnés. De même, l'Etat de droit à un niveau international signifie chercher activement une solution aux conflits gelés dans le Caucase et en Moldavie ainsi que s'attaquer au problème du Kosovo dans l'esprit et les intérêts de la communauté internationale" a ajouté le professeur Bronislaw Geremek.

 

19:55 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

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