Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/11/2007

Aucune nécessité d'un autre comité de sages pour débattre de l’avenir de l'Europe

dd15e97e0c15bc9b80aad70f808609d8.jpgS'adressant au premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, aujourd'hui au cours d'un débat au Parlement européen sur l’avenir de l'Europe, Graham Watson (président de l'alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) a exprimé son opposition à la suggestion du président Nicolas Sarkozy de créer un comité de sages afin de réfléchir sur l’avenir de l'Europe :

"Je ne vois aucune nécessité d'un autre groupe de sages pour discuter de l’avenir de l'Europe. Nous avons déjà fait cela. C’était la période de réflexion et elle est terminée."

"Nous sommes à mi parcours de la stratégie de Lisbonne et c’est seulement maintenant que nous accomplissons les progrès sur la croissance et l’emploi, que nous réalisons le marché unique, que nous libérons le potentiel de nos entrepreneurs et que nous mettons en place des voies légales pour la migration afin d’aider aussi bien les économies développées que celles en voie de développement."

"Ce n’est pas le moment de refaire l'Union à l'image de la France, ni de la modeler sur la vision britannique glorifiée d'une zone de libre échange. L’Europe a besoin davantage de politiciens qui soient disposés à mener et à adopter une approche paneuropéenne. M. Zapatero, votre vision d'une Europe intégrée, ouverte et compétitive est celle partagée par beaucoup et que les progressistes de tous les partis dans ce Parlement souhaitent voir réussir et se développer."

"L’Espagne est souvent et à juste titre félicitée pour son développement économique et sociale depuis qu’elle a rejoint notre union. Nous avons besoin d’autres pour suivre votre exemple et votre ambition pour une Europe prospère et ouverte."

34213458bf8f4f4c588d74b6a74cdc48.jpgIgnasi Guardans (CiU, Catalogne, Espagne) a plaidé pour que les actions soient cohérentes avec les mots :

"Nous devrions saluer l'engagement du président du gouvernement espagnol pour une Europe plus forte et dotée d’une véritable dimension politique. Mais il doit être jugé par ses actions et celles de son gouvernement."

"Il ne suffit pas de parler avec enthousiasme de l'Europe aux grandes occasions, si par la suite on ne se préoccupe que de politique intérieure, laissant ainsi le champ libre aux autres."

20:35 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : strategie, lisbonne, zapatero, sarkozy | | |  Facebook |

Télévision sans Frontières: vers un espace audiovisuel commun

L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) se félicite de l'adoption aujourd'hui en session plénière du Parlement européen, réuni à Bruxelles, du rapport relatif aux services médias audiovisuels dans l'UE, qui entérine un compromis entre le Parlement et le Conseil sur la révision de la directive "Télévision sans Frontières".

696c32f5b69106bab9baf3b6c8f7ab10.jpg"Avec ce vote parlementaire commence le compte à rebours pour que l'Europe devienne un véritable espace audiovisuel commun où la loi qui s'applique ne soit plus ni la loi du plus fort ni un espace sans loi", a souligné Ignasi GUARDANS (Convergència Democràtica de Catalunya, Espagne) rapporteur fictif de l'ADLE pour ce texte. "La protection des droits des consommateurs, des enfants et des citoyens dans son ensemble se renforce, en s'étendant aux terrains ouverts par les nouvelles technologies. Et en même temps, l'Europe se dote du cadre légal des contenus audiovisuels  le plus moderne du monde et qui permettra de mieux assurer le financement d'une télévision offerte gratuitement aux téléspectateurs mais opérant sur un marché où la concurrence va croissant, tout en protégeant les valeurs qui nous sont essentiels".
 
"Les Etats ont maintenant la grave responsabilité de faire une bonne transposition de cette directive, et surtout d'en garantir une application exigeante à travers les autorités indépendantes de l'audiovisuel qui devront être crées là où elles n'existent encore pas", a conclu Ignasi Guardans.

02:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

07/11/2007

Appel des Démocrates et des Libéraux en faveur d'une loi relative à la liberté globale sur internet

Une audition s'est tenue aujourd'hui au Parlement européen sur le thème "Censure & cyber-dissidence : la liberté sur internet dans les pays autoritaires". Les organisateurs, Jules MAATEN (VVD, Pays Bas) et Henrik LAX (Svenska Folkpartiet, Finlande) ont débattu avec des cyber-dissidents de Chine et de Tunisie, des représentants de l'ONG Reporters sans frontières et du fournisseur d'accès  XS4all, de la pression gouvernementale croissante dans les Etats répressifs sur le contenu de l'Internet.

0b67aecfaa6f01fa01cc42a0bb127026.jpgJules Maaten invite la Commission européenne à être davantage proactive : "La liberté d'expression doit demeurer le fondement d'Internet. L'Europe devrait suivre l'exemple américain où les législateurs travaillent à une loi relative à la liberté globale sur Internet (Global Online Freedom Act). Nous exhortons la Commission européenne à suivre cet exemple et à présenter une version européenne de cette loi."

"Les pays tels que la Chine et Cuba, la Birmanie et la Biélorussie, multiplient les restrictions à l'utilisation d'Internet afin d'empêcher la liberté d'expression. Par exemple, en Chine, Yahoo et Google, ont cédé à la pression et remis des informations sur leurs clients aux autorités, mettant ainsi le doigt dans l'engrenage. Des firmes européennes ne sont pas exemptes de reproches, comme par exemple Telecom Italia à Cuba et Wanadoo - filiale de France Telecom - en Tunisie. Il est intolérable que des entreprises occidentales aident des gouvernements répressifs à piétiner les droits de l'homme,"
a-t-il ajouté.
 
fc07d875bf6a6d097427559eacc336c5.jpgHenrik Lax a ajouté : "J'appelle de mes voeux l'établissement d'un Code de conduite européen pour les fournisseurs Internet dans l'UE. Nous devons être parfaitement clair sur ce que nous voulons. Le problème ne concerne pas principalement les compagnies de télécommunications, mais les régimes répressifs eux-mêmes. Reste que les conditions dans lesquelles se déroule le commerce des services de télécommunications dans de tels pays peuvent avoir une influence salutaire et que nous soutenons. Mais ce que nous ne pouvons tolérer, c'est que ces régimes tentent de nous intimider."

19:35 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, internet, FAI, liberté | | |  Facebook |

L'UE devrait faire face aux tabous de la discrimination à l'encontre des femmes

L'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe a organisé aujourd'hui au Parlement européen une audition sur le thème : "Plus d'opportunités  pour les femmes sur le marché du travail et en politique".

Les femmes dans l'UE ont un taux d'emploi bien inférieur à celui des hommes. Les objectifs de la Stratégie de Lisbonne en termes d'emploi fixent le taux d'emploi des femmes à 60% d'ici 2010 mais il semble peu probable que ce niveau sera atteint. Dans son programme de travail pour l'égalité entre les femmes et les hommes (2006-2010), la Commission relève qu'une bonne application de la législation sur l'égalité de traitement et une utilisation efficace des Fonds structurels contribueraient à augmenter l'emploi féminin. En outre, elle constate que l'individualisation des droits, tant sur le plan fiscal que social, permettrait de s'assurer qu'homme et une femme au travail sont sur un pied d'égalité.

Le niveau du revenu lié à l'emploi est un autre aspect important lorsque l'on évoque la situation des femmes sur le marché du travail. Les femmes dans l'UE gagnent seulement en moyenne 85% du salaire des hommes, à horaire égal. L'écart de salaire en fonction du sexe soulève quelques questions très difficiles..

a23bf83920bd454b614bf29c9a9b3e21.jpgAnneli Jäätteenmäki (Suomen Keskusta, Finlande), membre de la commission parlementaire des droits de la femme,  présidait cette audition au cours de laquelle elle a notamment déclaré : "Le faible taux d'emploi des femmes et le grand écart de salaire entre les sexes constituent une réalité honteuse pour l'Union européenne. Nous adoptions depuis maintenant 50 ans une série de directives relative à l'égalité entre les hommes et les femmes - conséquence tangible. Les Etats membres ne prennent pas leurs engagements suffisamment au sérieux et la question n'est pas soulevée au niveau de l'UE", a-t-elle ajouté.

71e7e9f4a35294328c377cb168cb71d8.jpgClaire Gibault (UDF-Mouvement Démocrate, France), coordonnatrice de l'ALDE au sein de la commission des droits de la femme, a indiqué: "J'ai constaté pendant ma carrière de musicienne que la discrimination à l'encontre des femmes persistait dans cette profession et je sais que nous devons encore travailler très dur pour faire tomber ces tabous. La législation européenne sur l'égalité des sexes est un pilier central du modèle social européen ".

Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen et Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, des membres du Conseil et du Comité des régions, ainsi qu'un grand nombre de représentants d'ONG européennes ont participé à cette audition.

19:30 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, discrimination, droits, femmes | | |  Facebook |

06/11/2007

Accueil réservé de la proposition sur le PNR européen

La Commission européenne vient d'adopter une proposition de décision-cadre sur le PNR européen (conservation des données des passagers aériens) qui soulève de nombreuses questions d'un point de vue juridique, mais aussi institutionnel et politique.

8c63e2f76dd12dcb806087c8ec594501.jpgJean-Marie CAVADA (UDF-Mouvement Démocrate, France) président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures a observé:
 
"Sur un plan politique et institutionnel, l'accès indiscriminé à des milliards de données des passagers aériens, leur archivage pendant des dizaines d'années et surtout leur utilisation à des fins de "profiling" selon des critères obscurs a suscité les plus sérieuses réserves de la part du Parlement européen. En effet, celui-ci n'a reçu à ce jour aucune information sérieuse quant à la réelle utilité de ce type d'exercice et s'interroge sur la compatibilité de ces mesures avec l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en matière de protection des données qui n'admet des ingérences de la part des autorités  publiques que si elles sont nécessaires et en accord avec les principes qui fondent toute société démocratique."
 
"Dans ces conditions, la commission que j'ai l'honneur de présider examinera au cours des prochains mois, avec attention et en étroite collaboration avec les parlements nationaux, notamment ceux des trois pays qui ont déjà intégré ce type d'utilisation des données à des fins de sécurité publique, la proposition qui vient d'être présentée. Au cours de cet examen, nous débattrons de ces questions avec les autorités nationales et européennes responsables de la protection des données ou de la sécurité intérieure, avec la société civile et avec les compagnies aériennes afin de vérifier si une intervention au niveau européen est réellement nécessaire et sous quelles conditions."


fca627ad3d4f261d1b92d92702195723.jpgAlexandre ALVARO (FDP, Allemagne), coordinateur ADLE pour la commission LIBE, a également mis en garde contre une approche rigide de la lutte contre le terrorisme :

"La mise en oeuvre d'un système européen PNR semblable au système PNR UE-Etats-Unis et l'introduction de nouveaux éléments constituant un crime terroriste sont problématiques et devraient tous deux être soigneusement évalués. La Commission ne semble avoir rien appris des précédentes discussions sur le PNR avec le Parlement européen. Il n'y a aucune garantie concernant l'abus des données, aucun droit d'accès aux données personnelles ni aucun devoir des autorités de fournir des informations aux passagers aériens. Une simple référence à la décision cadre sur la protection des données qui doit encore être approuvée par le Conseil n'est tout simplement pas suffisante."

19:25 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, PNR, libertés, civiles, terrorisme | | |  Facebook |

L'article 301 du code pénal turc demeure la pierre d'achoppement dans les pourparlers d'adhésion à l'UE

A l'occasion de la publication aujourd'hui de son rapport sur les progrès accomplis par la Turquie sur la voie de son adhésion à l'Union européenne, la Commission européenne a invité Ankara à améliorer les droits de l'homme afin de remplir les critères requis.

Le commissaire Oli Rehn a déclaré en particulier que l'UE et la Turquie ne devraient entamer à ce stade aucun pourparler sur la justice et les droits de l'homme tant que la Turquie ne modifie pas l'article 301 de son Code pénal, une disposition visant à sanctionner ceux qui porteraient atteinte à "l'identité turque".

618d0c0bb473659ef26744ebdb4df094.jpgPrésentant ses observations sur le rapport, Alexander LAMBSDORFF (FDP, Allemagne), rapporteur fictif de l'ADLE pour la Turquie, a déclaré :

"Les progrès de la Turquie pour se réformer ont été décevant ces derniers temps, comme le souligne à juste titre la Commission. Désormais toutefois, le gouvernement est doté d'un mandat solide pour mener son programme de réforme, en particulier dans les secteurs des droits civils, des droits des minorités et des droits de la femme, de l'Etat de droit et de la liberté d'expression, autant de dossiers qui demeureront une épine dans le pied de la société turque aussi longtemps qu'ils demeurent non résolus."

a1466c8bf147943d004e6e5baf13f184.jpgAndrew Duff MEP (Lib.Dem, le Royaume-Uni), vice-président de la délégation turque au Parlement européen, a ajouté :

"La première et la plus utile des réformes consisterait à garantir la liberté intellectuelle. Le nouveau parlement turc doit unir ses efforts à ceux du gouvernement pour impulser un nouvel élan à la révision de la constitution de la Turquie. Le Parlement européen devrait être prêt à intensifier son dialogue avec tous les partis politiques représentés au sein de la grande Assemblée nationale turque."

19:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, turquie | | |  Facebook |

Progrès mitigés vers l'adhésion à l'UE pour les pays des Balkans occidentaux

c880b3e801d2cd0357c295eed3aeff1f.jpgPrésentant ses observations après la publication des rapports de la Commission européenne sur l'état d'avancement des progrès réalisés par les pays des Balkans occidentaux en vue d'une adhésion à l'UE, Jelko KACIN (LDS, Slovénie), rapporteur du Parlement pour les relations UE-Serbie, a déclaré :

"En ce qui concerne plus spécifiquement la Serbie, la Commission a reconnu que le gouvernement faisait montre d'une volonté politique accrue en intensifiant tant son action en faveur des réformes que sa coopération avec le tribunal pénal international (TPIY) de la Haye, dans la perspective de la signature de l'accord de stabilisation et d'association (ASA). "

"La Commission identifie à juste titre les progrès importants accomplis dans certains secteurs par le nouveau gouvernement depuis les dernières élections et soutient la Serbie par le biais de ses conseils politiques permanents et de son aide financière. En même temps, le gouvernement Serbe doit davantage tenir compte des réformes internes, en particulier concernant la lutte contre la corruption et l'instauration de l'Etat de droit. D'une manière plus importante, la Serbie doit fournir des résultats concrets en ce qui concerne sa coopération avec le TPIY. Je regrette que beaucoup de problèmes importants demeurent dominés par la rhétorique nationaliste, " a déclaré Jelko Kacin.

"La décision du commissaire Oli Rehn de signer l'accord d'ASA avec la Serbie sur base de la plus récente évaluation de Carla del Ponte démontre le soutien des institutions européennes en faveur des forces démocratiques de la Serbie. Il y a encore un long chemin à parcourir avant la signature d'un ASA mais les Serbes seront capables de combler ce vide rapidement, s'ils peuvent démontrer des actions concrètes en ce qui concerne la coopération avec le TPIY."


En ce qui concerne la Macédoine, M. Kacin a déclaré :

"En tant que pays candidat, la Macédoine attend toujours une date pour entamer des négociations d'adhésion et devra encore attendre un certain temps. Les politiciens des ethnies albanaise et macédonienne restent divisés et indélogeables de leurs divers groupements politiques. Ils ne comprennent pas que seul un pays uni peut rejoindre l'UE. Le nouveau gouvernement n'a pas accompli de progrès suffisant ou assez prometteur."

3a8a8e513ff894d670a6d9c474dcba70.jpgIstvan Szent-Ivanyi (SZDSZ, Hongrie) et porte-parole de l'ADLE pour les relations avec la Croatie, est satisfait de l'évaluation positive des progrès de la Croatie : "La Commission reconnaître à juste titre les progrès positifs accomplis par la Croatie dans ses négociations d'adhésion avec l'UE. Il y en a eu quelque retard récemment en raison des campagnes électorales en cours, mais j'espère qu'après l'élection du 25 novembre les autorités croates poursuivront activement les réformes et les accords nécessaires pour être conforme à l'acquis communautaire afin de faire en sorte que l'adhésion soit une réalité dans un avenir proche."

19:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, balkans | | |  Facebook |

25/10/2007

L'avocat du Darfour remporte le prix Sakharov

L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe se félicite du vote des présidents de groupe parlementaire qui décernaient aujourd'hui le prix Sakharov 2007 à Salih Mahmoud Osman, un avocat de la région du Darfour, au Soudan, connu pour fournir une aide juridique gratuite aux victimes du conflit. Sa candidature a été proposée par le groupe ALDE avec le soutien d'autres députés de différents partis.

