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07/06/2007

Egalité des chances

« Ma vision de la France dans dix ans : un pays où l’égalité des chances est devenue une réalité. »
Pour François Bayrou, c'est l’égalité des chances qui fonde notre pacte national. Tout se joue d'abord à l’école, qui doit redevenir l’incarnation du modèle républicain français.

« Mon projet, c’est une nouvelle synthèse entre la modernité et notre modèle républicain français. Egalité des chances et égalité des droits, je suis convaincu que dans le monde de la modernité, nos valeurs de société les plus généreuses peuvent s’épanouir.

Un exemple : hier, l’information était limitée, donc l'égalité des chances n'était pas une réalité ; aujourd’hui, internet met à la portée de tous, dans tous les collèges et tous les appartements, de tous les HLM de France, une information abondante. L'égalité des chances y gagne, progresse en actes.

Notre aspiration à l’égalité des chances, à la justice, à la solidarité, est un atout dans la compétition de la globalisation. Un peuple se bat mieux s’il est soudé et qu’une certaine idée de la justice règne en son sein.

À tous les collégiens de tous les quartiers, de toutes les petites villes qui forment la France républicaine, nous devons, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, nous devons les chances de réussir aussi bien que dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale.

Nous avons pour cela un outil : la carte scolaire. Elle signifie l’obligation que s'impose l’Éducation nationale de garantir cette égalité des chances. Je sais très bien que c’est un idéal, mais je revendique cet idéal.

La France a relevé ce défi pendant des décennies. Ce défi relevé a été la chance de millions de jeunes Français qui ont découvert à l’école des horizons qui, autrement, leur seraient demeurés fermés. Ce n’est pas parce que cette obligation n’est pas satisfaite aujourd’hui, qu’il faut y renoncer. Au contraire ! Il faut donner à notre système éducatif les moyens concrets de rétablir partout les deux éléments qui font l’égalité des chances.

Le premier devoir, c'est le respect dans l’école, respect des enseignants et respect des élèves entre eux, l’ordre de l’école face à l’ordre de la rue ; c'est-à-dire l'ordre assuré par des enseignants et des surveillants, et non pas par des policiers.

Deuxième élément, l’excellence des parcours, pour les élèves qui le méritent. Au lieu de la médiocrité pour tous, médiocrité qui est mortelle là où ça va mal, je veux défendre le principe de l'excellence scolaire, comme une réévaluation de la mission républicaine de l’école républicaine, au lieu du ghetto accepté, auquel on se résigne. »

Lien(s):
Discours au conseil national du 12 novembre 2006
Discours de Lille, 14 décembre 2006

Ecole

« Mon objectif : diviser par deux l’échec scolaire, multiplier par deux la réussite. Partout dans le pays. »
Le défi de la mondialisation, c’est le défi de la recherche et de l’éducation. Juger de la responsabilité des dirigeants du pays, c’est regarder quelle place ils accordent à l’école dans leur action. Pour François Bayrou, elle est la première.

« L’éducation est la priorité absolue de mon projet.

Presque un enfant sur cinq est en échec dès le plus jeune âge et sort de l’école sans diplôme ; et un sur cinq sort diplômé au niveau de la licence. Nous devons nous fixer un objectif : diviser par deux l’échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, dans tous les milieux sociaux, particulièrement les moins favorisés.
 
La première condition pour y parvenir, c’est que 100 % des élèves sachent lire et écrire à l’entrée en sixième. S’ils ne savent pas, qu’on leur apprenne. Garantir la lecture, c’est changer le collège.
 
Retrouver un collège paisible ne se fera pas avec des policiers, mais avec des éducateurs. Il faut reconstruire l’autorité du professeur et du surveillant. Pour l’élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Tout le monde comprendra le message.La présence d’adultes à l’école, pour les études surveillées, l’accompagnement, je la prévois dans le cadre du service civique et de l’activité universelle.
 
Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.
 
Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.
 
La clé de tout cela, c’est l’innovation, l’évaluation et la communication de l’innovation. Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements.
 
