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22/06/2007

Si Daniel Cohn-Bendit le dit...

390a94ae1111fd937c2cb822b850870b.jpgDans un entretien à l'hebdomadaire Télérama, Daniel Cohn-Bendit, député Verts européen, revenant sur la déroute électorale de son parti, confesse :

En 2002, vous dites : « Je n’ai pas réussi à m’ancrer dans la culture verte française »…
Un an plus tôt, j’avais écrit un texte sur la « troisième gauche verte ». C’est un texte prémonitoire sur l’impasse actuelle des Verts. Sur la manière dont ils auraient dû faire de la politique, ce qu’ils n’ont pas fait, parce qu’ils sont ancrés dans la culture gauchiste. Durant toute la campagne européenne de 1999, on a fait de moi un affreux libéral, parce que je me définissais comme « libéral libertaire ». Personne ne voulait comprendre ce que le libéralisme a apporté politiquement à la démocratie. On est dans une société contradictoire : on fête les écrits de Claude Lefort, de Castoriadis, de ces déconstructeurs du marxisme qui ont réinventé autour de la pensée de Hannah Arendt une idée de la liberté et de la démocratie, et à partir du moment où on appelle ça par son nom, le libéralisme politique, ça devient une horreur…

09:45 Publié dans Opinion(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, politique, verts, cohn-bendit | | |  Facebook |

03/06/2007

Démocratie environnementale

La lutte pour la défense de la planète doit engager tous les moyens. Et en particulier tous les moyens politiques. Un développement plus sobre, c’est un changement de vie pour des millions de personnes. Et seule une nouvelle façon de gouverner pourra impulser ce changement. Une politique du développement durable, c’est une politique qui pense à long terme, et qui associe tous les partenaires, professionnels et associations, en amont de la décision. Il faut donc une démocratie environnementale, avec des associations environnementales pleinement partenaires de l’action publique.

Voilà pourquoi je suis favorable :

A l’institution du dialogue environnemental. Il est pour moi l’égal du dialogue social, un nouveau pilier de notre démocratie. Les entreprises, les syndicats, et les associations de l’environnement doivent construire avec l’Etat une démocratie environnementale, pour que les changements profonds qui doivent toucher nos modes de production et de consommation, soient inspirés et soutenus par la concertation permanente des acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Il faut pour cela d’abord responsabiliser et professionnaliser les associations environnementales, particulièrement en garantissant leur financement pérenne. Il faut ensuite que l’Etat soit le garant des discussions entre partenaires : une première conférence nationale de l’environnement, « grenelle de l’écologie », associant l’Etat, les entreprises, les syndicats et les associations sera le premier acte de cette démarche. Elle abordera en particulier la question de la représentativité des associations environnementales.

A la réforme de la sécurité sociale. La France est un des pays développés où la prévention est la plus négligée dans les politiques de santé publique. C’est pourtant la clé de la maîtrise des dépenses de santé, et de l’augmentation générale de l’espérance de vie. On sait qu’aujourd’hui de nombreuses pathologies, cancer, maladies cardio-vasculaires, ont des causes environnementales. Les associations environnementales ont un rôle à jouer au sein de notre système de santé : elles pourront proposer leur expertise, des pratiques et des solutions nouvelles, participer aux études épidémiologiques. Il est donc légitime qu’elles soient des partenaires responsables au sein de notre système de santé, et en particulier dans la gestion de la sécurité sociale.

A la réforme du conseil économique et social. Le conseil économique et social doit retrouver sa vocation première, celui d’être le vecteur principal du débat public, force de proposition de la société civile, représentant les acteurs économiques, sociaux et culturels du pays. Il y manque aujourd’hui les associations environnementales. Le conseil économique et social doit devenir un des lieux où s’imagine la politique du développement durable.

Sur la question de la réforme du comité d’entreprise : Les transformations des modes de production et de consommation touchent les entreprises. L’expertise environnementale de long terme leur est nécessaire. Il faut ouvrir la discussion avec les partenaires sociaux, au sein du dialogue environnemental, pour envisager la forme de cette expertise.

01:30 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, environnement, développement | | |  Facebook |

01/06/2007

Bio

« L’agriculture bio doit être développée, au nom de la défense de la diversité de l’agriculture. »

François Bayrou inscrit depuis longtemps le développement du bio comme un élément de sa stratégie pour revivifier les territoires ruraux et la profession agricole. Cela suppose une nouvelle orientation de la PAC.

« Je veux développer l’agriculture biologique. La France peut sûrement faire mieux dans ce domaine, quand on voit que l’agriculture biologique représente à peine 1 % des exploitations françaises*.

Le mécanisme de la politique agricole commune (PAC) y est pour beaucoup : ce système d’aides décourage un certain nombre d’agriculteurs de se lancer dans l’agriculture biologique.

Je propose donc une nouvelle orientation de la politique agricole commune, un changement permettant une diversification plus grande de la production. 

La défense de la diversité de l’agriculture est primordiale. Il n’y a pas une agriculture, il faut qu’il y en ait autant que de secteurs, de filières, de niches, grandes et petites exploitations, fermes biologiques et traditionnelles à gestion maîtrisée. Le pluralisme, c’est la modernité, le pluralisme c’est l’avenir : c’est vrai en démocratie, c’est vrai en agriculture. »

* 2% maintenant. (Ce passage : François Bayrou, "Hors des sentiers battus", 1999).

Lien(s):
Discours en clôture du colloque sur l'agriculture - 11 février 2006