3f2aae604766bac326ea1463ac14bf57.jpg"Il y avait trois excellents candidats pour le prix de cette année : Salih Mahmoud Osman, Anna Politkovskaya, la journaliste russe assassinée et les dissidents chinois Zeng Jinyan et Hu Jia. Ils méritent tous d'être reconnus pour leur noble défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression dans les circonstances les plus dures", a déclaré Graham WATSON, président de l'ALDE après le vote.

"L'interminable et épouvantable conflit du Darfour nous a marqué si profondément cette année, qu'il allait de soit que le Parlement honore un homme courageux et engagé face à tous es conflits qui endeuillent cette région du Soudan."

"Le Parlement devrait rendre hommage à la défunte Anna Politkovskaya, avant les élections parlementaires russes en décembre, en confirmant la proposition de mes collègues parlementaires radicaux italiens d'attribuer son nom de manière permanente à notre salle de presse."

Ces dernières années M. Osman a également oeuvré à l'élaboration d'un rapport sur les crimes de guerre allégués en vue de lancer une action judiciaire devant la Cour pénale internationale. M. Osman  a été proposé, au nom du groupe ADLE, par Thierry Cornillet (UDF-Mouvement Démocrate, France), lequel s'est rendu au Darfour pour prendre directement la mesure de l'ampleur des atrocités commises sur le terrain. Il est rapporteur permanent du Parlement pour l'aide humanitaire.

"Au coeur de la crise du Darfour il existe heureusement des hommes de la stature de Salih Mahmoud Osman qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour sauver d'autres hommes et femmes et témoignent ainsi des valeurs universelles des droits de l'homme", a-t-il déclaré. "Le prix Sakharov retrouve ainsi son originalité en rendant hommage à un acteur individuel et actuel de ce combat pour les droits fondamentaux civils, politiques et humains", a ajouté M. Cornillet.

Au cours de sa campagne pour la justice, M. Osman a été emprisonné et des membres de sa famille ont été torturés et tués. Le prix est attribué par le Parlement depuis 1988 et porte le nom du physicien et dissident russe Andrei Sakharov (1921-1989). Ce prix est décerné à ceux qui défendent les droits de l'homme et les libertés fondamentales, en particulier le droit à la liberté d'expression, la protection des droits des minorités ou la promotion de la démocratie et de l'Etat de droit.

20:10 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

L'efficacité des mesures anti-terroristes doit être démontrée

La Commission européenne doit présenter un "paquet" législatif anti-terroriste le 6 novembre prochain. Ce paquet inclura un nouveau système de collecte des données personnelles des passagers aériens (Passenger Name Record - PNR) atterrissant sur le territoire de l'UE, sur le modèle de l'accord du même type conclu cet été avec les Etats Unis d'Amérique.

02b0ec4c83b61f5709edc2d43a343803.jpg"La politique de l'UE en matière de lutte contre le terrorisme doit être régulièrement évaluée quant à son efficacité. Il ne s'agit pas simplement de vérifier si la règlementation a été correctement appliquée, mais surtout d'évaluer son impact réel sur la réduction des menaces, sur l'accroissement de la sécurité, sur l'amélioration de la coopération et des échanges entre les pays et leurs agences, ainsi que d'évaluer l'impact cumulatif de ces différentes mesures sur la protection de la vie privée et des libertés civiles", a déclaré Sophie In't Veld (D66, Pays Bas) laquelle, avec le soutien de ses collègues ADLE, a interrogé la Commission européenne précisément sur l'évaluation à long terme des accords d'utilisation des données personnelles conclus avec les Etats-Unis d'Amérique et le Canada.

L'accord actuel entre l'Union européenne et les Etats Unis d'Amérique concernant le transfert des données personnelles des passagers aériens est récemment entré en vigueur, mais la collecte et l'utilisation de ces données par les Etats-Unis remontent déjà à mai 2004. Pourtant, il n'y a eu qu'une seule évaluation à ce jour, en mars 2006. En outre, l'UE a signé un accord similaire avec le Canada et d'autres pays ont fait part de leur intention de collecter à leur tour les données personnelles des personnes atterrissant sur leur territoire,  comme la Corée du Sud ou l'Inde.

Sophie In't Veld et d'autres membres ADLE de la commission parlementaire des Libertés civiles, demandent à la Commission quand et comment cette évaluation aura lieu. Bien que l'accord conclu avec le Canada soit considéré comme meilleur en matière de protection des données par rapport à celui négocié avec les Etats-Unis d'Amérique, son évaluation doit également avoir lieu. "Avant de proposer un système européen de collecte des données personnelles des passagers aériens, l'ADLE estime impératif qu'il soit basé sur une évaluation complète de l'efficacité des systèmes en vigueur avec les Etats-Unis et le Canada", a conclu Mme In't Veld.

20:10 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Afghanistan : Le Parlement européen en faveur d'un projet pilote pour la production légale d'opium

2669c328b9967c62062eefdaf67be72a.jpgLe Parlement européen, réuni en session plénière aujourd'hui à Strasbourg, a adopté à une large majorité (368/49) une recommandation de Marco CAPPATO (radicaux, Italie) sur la production d'opium à des fins médicales en Afghanistan.

Le Parlement européen propose "d'examiner la possibilité de projets pilotes pour convertir à petite échelle une partie de la culture illicite actuelle de pavot en champs pour la production d'analgésiques légaux à base d'opium."

Le Parlement invite également le Conseil "à offrir son aide pour la mise en oeuvre d'un projet pilote 'pavot scientifique pour la médecine' qui étudiera davantage comment une évolution de la réglementation en matière de stupéfiants pourrait contribuer à une diminution de la pauvreté, à une diversification de l'économie rurale, au développement à grande échelle et à une sécurité croissante, ce projet s'inscrivant alors comme une réussite parmi tous les efforts multilatéraux fournis pour l'Afghanistan".

Saluant le résultat du vote, Marco Cappato a déclaré : "pour la première fois aujourd'hui le Parlement européen a reconnu la validité de notre demande d'examiner de nouvelles politiques, plus pragmatiques pour contrecarrer les échecs de l'approche actuelle."

Graham WATSON (LibDem, Royaume-Uni), président de l'alliance des démocrates et des libéraux a également apporté son soutien total aux propositions :

"Le moment est venu d'adopter une politique plus pragmatique sur la production du pavot. Si nous pouvons orienter la production d'opium vers des utilisations douces comme les antidouleurs et ainsi réduire l'écoulement apparemment sans fin de l'héroïne illégale qui aboutit dans nos foyers, cela ne peut qu'être positif."

"Je suis enchanté que le Parlement ait eu la clairvoyance et le courage de soutenir cette proposition qui profitera à la société à bien des niveaux."

Dans la foulée de l'adoption par le Parlement italien d'un rapport similaire, soutenu par Emma Bonino et le gouvernement italien, le Parlement européen est la première institution internationale à proposer ce type de projet. La conversion de l'opium afghan - une des ressources principales pour les organisations criminelles et terroristes - en médicaments pourrait préparer le terrain à la construction d'un état basé sur l'Etat de droit qui pourrait gagner le coeur des populations dans les régions rurales de l'Afghanistan. En même temps, elle pourrait également mettre un terme au manque chronique de médicaments pour le traitement de la douleur, qui concerne aujourd'hui encore 80% de la population mondiale.

20:00 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Budget 2008: la discipline budgétaire au profit des priorités politiques de l'UE

1b249d57922cc271ad59f07319ffc4c0.jpgRéuni en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a adopté aujourd'hui en première lecture le projet de budget de l'Union européenne  pour 2008. Un vote en contradiction avec celui du Conseil, puisqu'il porte les crédits de paiement à 0,99% du RNB, alors que les ministres des Finances proposent 0,95%, et qui traduit la volonté des parlementaires de suivre l'avis de leur rapporteur, Kyosti VIRRANKOSKI (Suomen Keskusta, Finlande) selon qui "le budget européen doit produire des résultats tangibles pour nos concitoyens". "Nos objectifs de dépenses demeurent inférieurs à ceux prévus par les Perspectives financières. Cela démontre notre attachement à la discipline budgétaire. Mais dans le même temps, l'UE se doit  de financer les priorités politiques dont nous avons convenu et que le Conseil a tendance à escamoter", a souligné M. Virrankoski.

Souhaitant concrétiser ce concept de "budget de résultat", Kysöti Virrankoski s'est félicité de l'accueil unanime de ses collègues pour sa proposition de mettre en réserve les dépenses administratives relatives au Fonds de cohésion, au FEDER, au Fonds de développement rural et au Fonds social européen, dans l'attente de progrès notables de la Commission européenne concernant l'adoption des programmes opérationnels. "C'est une première historique de voir ce Parlement européen rappeler que le temps, c'est aussi de l'argent", a-t-il dit.

