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26/09/2007

Le Parlement soutient le déploiement de troupes de l'UE au Tchad et en Centrafrique

L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe se félicite du soutien apporté par le Parlement européen à l'envoi d'une force mixte UE-ONU au Tchad et au Centrafrique, approuvé hier par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, en vue de protéger les camps de réfugiés darfouris installés sur ces territoires et d'assurer les arrières des troupes européennes et internationales en cours de déploiement au Darfour voisin sous mandat de l'ONU.

9710989ab9dd17939c936dbe073f5962.jpg"La résolution que nous approuverons demain participe de notre détermination à mettre un terme au conflit au Darfour", a expliqué Annemie NEYTS (VLD, Belgique), coordinatrice de l'ADLE au sein de la commission parlementaire des Affaires étrangères. "Nous appuyons la création d'une force de police neutre qui n'a pas à choisir son camp mais s'attachera à faire respecter le droit humanitaire international. Le Parlement sera tenu informé des préparatifs en cours et du déroulement de l'opération", a-t-elle ajouté.

1f8eb69a3766b27f77b4e4a6b362e4c7.jpg"Des accusations ridicules de néo-colonialisme ont été portées contre une opération humanitaire qui sera en fait conduite sous drapeau européen et autorisée par les Nations-Unies", a relevé le général Philippe MORILLON (UDF-Mouvement Démocrate, France). "Ce type d'intervention est très exactement ce que nos concitoyens attendent de l'Union européenne, comme elle l'a déjà fait au Congo, c'est à dire appuyer le droit international et participer à la résolution des conflits dans le cadre multilatéral de l'ONU", a-t-il conclu.

05:10 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, afrique, darfour, intervention | | |  Facebook |

03/06/2007

Développement

"Une nouvelle politique du développement, fondée sur un respect réciproque"

François Bayrou, en clôturant le 30 janvier le colloque "Co-développement et coopération partenariale", a défini la nouvelle conception politique qu'expriment ces termes : assurer ensemble l'équilibre de la planète, qui est à la fois l'équilibre des pays riches et celui des pays pauvres.

"Quand les riches imaginent que la misère est un problème pour les pauvres, ils ne comprennent pas ce qu'est désormais l'imbrication de l'humanité. Il y a un risque de non-assistance à humanité en danger.

La question de l'immigration ne peut se traiter que par le développement des pays dont la misère chasse ceux qui viennent chez nous. L'objectif, c'est que les femmes et les hommes de ces pays soient en situation de vivre et de travailler au pays. Dans le domaine agricole, si nous n'avons qu'une approche strictement économique, nous les arracherons à leur terre et les jetterons dans les bidonvilles. Conserver à la terre le plus grand nombre possible de paysans, cela impose une remise en cause du modèle des échanges agricoles.

Nous devons renoncer à des pratiques de déséquilibre comme le pillage des cerveaux - on va chercher des médecins pour pallier les carences qui sont les nôtres en France. Je mets en cause le concept "d'immigration choisie" défendu par Nicolas Sarkozy. Les meilleurs des pays africains, nous devons les encourager à porter le développement des pays africains. Les aider et non les trier.

La coopération décentralisée coûte moins cher et est infiniment plus efficace pour le développement du tissu social, que les circuits politiques : j'ai depuis longtemps l'impression que des fleuves de subventions se perdent dans les sables. Bâtir une centrale électrique, une université, c'est à l'échelle des nations, mais j'insiste pour qu'on aille vers le "micro", la coopération à la base qui prend en charge des problèmes concrets, dont on peut voir de ses yeux comment ils sont résolus.

Les migrants qui sont chez nous sont des partenaires de ce développement équilibré, en sont coresponsables. Ils sont les plus capables, et de loin, de nous expliquer les réalités des pays d'où ils viennent, et où ils ont bien raison de conserver des liens. Ces femmes et ces hommes sont en situation de construire un nouvel équilibre du monde.

Le commerce équitable, basé sur une coresponsabilité dans le développement, est une des réponses les plus riches, qu'on ait trouvées ces dernières années. Un autre commerce est possible, une conception de l'économie qui intègre autre chose que des intérêts financiers à court terme. Quand nous intégrons ces autres valeurs, que l'on pourrait dire éthiques, nous servons le tissu social des pays pauvres, nous servons notre propre équilibre social, nous offrons à nos enfants un autre visage de nous-mêmes, nous devenons responsables en étant consommateurs.

Un problème de notre famille humaine est la question du climat, de l'énergie. Il faut que nous réfléchissions avec ces pays à la façon dont ils se développeront tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Cela veut dire le partage des connaissances, des techniques, de la recherche - notamment en matière d'énergie solaire.

Tous les hommes ont droit à la démocratie, pas seulement les habitants des pays riches. On doit soutenir, ne serait-ce que les écoutant, les forces qui défendent une vision démocratique dans les pays qui sont nos partenaires. Cela fera le développement de ces pays, et ce sera un plus pour nous : les réseaux, les yeux fermés, la Françafrique, ça ne correspond pas à notre idée du développement démocratique de la France. L’aide internationale au développement à laquelle participe la France doit être conditionnée au respect de l'état de droit."