Sur cet enjeu national, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le président de la République s’engage. »

Lien(s):
Discours au colloque "Ecole, université, recherche : pour l'avenir", 11 mars 2006
François Bayrou et la réforme "en continu" de l’Education nationale
Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
Discours de Dijon le 20 février 2007

03/06/2007

Délinquance des mineurs

« C’est notre responsabilité de rendre aux mineurs délinquants les repères qu’ils ont perdus. »

La délinquance des mineurs nécessite une action immédiate. François Bayrou fixe une ligne : associer sanction et prévention sans faille, mobiliser l’école et la famille, instaurer une réparation systématique, donner à la justice les moyens nécessires. C’est ce qu’il a expliqué lors de sa visite au tribunal pour enfants de Bobigny, le 28 juin dernier.

" Sur ce sujet, les promesses n’ont pas été tenues par les gouvernements successifs : la multiplication des internats pour les mineurs délinquants n’a pas eu lieu, seules cent places ont été créées pour toute la France ! On a fait de la propagande, les réalités n’ont pas suivi.

Je ne me résous pas à la situation actuelle où soit les délits restent impunis, soit leurs auteurs sont placés en détention. La détention des mineurs n’est pas une solution
, car dans notre pays, la prison est un pourrissoir moral.

La question principale est celle de l'exécution des peines - non celle de leur sévérité. Il faut par exemple jusqu’à deux ans et demi pour qu’un Travail d’Intérêt Général soit mis en place ! Le mineur aura évidemment eu le temps de récidiver, puisqu’il n’y aura pas eu de suivi pendant ce délai, et qu’il n’aura connu aucune sanction de son premier acte de délinquance !
 Il faut utiliser tous les degrés de sanctions, pour non seulement punir, mais surtout transformer le jeune délinquant. Il faut mobiliser l’école et les familles, pratiquer des mesures de réparation systématiques, immédiates, qui mettent en contact le mineur et la victime. Je souhaite de vrais travaux d’intérêt général, d'une durée de 3, 6, 12 mois, par exemple effacer les tags dans les cités et dans les trains.

Je propose de mettre en place des établissements d’autorité civique pour encadrer les jeunes délinquants et leur donner les repères qui leur manquent. Il s’agit de leur montrer que dans la vie on a des droits et des devoirs, et qu’un certain nombre de règles ne peuvent pas être transgressées sans sanctions.

Beaucoup de familles sont dépassées, leurs enfants ne respectent plus l’autorité des parents. La mise sous tutelle des allocations familiales, lorsque la désinvolture des parents joue un rôle dans la perte de repères des mineurs délinquants, est déjà inscrite dans la loi.   L’éducation à la loi est une forme efficace de prévention. Il faut enseigner la loi au collège, pour que les jeunes apprennent ce qui est permis et interdit."

Lien(s):
Discours au colloque "Justice : retrouver la confiance", 29 mars 2006
Interview sur LCP, 1er juin 2006 : "Il faut donner des repères aux jeunes délinquants"

01:30 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, sécurité, école, famille | | |  Facebook |

01/06/2007

Banlieues

« Le tissu de notre société est en train de se défaire. »
Les habitants des cités de banlieues souffrent, tout comme ceux des villages, de la démission de l’Etat. Face à l’échec des politiques menées depuis vingt-cinq ans, François Bayrou appelle à une reconstruction en profondeur.

«  Les banlieues, c’est l’immense échec français. Comment peut-on laisser se "durcir" des zones de non-droit et de désespérance ?

Alors que l’État est omniprésent là où tout va bien (dans le centre de Paris, quelle profusion d’uniformes et de gyrophares !), il a complètement disparu des endroits où cela va mal : dans les banlieues sensibles comme dans les zones rurales en difficulté.

Alors l'Etat semble y arriver de l'extérieur, en position d'intrusion ou de contrôle. Et il y intervient pour réprimer, la situation tourne à l'affrontement. Tout le monde a peur : en lisant les articles sur les agressions des Tarterêts, on a appris que les policiers avaient pour consigne de ne pas entrer dans la cité et de se contenter de patrouiller autour !