Suivant le rapporteur, la plénière a décidé de rétablir les crédits nécessaires au déploiement de Galileo, le système européen de navigation par satellite, ainsi que ceux affectés à la création de l'Institut européen de technologie. L'ADLE considère ces deux projets comme emblématiques, notamment au regard des dispositions du nouveau Traité de l'UE qui postule à la fois d'une politique spatiale européenne et d'un Espace européen de recherche. "Galileo pourrait être financé par des transferts du budget agricole ainsi que la Commission européenne l'a suggéré. Si les Etats membres veulent Galileo, ils doivent dégager les montants nécessaires sans couper d'autres importantes priorités comme la recherche ou le transport", a commenté Anne JENSEN (Venstre, Danemark), coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission parlementaire des budgets.

c7c1ba9877ce92e0fa6fff594aeff439.jpgCette logique portée par Kyösti Virrankoski, et visant à doter les priorités politiques de l'UE de moyens financiers conséquents, se retrouve également dans l'approche adoptée par la plénière concernant le budget des Agences communautaires. "Je suis très satisfaite de constater que FRONTEX voit son budget augmenter ainsi que de voir qu'une solution heureuse se dessine pour l'Agence européenne de sécurité maritime, ce qui lui permettra d'assurer les tâches pour lesquelles elle a été créée", a déclaré Mme Jensen.

19:55 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

24/10/2007

La Serbie progresse mais Mladic demeure un obstacle

Le Parlement européen est prêt à adopté (demain, jeudi 25 octobre 2007) un rapport sur les relations entre l'UE et la Serbie. Le rapport invite la Serbie à coopérer entièrement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), soulignant que c'est une condition pour la signature d'un accord de stabilisation et d'association. Le rapport invite également l'UE à libéraliser sa politique de visa avec la Serbie permettant une plus grande mobilité pour tous les Serbes.

d95f030fd7b94e3cd2615bab03e86469.jpgLe rapporteur du Parlement, Jelco KACIN (Liberalna Demokracija Slovenije, Slovénie), s'exprimant après le vote, a déclaré :

"L'UE est une Union qui est fondée sur un ensemble de valeurs et de normes communes. Parmi ces dernières, la plus importante est la valeur de l'Etat de droit. En ce qui concerne la Serbie, ceci suppose non seulement de réformer leurs systèmes juridiques, mais également de coopérer complètement avec le TPIY."

"Le nouveau gouvernement Serbe a certes arrêté deux des six criminels de guerre les plus recherchés, mais des individus tels que Mladic courent toujours. Ces arrestations prouvent que la Serbie peut localiser et arrêter les derniers fugitifs de guerre. En tant que procureur en chef, Carla del Ponte a déclaré que le principal obstacle n'était pas la capacité, mais plutôt le fait de traduire la capacité en résultats réels. C'est pourquoi l'UE ne peut pas s'offrir les moyens de renoncer à sa conditionnalité à ce moment crucial. Fermer les yeux sur les criminels de guerre peut convenir au pragmatisme politique moderne, mais cela ne contribuera pas à la paix à long terme ou à la stabilité régionale".

"Je reconnais que le régime de visa strict de l'UE, qui empêche les citoyens Serbes lambda de communiquer avec leurs homologues européens, freine le progrès démocratique de la Serbie et contribue à la xénophobie et au nationalisme. Je salue les accords qui ont été négociés. Bien qu'ils marquent une première étape importante, l'objectif final doit être de libéraliser la mobilité pour tous les citoyens de la région. J'invite le Conseil à s'assurer que les accords entrent en vigueur au début de l'année prochaine et j'invite aussi le Conseil à établir une feuille de route concrète pour la libéralisation des visas."

20:05 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Adoption des accords de réadmission et des accords relatifs à l'assouplissement des modalités d'obtention des visas avec les Balkans occidentaux

Le Parlement européen, réuni aujourd'hui en session plénière à Strasbourg, a donné un signal positif aux pays des Balkans occidentaux en adoptant un paquet d'accords de facilitation et de réadmission des visas.

58776efef1e9cb066906f9a4dd5b412d.jpgLe rapporteur sur ces accords avec l'Albanie, le Monténegro et l'ancienne République yougoslave de Macédoine, Adina VALEAN (PNL, Roumanie) a salué le vote.

"Les pays des Balkans occidentaux ont toujours été des associés stratégiques de l'Union européenne. Les récents développements démontrent que la région est à un tournant. Nous devons continuer de les encourager sur la voie démocratique et leur donner des encouragement pour se stabiliser et se tourner vers un avenir stable en Europe", a-t-elle déclaré.

Selon l'auteur du rapport, la signature de ces accords profitera aux deux partenaires, octroyant aux véritables voyageurs des Balkans le droit de se déplacer plus facilement en Europe tout en assurant la réadmission, dans leur pays d'origine, des ressortissants tiers illégaux résidant dans l'UE.

Mme Valean a insisté sur le fait que toute politique de facilitation des visas doit être accompagnée d'accords de réadmission qui démontreront la bonne volonté de ces pays de combattre la migration illégale et d'assumer leurs responsabilités.

L'UE a récemment donné une nouvelle impulsion à sa politique envers ses voisins, un thème qui est cher à Mme Valean. Elle continuera à souligner la nécessité de renforcer la prospérité, la stabilité et la sécurité de nos voisins pour éviter de nouvelles divisions entre eux et l'UE des 27.

"Nous, dans les nouveaux Etats membres, nous avons soufferts du rideau de fer, nous devons donc nous assurer que nous ne créons pas une "Europe fermée" et devons développer la confiance, le partenariat et partager les responsabilités avec nos voisins," a-t-elle ajouté.

20:05 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Le Parlement a manqué une occasion de s'exprimer avant le sommet UE-Russie

e823b6ff67c5c9309808840dc270fbc1.jpgAu cours d'un débat au Parlement européen, réuni aujourd'hui en session plénière à Strasbourg, consacré au sommet de ce week-end entre l'UE et la Russie et à la veille des élections législatives russes de début décembre, Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, s'est dit déçu que le Parlement se soit montré incapable de proposer une résolution concernant la Russie, malgré le soutien de plus de 300 députés.

"Nous devons être prêts à mettre sur papier ce que nous disons en public, à contester ceux qui disent que le Parlement n'est rien qu'une vulgaire boutique de bavardages et à délivrer lors du sommet un message que le président Vladimir Poutine ne peut ignorer".

"Nous avons entendu aujourd'hui de la part du Conseil et de la Commission trop de pragmatisme politique et pas assez de moral politique. Notre relation avec la Russie est stratégique, certes, mais elle ne peut pas être décrite comme un partenariat."

"Les fissures sont devenues des crevasses si profondes et si larges que nous sommes poussés à dire combien il est important que le partenariat basé sur des valeurs communes soit respecté."


Annemie NEYTS-UYTTEBROECK (VLD, Belgique) et coordonnatrice de l'ADLE au sein de la commission des affaires étrangères, a déclaré :

"Il est difficile d'éprouver du respect pour la Russie en regardant son attitude vis-à-vis des droits de l'homme. En examinant l'organisation de ses élections et particulièrement les seuils pour les partis de l'opposition il est bien plus difficile considérer ce pays comme une véritable démocratie."

Bronislaw GEREMEK (LiD, Pologne) a également souligné l'importance de l'Etat de droit en Russie : "Si l'Union européenne envisage "un partenariat stratégique" avec la Russie, la première condition pour cela devrait être le respect de l'Etat de droit. Ceci signifie des tribunaux indépendants, liberté des médias, la liberté d'expression et la liberté économique, en particulier que les hommes d'affaires ne sont pas arbitrairement emprisonnés. De même, l'Etat de droit à un niveau international signifie chercher activement une solution aux conflits gelés dans le Caucase et en Moldavie ainsi que s'attaquer au problème du Kosovo dans l'esprit et les intérêts de la communauté internationale" a ajouté le professeur Bronislaw Geremek.

 

19:55 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Propriété intellectuelle et accès aux médicaments : Feu vert du Parlement

0b924da4bd2bcbd4fe12e50a31950179.jpgAprès de longues négociations avec la Commission et le Conseil de l'UE, le Parlement européen, représenté par le rapporteur Gianluca SUSTA (Margherita, Italie), a finalement approuvé un amendement à l'accord ADPIC (aspects des Droits de Propriété Intellectuelle touchant au Commerce) visant à permettre aux pays en voie de développement de faire ou d'acheter des substituts génériques des médicaments brevetés destinés à soigner des maladies comme le SIDA et la malaria.