Lien(s):
Discours de François Bayrou au colloque "Co-développement et coopération partenariale", 30 janvier 2007.
Discours de François Bayrou en clôture du colloque : "Relations internationales, défense : quelle place pour la France ?", 22 juin 2006.

02/06/2007

Darfour

« Les plus graves crimes contre l’humanité se répètent sous nos yeux au Darfour. Il faut un engagement international pour imposer la paix. »

Les coprésidents du Parti démocrate européen, François Bayrou et Francesco Rutelli, se sont rendus au Darfour en février 2005 – malgré un premier refus de visa par le gouvernement du Soudan. François Bayrou a mesuré l’ampleur du drame, et appelé à un engagement international pour imposer la fin du conflit.

« Plus de 200 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps à l’intérieur du Darfour, 200 000 hommes, femmes et enfants réfugiés au Tchad ! Deux millions et demi de personnes dépendent de l’aide internationale pour l’alimentation et les soins médicaux !

C’est une obligation humanitaire, politique et morale pour les gouvernants français, européens, de faire cesser le martyre du Darfour.

Le refus par le gouvernement soudanais d’accepter l’intervention de soldats de l’ONU, et la poursuite d’opérations militaires extrêmement dures, exigent que la France agisse.

Il faut faire véritablement respecter l’exclusion aérienne (des attaques aériennes précèdent souvent les raids djandjawids). Des appareils radars Awacs et quelques chasseurs y suffiront.

L’Europe doit aussi accroître significativement son aide humanitaire et permettre aux ONG de travailler librement et en sécurité dans les zones de conflit. Elle doit obtenir du gouvernement soudanais qu’il cesse son offensive armée et accepte le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, afin de mettre un terme à la violence.

Et elle doit obtenir la réouverture en urgence de négociations afin d’aboutir à un accord politique. Cet accord devra prévoir la représentation des Darfouriens aux différents niveaux du gouvernement soudanais, une garantie réelle de désarmement, et une garantie de sécurité au retour, pour les déplacés et les réfugiés.

Nous avons le devoir de faire quelque chose pour mettre fin à cette horreur. »

Interview dans Le Figaro, 5 mars 2005.

Lien(s):
Discours à l'Assemblée nationale sur la situation au Proche-Orient, 7 septembre 2006

00:55 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Darfour, Soudan, ONU, Afrique, international, Europe, ONG | | |  Facebook |

01/06/2007

Afrique

« Garantir aux Africains qu'ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail »

Dans son discours de Lille du 14 décembre 2006, François Bayrou évoque l’Afrique comme l’un des quatre grands sujets de politique internationale qui devront exiger du courage de la part des gouvernants, avec le Proche et le Moyen-Orient, le climat et la biodiversité et, naturellement, l’idéal européen.

« L’Afrique devrait être notre tourment. Pas seulement le tourment des plus généreux. Mais aussi le tourment des moins généreux. Ceux que l’ immigration tracasse et tourmente, ceux qui voient sans cesse un risque de déstabilisation pour la Nation.

En matière d’immigration, je ne crois pas aux murailles. Evidemment il faut prendre toutes les décisions du contrôle et de la régulation, conduire toutes les politiques de surveillance nécessaires. Il faut les prendre davantage encore au niveau européen qu’au niveau national.

Mais depuis que le monde est monde, chaque fois que les plus pauvres campent aux portes des plus riches, chaque fois la même mécanique se met en route : les pauvres, à pied, à la nage, en payant des passeurs, en rampant s’il le faut, les pauvres s’en vont chez les riches pour y trouver la subsistance de leur pauvre vie.

Tant que vous aurez les vingt pays les plus pauvres de la planète maintenus dans leur dénuement, à quelques centaines de kilomètres des dix pays les plus riches de la planète, vous aurez des vagues migratoires.

Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.

C’est pourquoi la politique qui a été conduite, déversant sur l’Afrique des produits agricoles à prix bradés, artificiellement effondrés par des subventions américaines et européennes qui, par ailleurs, tendent à mettre nos agriculteurs européens et américains en situation de dépendance, ces politiques – il faut les appeler par leur nom - sont criminelles. Vous arrachez les paysans à leur terre, ils perdent en quelques mois dans des bidonvilles leurs repères, et leur savoir faire, et leur dignité d’hommes ! Cette politique est à la fois criminelle et suicidaire.

Une politique sérieuse doit avoir un but : que les Africains se voient garantir qu’ils pourront eux-mêmes nourrir et équiper l’Afrique, avec aide et protection internationale, comme les Européens l’ont fait, après la Guerre, en recevant l’aide du plan Marshall et la protection du marché commun. »

Lien(s):
Discours au colloque "Réussir ensemble la nouvelle économie", 8-9 novembre 2006
Discours de Lille, 14 décembre 2006
Discours au colloque "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux", 11 février 2006