Il y a trois directions à suivre.

En tout premier lieu, inverser notre politique et réimplanter l'Etat au coeur de ces quartiers, pour y incarner la sécurité et le service public. Pas seulement la police de proximité, mais l'Etat de proximité. Pas seulement l'Etat répressif, aussi l'Etat qui protège et qui aide.

Je propose qu'il y ait désormais un sous-préfet qui représente l'État dans chacun de ces quartiers. Avec si possible des fonctionnaires habitant dans les quartiers. Et je suis prêt à les recruter parmi les hommes et les femmes des quartiers, et ils entreront ainsi dans la fonction publique.

Je propose que des conseils de quartier soient désormais élus ; ils se réuniront sous l'autorité du maire, en présence du sous-préfet.

Deuxièmement, en profondeur, un travail de mixité sociale. Cela passe par la destruction des barres d’habitation qui doivent l’être. Ainsi pourra-t-on mélanger les populations : faire se côtoyer des conditions moyennes, des réussites et des situations de crise. Il importera aussi de proposer d’autres localisations d’ensembles de logement : défaire et éviter les ghettos, y compris dans l’architecture et la géographie.

Enfin, c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités, le collège est en première ligne. Il faut y ramener le calme : en sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours ; et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite, précisément dans ces quartiers dit sensibles. Proposer dans ces quartiers-là les mêmes options qu’ailleurs, et faire en sorte qu’y enseignent les meilleurs de nos maîtres.

Il faut prouver que la réussite est possible partout. »

Lien(s):
Discours de Bordeaux, 7 février 2007
Interview dans Paris-Normandie, le 26 octobre 2006
Interview dans Libération, 26 octobre 2006

Civisme

« Le civisme, c’est recevoir, c'est aussi donner. »

François Bayrou appelle le pays à une « révolution civique » pour faire revivre « le projet français libéral, égalitaire et fraternel ». L’apprentissage du civisme doit commencer à l’école ; le service civique universel permettra à tous les jeunes d’en faire l’expérience concrète.

«  Les insultes dans la rue, les bras d'honneur, quand on "traite" quelqu’un, une femme, un prof, on dit "ce sont des incivilités" : je dis que ce sont des délits, punis comme tels par le code pénal !

La lutte commence à l' école. Et il faut prendre le taureau par les cornes. Chaque citoyen doit savoir ses droits et ses devoirs. Je propose qu'à l'école, plus spécialement au collège, on n’enseigne pas seulement l’éducation civique, mais que l’on enseigne aussi les rudiments de la loi, et qu'on se donne les moyens de les sanctionner au premier manquement. Si l'on sanctionne au premier manquement, peut-être n'y en aura-t-il jamais de second.
 
Je propose, depuis 2001, la création d'un service civique universel, concernant les garçons et les filles, qui amènera chacun à donner un moment de sa vie aux autres, aux plus fragiles, sur notre sol ou à l'extérieur. Je suis heureux d'avoir été le premier à proposer cette idée et j'ai été heureux de voir cette idée reprise… Tant mieux si ça peut faire avancer les choses !
 
Les jeunes ont besoin de sortir des ghettos, ghettos pauvres et ghettos riches, pour donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté civique. Et il y a des domaines entiers d’activité civique ou sociale qui ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers, l’aide aux personnes âgées ou handicapées
 
La révolution civique, c’est aussi l’ activité universelle, pour sortir les exclus de l’ exclusion. Cela demandera une mobilisation d’énergies collectives sans précédent.
 
C’est le vote obligatoire, parce que dans un pays où l’ école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas être optionnelle.
 
Le civisme, ce ne sont pas seulement des droits, mais aussi des devoirs. Le civisme, ce n'est pas seulement recevoir, c'est aussi donner. C’est l’une des conditions pour recoudre et réparer la France, socialement, territorialement. »

Lien(s):
Discours "La révolution civique" au conseil national du 10 juin 2006
Discours "Le nouveau modèle français" au conseil national du 16 janvier 2002

13:15 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : civisme, scrutin, école, collège, service, activité | | |  Facebook |