Le vote du Parlement avait été reporté trois fois car les députés n'ont pas voulu approuver la modification sans engagement fort au préalable du Conseil et de la Commission sur la véritable application de l'accord ADPIC par l'UE, en particulier, sur l'utilisation de toutes les flexibilités contenues dans l'accord.

La solution n'a été trouvé que lundi après une déclaration de dernière minute de la présidence portugaise qui engage l'UE afin de faciliter véritablement l'accès aux médicaments tant au niveau bilatéral que multilatéral.

En ce qui concerne le transfert de technologie pour faciliter et augmenter la production des produits pharmaceutiques par les pays en voie de développement eux-mêmes, la présidence portugaise a également approuvé la proposition du Parlement européen d'allouer des fonds sur le prochain budget de l'UE.

S'exprimant à ce sujet, Gianluca SUSTA, a déclaré :

"Nous avons gagné cette bataille démontrant qu'il est crucial que le Parlement européen soit uni. Cependant, la lutte pour le véritable accès aux médicaments contre le VIH/SIDA n'est pas encore terminée. La bureaucratie et l'hésitation de la plupart des pays développés représentent souvent un frein important. Je suis sûr qu'il y aura d'autres occasions de revenir sur ce sujet et de renforcer encore plus notre position".

19:50 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Carte bleue européenne accueillie comme une approche libérale face à l'immigration

L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe a salué aujourd'hui la publication par la Commission européenne de deux propositions établissant des permis de travail et de résidence pour des ouvriers étrangers qualifiés (carte bleue).

25017946d22958f532cc6cb0c571a750.jpg"Des normes européennes communes et des critères d'entrée basés sur le type de main-d'oeuvre qualifiée et les conditions d'entrée contribueront vraiment a réduire certains obstacles bureaucratiques qui repoussent les banquiers de Wall Street ou les consultants Indiens en informatique à venir travailler dans des pays européens où ils doivent actuellement faire face à 27 régimes différents," a déclaré Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement.

"Notre main d'oeuvre fera face à un déficit d'ici 2030 de taille égale à celle de la population entière de la Roumanie donc il faut agir maintenant," a souligné Watson.

"Voilà pourquoi nous devons garder un esprit ouvert à la migration du travail et ne pas bloquer toutes nos opportunités ou adopter une mentalité fermée alors que nous devrons trouver des personnes pour effectuer des travaux moins attrayants, ainsi que ceux requérant de grandes compétences, qui feront toujours avancer la société et l'économie à l'avenir."

"Nous avions réclamé des canaux surveillés, mais ouverts pour les ouvriers étrangers qualifiés comme c'est le cas aux Etats-Unis et en Australie depuis un certain temps", a fait remarquer Jeanine HENNIS PLASSCHAERT (Pays-Bas, VVD), porte-parole de l'ADLE sur l'immigration au sein de la commission des Libertés civiles. "Il fallait faire quelque chose pour renverser la tendance qui conduit tous les migrants qualifiés à filer vers les Etats-Unis. La carte bleue européenne apportera la transparence et est plus juste pour les gens qui veulent venir en Europe pour travailler."

Le président de la commission des Libertés civiles, Jean-Marie CAVADA (UDF-Mouvement Démocrate, France) a également déclaré : "Nous accueillons favorablement ces deux premières propositions du paquet consacré à l'immigration légale. Le Parlement européen a toujours considéré que le phénomène de la migration était complexe, et que la lutte contre l'immigration illégale ne peut pas être dissociée d'une politique active en matière de migration légale". "D'ailleurs, à un moment où l'UE pâtit d'un vieillissement de sa population active et d'une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans certains secteurs importants, et alors que nos concurrents principaux dans le monde (les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et ailleurs) offrent des conditions claires et plus favorables aux ressortissants hautement qualifiés des pays tiers, c'est notre devoir de trouver une solution pour attirer les meilleurs."

19:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

23/10/2007

Les députés veulent pénaliser les nouvelles voitures dépassant les limites d'émissions de CO2

Le Parlement européen se prononcera demain mercredi sur les propositions de Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni) visant à obliger les fabricants de voiture à payer des pénalités financières si leurs nouveaux véhicules dépassent les objectifs de réduction d'émission de C02. Ils évalueront également la possibilité qu'une une partie importante de l'espace consacré à la publicité de nouvelles voitures soit utilisée pour fournir aux consommateurs les informations sur l'économie de carburant des véhicules et les émissions de carbone.

2cbd374e773ba230a6b8d36bc0da6b0f.jpgM. Davies, à l'origine de ce rapport d'initiative au sein de la commission parlementaire de l'Environnement où il a reçu un large soutien, a déclaré que ces mesures étaient "bonnes pour le consommateur, bonnes pour l'environnement, et bonnes pour l'avenir de l'industrie automobile en Europe". La Commission européenne doit faire des propositions législatives au début de l'année afin de réduire les émissions de carbone des voitures. Elle indique qu'elle réclamera que les émissions moyennes des nouvelles voitures soient réduites à130 C02/km d'ici 2012, en utilisant des moyens techniques, et à 120g par le biais de mesures complémentaires telles que l'utilisation de biocarburants.

Quelque 13% d'émissions du carbone de toute l'Europe proviennent des véhicules commerciaux légers. Les volumes absolus de CO2 continuent à grimper en raison du nombre de plus en plus important du parc automobile et d'une tendance vers la vente de véhicules plus grands et plus puissants, y compris les 4X4. Les demandes pour un règlement font suite à l'échec de la part des fabricants européens de voiture d'atteindre les objectifs de réductions fixés lors d'un accord volontaire il y a dix ans. Les émissions moyennes des nouvelles voitures sont actuellement toujours proches des 160g C02/km.

Le Parlement devrait donc adopter un compromis avancé par Chris Davies pour l'établissement d'un objectif de 125g à réaliser d'ici 2015 seulement grâce à l'aide de moyens techniques. Chris Davies a déclaré : "De nombreux députés voudraient punir les fabricants de voiture qui n'ont pas réussi à réduire les émissions de carbone, mais ce n'est pas une approche acceptable. La technologie existe pour trouver des améliorations significatives. Nous devons maintenant fixer des objectifs ambitieux mais également donner suffisamment de temps à l'industrie afin de réaliser les changements de conception au moindre coût possible."

Chris Davis déclare que toute augmentation du coût des véhicules à faible taux d'émissions sera en grande partie compensée par l'épargne que les conducteurs feront en économisant leur carburant amélioré. Le rapport au Parlement réclame des pénalités financières sévères à imposer aux fabricants qui ne réduisent pas les émissions moyennes d'ici 2015.

Le Parlement devrait aussi appuyer le projet de faire en sorte que la publicité sur les voitures reflète des considérations environnementales. Chris Davies a ajouté : "Les fabricants automobiles revendiquent qu'ils répondent simplement à la demande du consommateur, mais je crois qu'ils utilisent la publicité pour modeler la demande du consommateur. Il est temps d'insister que les publicités fournissent aux acheteurs de voitures plus de détails sur l'économie de carburant et sur le taux d'émissions des véhicules en vente. L'information devrait être au premier plan et en "gras", pas cachée en tout petit caractère."

Le rapport figure à l'adresse suivante: ICI

Mercredi 24 octobre à 10h00 aura lieu une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg (BAS N-1/201).

20:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, environnement, transports, CO2 | | |  Facebook |

CIG: Un Traité complexe mais qui redonne espoir dans la poursuite de l'intégration européenne

a6b219b3d3741b0e878e166743cd0e3b.jpgIntervenant aujourd'hui en session plénière du Parlement européen réuni à Strasbourg, à l'occasion d'un débat public consacré aux résultats du Sommet de Lisbonne et à la conclusion des négociations sur le Traité modificatif, Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, a félicité la présidence portugaise d'être parvenu à doter l'UE d'un texte "qui donne à l'Europe les ressources institutionnelles requises pour faire face aux défis du futur".

 Il a toutefois déploré les ultimes arbitrages qui ont conduit à ce que le compromis final soit si complexe à comprendre. "Mais pouvait-il en être autrement après le caviardage effectué par les stylos croisés des hauts fonctionnaires des Vingt Sept ?", a-t-il souligné. "Pas un seul chef d'Etat et de gouvernement n'est retourné chez lui en brandissant le drapeau européen et tous sont restés drapés dans leur drapeau national, se vantant bruyamment des clauses dérogatoires et autres exemptions qui défigurent aujourd'hui ce texte", a regretté M. Watson.

