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23/01/2008

"Le paquet changement climatique: une opportunité et non une menace"

Lors de leur sommet en mars 2007, les dirigeants de l'Union Européenne s'étaient entendus sur la réduction des émissions de CO2 d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990, et de compter à cette date plus de 20% de production d'énergie renouvelable. La Commission européenne expliquera aujourd'hui en détails devant le Parlement européen comment les pays membres peuvent chacun atteindre ces objectifs.

f9dff44d215c0a489282679079320e10.jpgEn préambule à ce débat, Anne LAPERROUZE (Mouvement Démocrate, France), présidente du groupe de travail sur l'énergie au sein du groupe ADLE et vice-présidente de la commission parlementaire de l'industrie et l'énergie compétente sur le fond pour ce dossier, a souligné la nécessité de faire des choix politiques et de préparer l'Europe à faire face aux priorités à court terme mais aussi à long terme concernant la sécurité énergétique.

"Les propositions de la Commission constituent vraiment une très bonne base: des objectifs ambitieux ont été maintenus de même qu'elle s'efforce de mettre en oeuvre une  approche globale. Je regrette cependant l'insistance concernant le stockage géologique du dioxyde de carbone plutôt que de se concentrer  sur les moyens de stocker de l'énergie". 

"Il y a aussi un manque de réflexion dans ce paquet concernant les instruments à envisager pour combattre la concurrence déloyale venant d'autres pays qui ne suivent pas l'exemple de l'Union Européenne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les industries européennes doivent être encouragées à réduire leurs émissions de carbone mais nous devons être prudent et ne pas les pénaliser face au marché mondial. La protection de l'environnement ne peut pas être considérée comme du protectionnisme économique".


6e149ef3fc979f5f956f2b89e6f656a8.jpgChris Davies (LibDem, Royaume-Uni), coordinateur de l'ADLE au sein de la commission parlementaire de l'Environnement, a souligné : "Personne n'a jamais dit que répondre au défi du réchauffement climatique serait facile mais nous devons appréhender ces mesures comme une opportunité et non comme une menace. Ce pas en avant vers une économie faible en carbone promouvra l'innovation et poussera à l'investissement et à la création d'emplois."

"En Allemagne il y a maintenant plus de 250 000 personnes qui travaillent dans le secteur de l'énergie renouvelable, avec 160 000 emplois créés entre 2004 et 2006 seulement, et l'Espagne a 60 000 personnes directement et 100 000 indirectement employées dans le secteur de l'énergie éolienne uniquement par la suite de son développement. Atteindre nos objectifs dès maintenant permettra une diminution des déchets, une meilleure utilisation des ressources naturelles et une réduction de la pollution. Toutes ces mesures viennent déjà bien en retard."


fd81a0f52b2055c5f83012324aea76f9.jpgLa porte parole de la commission temporaire sur le changement climatique Lena EK (Centerpartiet, Suède) a commenté :

"Ce  paquet de propositions constitue un point de repère pour la bataille européenne contre le changement climatique. Il comprend des objectifs et des priorités nécessaires pour l'Europe, l'accent étant mis sur la compétitivité, la viabilité et la sécurité de l'approvisionnement. Les propositions vont pousser à  l'innovation et à l'investissement, conduisant ainsi à la création de millions d'emplois en Europe dans le secteur technologique vert."

"Une gestion durable de nos forêts est indispensable alors que notre planète a besoin de ses forêts pour absorber le carbone. Dans cette perspective, l'Union Européenne doit reconnaître l'importance de la neutralité technologique des biocarburants afin de promouvoir l'innovation."

23/10/2007

Les députés veulent pénaliser les nouvelles voitures dépassant les limites d'émissions de CO2

Le Parlement européen se prononcera demain mercredi sur les propositions de Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni) visant à obliger les fabricants de voiture à payer des pénalités financières si leurs nouveaux véhicules dépassent les objectifs de réduction d'émission de C02. Ils évalueront également la possibilité qu'une une partie importante de l'espace consacré à la publicité de nouvelles voitures soit utilisée pour fournir aux consommateurs les informations sur l'économie de carburant des véhicules et les émissions de carbone.

2cbd374e773ba230a6b8d36bc0da6b0f.jpgM. Davies, à l'origine de ce rapport d'initiative au sein de la commission parlementaire de l'Environnement où il a reçu un large soutien, a déclaré que ces mesures étaient "bonnes pour le consommateur, bonnes pour l'environnement, et bonnes pour l'avenir de l'industrie automobile en Europe". La Commission européenne doit faire des propositions législatives au début de l'année afin de réduire les émissions de carbone des voitures. Elle indique qu'elle réclamera que les émissions moyennes des nouvelles voitures soient réduites à130 C02/km d'ici 2012, en utilisant des moyens techniques, et à 120g par le biais de mesures complémentaires telles que l'utilisation de biocarburants.

Quelque 13% d'émissions du carbone de toute l'Europe proviennent des véhicules commerciaux légers. Les volumes absolus de CO2 continuent à grimper en raison du nombre de plus en plus important du parc automobile et d'une tendance vers la vente de véhicules plus grands et plus puissants, y compris les 4X4. Les demandes pour un règlement font suite à l'échec de la part des fabricants européens de voiture d'atteindre les objectifs de réductions fixés lors d'un accord volontaire il y a dix ans. Les émissions moyennes des nouvelles voitures sont actuellement toujours proches des 160g C02/km.

Le Parlement devrait donc adopter un compromis avancé par Chris Davies pour l'établissement d'un objectif de 125g à réaliser d'ici 2015 seulement grâce à l'aide de moyens techniques. Chris Davies a déclaré : "De nombreux députés voudraient punir les fabricants de voiture qui n'ont pas réussi à réduire les émissions de carbone, mais ce n'est pas une approche acceptable. La technologie existe pour trouver des améliorations significatives. Nous devons maintenant fixer des objectifs ambitieux mais également donner suffisamment de temps à l'industrie afin de réaliser les changements de conception au moindre coût possible."

Chris Davis déclare que toute augmentation du coût des véhicules à faible taux d'émissions sera en grande partie compensée par l'épargne que les conducteurs feront en économisant leur carburant amélioré. Le rapport au Parlement réclame des pénalités financières sévères à imposer aux fabricants qui ne réduisent pas les émissions moyennes d'ici 2015.

Le Parlement devrait aussi appuyer le projet de faire en sorte que la publicité sur les voitures reflète des considérations environnementales. Chris Davies a ajouté : "Les fabricants automobiles revendiquent qu'ils répondent simplement à la demande du consommateur, mais je crois qu'ils utilisent la publicité pour modeler la demande du consommateur. Il est temps d'insister que les publicités fournissent aux acheteurs de voitures plus de détails sur l'économie de carburant et sur le taux d'émissions des véhicules en vente. L'information devrait être au premier plan et en "gras", pas cachée en tout petit caractère."

Le rapport figure à l'adresse suivante: ICI

Mercredi 24 octobre à 10h00 aura lieu une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg (BAS N-1/201).

20:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, environnement, transports, CO2 | | |  Facebook |