3f5ab73cbae5dd018261b2f9f1fb208c.jpgAndrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), qui était observateur au sein de la Conférence intergouvernementale et présent à ce titre au Sommet de Lisbonne, a estimé que pour "26 pays ce Traité est une belle étape pour progresser de concert vers l'unité européenne, une étape d'une importance historique équivalente à celle de Maastricht".

"Dans un pays, ce n'est toutefois pas le cas"
, a-t-il déploré. "Les Anglais semblent toujours contrariés par le succès de l'Union européenne, et ont cherché lors de la CIG à réduire la portée et la force des politiques communes dans les domaines des droits fondamentaux, de la liberté, de la sécurité et de la justice et de la politique étrangère, de sécurité et de défense. Que cette stratégie de non-coopération soit dans l'intérêt des Britanniques n'est pas évident. Que ce soit le moins longtemps possible", a conclu M. Duff.

20:35 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, lisbonne, traité, CIG | | |  Facebook |

Traité modificatif : "Plus personne ne pourra prendre prétexte de l'absence de moyens institutionnels pour ne pas agir"

7feca9d1f7c2c68b12b1352698f85780.jpgIntervenant aujourd'hui en session plénière du Parlement européen réuni à Strasbourg, à l'occasion d'un débat public consacré aux résultats du Sommet de Lisbonne et à la conclusion des négociations sur le Traité modificatif, Marielle de Sarnez (UDF-Mouvement Démocrate, France), a déclaré : "L'Union européenne va se doter d'un nouveau Traité. On peut évidemment exprimer quelques regrets: regret de l'abandon des symboles de l'Union ; regret devant les dérogations obtenues pas certains; regret enfin, devant la complexité du Traité - dont je demande qu'il soit établi un texte consolidé pour que les citoyens s'y retrouvent. Mais il n'empêche, ce Traité va nous donner les moyens de relancer l'Europe pour autant qu'on le veuille".
"Avec ce texte l'union européenne va enfin se doter des outils qui lui permettront de poursuivre son intégration, d'élargir et d'approfondir ses politiques communes. En matière d'énergie, de changement climatique, de politique d'immigration, de lutte contre le terrorisme, de  coordination économique, de politique étrangère ou de défense, de politique de développement", a poursuivi Mme de Sarnez avant de remarquer : "L'Europe pourra désormais avancer, ce sera simplement une  question  de volonté politique. Mais plus personne ne pourra prendre prétexte de l'absence de moyens institutionnels pour ne pas agir".
 
"Désormais tout le monde devra faire face à ses responsabilités. Disant cela, je pense en particuliers aux Etas membres", a conclu Marielle de Sarnez. "Ceci est une bonne nouvelle pour l'Europe, et j'espère que ce sera une bonne nouvelle pour les citoyens."

09:40 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, lisbonne, traité, CIG | | |  Facebook |

22/10/2007

Les résultats des élections polonaises sont une bonne nouvelle pour l'Europe

6dafb6f7024fe5798536f597e01fc79e.jpgCommentant les résultats des élections polonaises d'hier, Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, a souligné l'impact positif que le résultat aura en Pologne et dans l'Europe des 27 :

"La Pologne tourne une page du nationalisme conservateur et refermé sur lui-même et passe à un Européanisme plus ouvert et libéral."

"Je suis enchanté de l'excellent résultat de la coalition des démocrates (LiD) obtenant plus de 13% et marquant un retour à une position influente dans le nouveau spectre politique polonais, s'ils deviennent les partenaires de la coalition dans le nouveau gouvernement."

"La victoire d'un gouvernement modéré, pro-européen et économiquement libéral remplaçant celui des jumeaux Kaczynski me redonne du courage. Ce sont de bonnes nouvelles pour la Pologne et pour l'Union européenne. J'espère que toutes les forces de tolérance et d'ouverture travailleront ensemble pour que la Pologne soit un pays où il fait bon vivre."

"Il est dommage que ces élections n'aient pas pu avoir lieu seulement quelques semaines plus tôt cela nous aurait permis de conclure la CIG de bien meilleure manière et avec moins d'amertume."

19:00 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, pologne | | |  Facebook |

19/10/2007

Soulagement après les résultats positifs des négociations sur le nouveau Traité européen

L'alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen (ADLE) a exprimé son soulagement et sa satisfaction quant aux résultats des négociations à Lisbonne la nuit passée concernant un nouveau Traité de réforme pour l'UE qui permettra à l'Union des 27 Etats membres d'avancer et d'aborder plus efficacement les problèmes mondiaux urgents de l'agenda politique..

add8dcfea6973da8961cc7f941165579.jpgAndrew DUFF (Lib.Dem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE sur les questions constitutionnelles et un des trois représentants du Parlement dans toutes les négociations s'est exprimé aujourd'hui en direct de Lisbonne :

"Les 27 Etats membres ont accepté de renouveler leur consensus à propos de l'avenir de l'Union européenne et ont surmonté l'échec de 2005."

"Chacun peut quitter ce sommet satisfait d'avoir atteint un bon résultat, et je salue ces Etats membres qui ont montré une promptitude au compromis poursuivant cet objectif commun."

"Une mention particulière doit être décernée à la présidence portugaise qui a orienté les négociations avec précision et professionnalisme."

"Mon principal regret consiste en l'augmentation du nombre de non participations britanniques qui je crois s'avèrera contre-productif et futile à long terme étant donné qu'il est impératif pour l'Union d'agir avec cohérence dans des domaines tels que la justice, les affaires intérieures et la politique étrangère."

"Je suis sûr que la Grande-Bretagne, finalement, verra qu'il n'a rien à craindre des politiques exprimées de façon démocratique et contrôlées au niveau juridique, fonctionnant dans l'intérêt commun."


4f4f40834f5cd09567456393c925d2bb.jpgGraham Watson, chef de l'alliance des démocrates et des libéraux a ajouté :

"Il y a un net soulagement à Lisbonne aujourd'hui alors qu'on aperçoit la fin du tunnel après des années de dispute constitutionnelle."

"J'invite tous les Etats membres à continuer la ratification d'une façon honnête, ouverte et efficace afin que nous puissions avancer et aborder les questions plus pratiques et plus urgentes de l'agenda politique."


Faisant part de ses observations sur une des solutions plus créatrice quant à la question diplomatique épineuse sur le nombre de députés, Graham Watson a déclaré :

"Avoir satisfait les Italiens en prétendant retirer le droit de vote du président du Parlement européen fait penser à une comédie se transformant en farce. Mais si cela sert à établir le consensus nécessaire sur le nouveau Traité alors je peux vivre avec cela."

07:00 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

18/10/2007

Des idées novatrices pour lutter contre l'obésité

A l'initiative de Frédérique RIES (MR, Belgique) en collaboration avec Jean-Paul Allonsius, le président de BOLD, l'association belge des patients obèses dont Mme Ries est la marraine, un appel à l'action à destination des gouvernements européens a été lancé aujourd'hui pour reconnaître l'obésité comme une maladie chronique et pour lutter contre la stigmatisation des personnes obèses.

0c5489c87282dab8869d4a1eb7f7ac76.jpgAuteur d'un rapport parlementaire récent (« Promouvoir une alimentation saine et l’activité physique : une dimension européenne pour la prévention des surcharges pondérales, de l’obésité et des maladies chroniques »), la députée libérale a rappelé que 38% des femmes, 27% des hommes, et 5 millions d’enfants sont concernés par l’obésité en Europe. 7% des budgets nationaux de la santé en Europe sont consacrés à la lutte contre l'obésité et aux conséquences de cette pathologie: maladies cardiaques, hypertension, diabète gras. Un coût supérieur à celui lié aux maladies du tabac!

Frédérique Ries a déclaré : "Au lendemain de la journée mondiale d'éradication de la pauvreté, il est important de rappeler le lien avéré entre obésité et pauvreté. En effet, faute de moyens financiers, nombreux sont les foyers européens qui n'ont plus accès à des produits alimentaires à forte teneur nutritionnelle comme le lait de qualité, ou les fruits et légumes. C'est pourquoi une des contributions de l'Europe à la lutte contre l'obésité passe par une réforme en profondeur de la Politique Agricole Commune qui doit dorénavant favoriser la consommation de fruits et légumes à des prix accessibles pour tous."

Quels sont les outils qui ont été les plus pertinents ces dix dernières années afin de lutter efficacement contre ce qui est désormais considéré non seulement comme une maladie chronique évolutive, mais aussi, selon le commissaire européen de la santé Markos Kyprianou présent aux rencontres, comme une des principales menaces sanitaires du XXIème siècle ?

Quatre tables-rondes ont été organisées pour y répondre, qui ciblent chacune un axe fort: bouger, manger, soigner, légiférer. Plusieurs mesures ont été préconisées et soutenues par le panel d'experts, des mesures qui figuraient dans le rapport de Frédérique Ries adopté par le Parlement européen en février dernier: encourager l’activité physique; "brider" un marketing publicitaire parfois trop agressif, en particulier celui à destination des enfants; réorienter la politique agricole commune européenne en faveur d'une promotion de la consommation des fruits et légumes, etc.

Frédérique Ries n'a pas hésité à souligner l'ampleur de la crise. "Une crise que seule une approche holistique, couplée à une farouche volonté politique pourra contrer", a-t-elle dit.

En marge de la conférence, le commissaire pour la santé publique a présenté des prix aux gagnants d'un concours d'élèves scolaires pour designer une affiche qui a pour but la promotion d'une régime alimentaire plus sain.

06:55 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

17/10/2007

Trois actions pour marquer la journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains

eb7737fff0b71d312f05987b9cacf051.jpgLes démocrates et les libéraux au Parlement européen ont lancé une campagne aujourd'hui pour marquer la première journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains (le 18 octobre) laquelle vise à sensibiliser le grand public à cette forme de crime organisé. Chaque année on estime à plus de deux millions le nombre de victimes, la plupart du temps des femmes et des enfants. La campagne de l'ADLE pour lutter contre cette forme d'esclavage moderne se décompose en plusieurs actions.

Premièrement, l'ADLE, ainsi que l'ONG "Stop the Traffik", invite tous les citoyens européens à signer l'initiative mondiale pour lutter contre ce trafic, en vue de rassembler un million de signatures à présenter au Secrétaire général de l'ONU en février 2008. Cette pétition se trouve sur le site web incitant les dirigeants mondiaux à s'engager dans une importante campagne d'actions.

949ba946c4eb8cee888584fbbc4cfbcb.jpgDeuxièmement, les députés de l'ADLE ont déposé un amendement au budget 2008 de l'UE réclamant deux millions d'euros pour la création d'un numéro de téléphone européen simple à retenir et commun à tous les Etats membres. Cette ligne directe gratuite s'assurera que les victimes de la traite des êtres humains puissent recevoir l'aide sociale, psychologique et juridique de la part de professionnels, où qu'elles soient en Europe. "C'est une manière concrète d'aider toutes les victimes du trafic des êtres humains en Europe, en mettant nos paroles en actions. La commission budgétaire du Parlement a déjà approuvé cet amendement et l'ADLE invite la session plénière à confirmer le vote à la session de la semaine prochaine", a déclaré Karin RIIS-JORGENSEN (Venstre, Danemark) une des initiatrices principales de la campagne de l'ADLE.

00f8f9f02f96fbbf7cc4c839b10a5898.jpgTroisièmement, l'ADLE invite les Etats membres à signer et à ratifier la convention du Conseil de l'Europe sur l'action contre la traite des êtres humains. Pour l'instant, seuls 18 Etats membres ont signé la convention et seulement cinq d'entre eux l'ont ratifiée. "Les Etats membres disposent de législations différentes qui permettent aux trafiquants d'exploiter les ambiguïté du système. L'Union européenne doit absolument parler d'une seule voix et cet instrument juridique pourrait être un excellent outil. La Commission européenne doit également disposer de pouvoirs et de soutien afin d'élaborer des lois harmonieuses et efficaces à dimension européenne afin d'enrayer cet esclavage des temps modernes" a déclaré Silvia CIORNEI (Partidul Conservator, Roumanie), qui a également lancé la campagne de l'ADLE.

La campagne résulte d'une série d'autres initiatives que l'ADLE a entreprises cette année en luttant contre la traite des êtres humains, parmi lesquelles une déclaration parlementaire écrite émanant de plusieurs partis lancée par le groupe ADLE, une audition publique sur la façon d'améliorer la législation européenne dans ce domaine et des questions orales adressées à la Commission européenne.

19:35 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

CIG: Andrew Duff exhorte le gouvernement britannique à accepter les protocoles en l'état

b2ed7e7172b149edbc67594fc888edd1.jpgA la veille de l'ouverture du Conseil européen de Lisbonne les 18-19 octobre, au cours duquel devrait se conclure la Conférence intergouvernementale où il siège comme observateur, Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni) exhorte le Premier ministre britannique Gordon Brown à ne pas bloquer la phase finale de la négociation du Traité modificatif en cédant à la pression de ceux qui à Londres le poussent à rejeter les Protocoles déjà si difficilement négociés.

"Je déplore profondément que le Royaume-Uni ait décidé d'élargir le champ des dérogations qui lui sont consenties par l'Union européenne à la politique judiciaire et à la coopération policière. Toutefois, en dépit de cette approche, le gouvernement semble au bord d'accepter de signer les Protocoles négociés par la CIG sur Schengen, l'Espace de liberté, de sécurité et de justice ainsi que sur la transposition en droit communautaire ordinaire de tout l'acquis de l'UE en matière de justice et d'affaires intérieures".

"Ces Protocoles fixent les conditions aux termes desquels le Royaume-Uni exercera ses droits particuliers au regard de ce domaine clef de l'intégration européenne. Ils sont très complexes et ont été très durs à négocier. Leur objectif est d'encourager le Royaume-Uni à s'impliquer dans autant que possible de textes relevant de cette matière, sans lui permettre toutefois d'entrer dans une négociation pour à la fin s'en retirer."

"Les partenaires du Royaume-Union doivent se voir garantir que les développements de cette politique cruciale répondront à l'intérêt commun et qu'elle disposera de suffisamment de ressources et d'instruments juridiques pour être correctement mise en oeuvre".

06:55 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

11/10/2007

Plus de transparence pour les dépenses agricoles

0df08510d2aebbad0a540fe7b093a569.jpgLe Parlement européen, réuni en session plénière aujourd'hui à Bruxelles, a adopté le rapport de Jorgo CHATZIMARKAKIS (FDP, Allemagne) sur une proposition de règlement relatif au financement de la politique agricole commune. Le Parlement soutient l'approche de la Commission européenne qui vise à la transparence et à la publicité des aides versées dans le cadre de la PAC et propose de réduire, voire suspendre, les paiements aux Etats membres en cas d'infractions répétées dans le système de contrôle.

Dans son rapport,  M. Chatzimarkakis a en particulier évoqué la question de l'accessibilité à l'information: "Rechercher plus de transparence ne devrait pas signifier un échange entre transparence et efficacité, ni plus de bureaucratie non plus. Nous avons réussi à poster la publication des bénéficiaires sur Internet et pas seulement dans des registres nationaux off-line. Mais les personnes qui demandent cette information devront également s'identifier. Dans les entretiens avec le contrôleur européen de la protection des données, nous avons développé des directives sur la façon de publier des données et des liens entre tous les sites Web nationaux afin de faciliter l'accès et la comparaison dans les Etats membres."

"Mais si la transparence signifiait seulement la publication de chiffres bruts, cela ne serait pas très pertinent. Par conséquent nous demandons aux Etats membres de fournir plus d'information sur l'utilisation de l'argent. De cette façon, la publication pourrait devenir un outil afin de mieux comprendre la PAC"
, a ajouté Jorgo Chatzimarkakis.

bb6c68609d35b190ff941ff470747de9.jpgLe Parlement a également adopté l'amendement de Jan MULDER (VVD, Pays Bas), rapporteur pour avis de la commission du Contrôle budgétaire. Il conteste la règle générale selon laquelle en cas de non-restitution de paiements irréguliers dans le domaine de l'agriculture, l'Etat membre concerné ne prenne pas l'entière responsabilité de la gestion bonne financière. Actuellement, l'Etat membre est seulement responsable jusqu'à 50% des montants à récupérer. Le Parlement a demandé à ce que l'Etat membre finance dorénavant le montant total quand des fonds sont utilisés de manière irrégulière. Jan Mulder a déclaré : "Il est absolument absurde que l'UE cofinance quand les Etats membres ne font pas leur travail."

L'initiative de transparence de la Commission vise à améliorer la publicité de toutes les dépenses de l'UE, à consolider la légitimité des politiques de l'UE et à renforcer le contrôle budgétaire au sein de la Communauté.

19:25 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

L'attribution des sièges pour les parlementaires est un bon compromis

7c104208e1339dcbed5f7c580813b574.jpgCommentant l'adoption aujourd'hui du rapport Lamassoure - Severin sur la répartition des sièges des parlementaires en 2009, lors de la session plénière du Parlement européen réuni à Bruxelles, Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), rapporteur fictif de l'ADLE, a déclaré : "Je me félicite de cette décision sur la composition du Parlement pour la période 2009-2014. Il y a une majorité très nette pour appliquer le principe de proportionnalité dégressive de manière équitable. Tous les amendements contraires ont été largement rejetés".

"Nous allons demander à la CIG d'accepter une clause de rendez-vous pour débattre des définitions comparatives d'un ressortissant, d'un citoyen, d'un résidant et d'un électeur. Il est normal de veiller, dans une Europe qui connaît un brassage important de population migrante, que la population européenne soit entièrement comptée, mais une fois".

"J'espère que la CIG acceptera maintenant la proposition du Parlement sans modification. Ce serait folie pour les chefs d'Etat et de gouvernement de remettre en cause la décision des parlementaires eux-mêmes, mais tant empêtrés qu'ils sont déjà dans leurs propres querelles, ils seront bien en peine d'atteindre l'unanimité sur tout projet alternatif."


Note : Andrew Duff et ses collègues Elmar Brok et Enrique Baron Crespo présenteront la résolution du Parlement à la CIG ministérielle au Luxembourg lundi 15 octobre.

19:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Capacité aéroportuaire et manutention au sol : Le PE veut un plan d'actions majeur complet d'ici 2009

c08ec08414b0241ce256acebdccf9bcd.jpgLe Parlement européen a adopté aujourd'hui un rapport d'initiative d'Anne JENSEN (Venstre, Danemark), sur la stratégie de l'UE en matière de capacité aéroportuaire et de manutention au sol. Le rapport fait suite à la présentation d'une communication de la Commission européenne sur la capacité, l'efficacité et la sûreté aéroportuaire en Europe et au premier rapport sur l'exécution de la directive sur la manutention au sol.

"Les aéroports sont tellement encombrés que si un vol est légèrement retardé, cela affecte beaucoup d'autres aéroports. Le manque de capacité aéroportuaire n'est donc pas simplement un problème national - mais un problème européen", a précisé Anne Jensen.

"Par conséquent nous saluons l'action récente de la Commission, mais nous prenons également une autre mesure et envoyons un signal fort aux Etats membres de l'UE : le Parlement européen demande qu'un plan d'actions majeur concret, au niveau européen, soit présenté avant 2009, et à ce que les acteurs concerné puissent se connecter à un forum afin d'échanger des informations et de coordonner la planification de l'expansion aéroportuaire", a expliqué le rapporteur.

Le rapport invite également les Etats membres à renforcer leur règlementation d'urbanisme de sorte que le bruit et toute autre pollution provoqués par les aéroports puissent être évités.

Concernant les services de manutention au sol, le Parlement européen demande à la Commission d'effectuer une analyse d'impact de la directive actuelle étant donné que les seuls chiffres fournis jusqu'à présent par la Commission se rapportent à 2002, quand l'UE était encore composée de seulement 15 pays membres.

"Nous devons faire la lumière sur la distorsion et la qualité du marché, pour les consommateurs et les parties prenantes, et nous devons assurer une qualité minimum et des normes sociales à prendre en considération lors de la procédure de sélection et en cas de sous-traitance", a conclu Mme Jensen.

19:15 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Gaza : la situation humanitaire doit s'améliorer, le dialogue est la seule manière d'avancer

Le Parlement européen, réuni aujourd'hui à Bruxelles en session plénière, a adopté  une résolution conjointe concernant la situation humanitaire à Gaza. La résolution réclame une amélioration significative de la situation humanitaire dans toute la région et invite les deux parties à maintenir un dialogue constructif.

e510458a68b2c6441c5f9962620b808f.jpgLiz Lynne (Lib.Dem, Royaume-Uni), co-signataire pour l'ADLE de la résolution conjointe, a déclaré :

"Il n'y a rien de plus démoralisant qu'une vie vécue dans la pauvreté, une vie sans aucune perspective, une vie troublée par un conflit mais c'est la triste réalité pour la plupart des 1.3 million d'habitants de Gaza."

"Alors qu'une catastrophe humanitaire menace les habitants de Gaza, il est clair que le seul héritage laissé par les dirigeants israéliens et palestiniens à une nouvelle génération de jeunes Palestiniens s'appelle souffrance, pauvreté, misère et haine."

"Nous devons surtout parler aux deux parties. C'est seulement de cette manière que nous pouvons trouver une solution durable."

"Israël doit respecter ses obligations internationales, telles que la Convention de Genève, garantir le flux de l'aide humanitaire, l'assistance humanitaire et les services de première nécessité, et ouvrir ses frontières."

19:15 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

10/10/2007

Les infirmières bulgares rendent visite aujourd'hui au groupe libéral au Parlement européen

Les 6 infirmières bulgares et le médecin palestinien libérés d'une prison libyenne fin juillet sont venus au Parlement européen aujourd'hui pour une série de rencontres avec des députés de divers groupes politiques.

3bd57ba337b0cae23d67148410bd708c.jpgGraham WATSON, président de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe, leur a réservé un accueil chaleureux au nom de son groupe.

"La communauté internationale a trop longtemps ignoré leur situation difficile et n'a rien entrepris pour obtenir leur libération. Il a fallu attendre l'adhésion bulgare à l'UE pour alerter le monde de leur situation difficile et de leur malheur", a déclaré Graham Watson.

 "Depuis le 1er janvier vous étiez non seulement des citoyens bulgares mais des citoyens européens et l'Europe avait le devoir de prouver qu'elle était non seulement concernée mais était préparée à faire quelque chose à ce sujet."

"Je ne veux pas savoir qui a réclamé les lauriers pour leur libération, ni quel prix a été payé pour l'obtenir. L'important, c'est que votre détention injuste soit terminée et que vos vies aient été épargnées."

"Je ne crois pas que votre libération soit une raison suffisante pour réhabiliter la Libye en tant que partenaire honorable de l'union européenne. Ce qu'elle a fait était injuste et pitoyable. Nous ne devrions pas récompenser l'injustice. La Libye doit nous prouver qu'elle a changé et renoncer à de telles stratégies d'enlèvements internationaux et de demande de rançon si elle veut vraiment rejoindre la communauté internationale."
a conclu M. Watson.

19:30 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |

Conférence intergouvernementale: ne pas céder aux "exigences déraisonnables" du Royaume-Uni et de la Pologne

Le débat public avec le Conseil et la Commission qui s'est tenu aujourd'hui en session plénière du Parlement européen, réuni à Bruxelles à la veille du Sommet de Lisbonne des 18-19 octobre, a permis à l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe de manifester ses préoccupations quant à l'état des négociations au sein de la Conférence intergouvernementale sur le Traité modificatif. "On arrivera probablement à un accord politique mais ce que je redoute, c'est sa qualité", a commenté Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), au nom du groupe.

acc86e086b52768654b8db194b522583.jpgSelon le porte-parole de l'ADLE pour les Affaires constitutionnelles, "on voit apparaître une sorte d'Europe self-service, mue par l'exigence britannique d'obtenir des clauses d'exemptions pour la Charte des droits fondamentaux la justice et les affaires intérieures, exemptions qui risquent d'en miner la portée pour les autres pays de l'Union". "La présidence et la Commission ne doivent pas céder aux exigences peu raisonnables de la Pologne qui veut renforcer juridiquement Ioanina et en faire un Protocole. Ionania est le descendant du compromis de Luxembourg et comme son ancêtre devrait rester un gentleman agreement", a également considéré M. Duff.

Le président de l'ADLE, Graham WATSON a lui aussi exhorté la présidence du Conseil à tenir bon lors du Sommet. "Vous devez défendre bec et ongles la ligne jaune européenne. Et vous devez parvenir à un texte fondateur solide pour un Europe plus forte, plus réactive et plus efficace lors du Sommet de Lisbonne". C'est le sort de la Charte des droits fondamentaux que conteste particulièrement M. Watson selon qui "nous ne pouvons avoir deux classes de citoyens. Le Parlement doit barrer la route au Royaume-Uni et à la Pologne qui veulent nous imposer des clauses d'exemption à perpétuité. Si certains pays ne sont pas capables d'accepter des compromis raisonnables, alors ils devraient sérieusement commencer à penser à un divorce à l'amiable d'avec l'Union".

19:00 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook |