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20/04/2011

"Le retour du monopole d'EDF : les consommateurs seront les grands perdants!"

Wehrling-point-presse.jpgYann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a réagi vivement mercredi 20 avril à l'annonce de la fixation annoncée par le gouvernement à 42 euros du mégawatt/heure électrique. 

"C'est en contradiction flagrante avec l'esprit des règlementations européennes de libre concurrence, le grand retour au monopole d'EDF auprès des particuliers et des petites entreprises. Les premiers perdants seront les consommateurs", a-t-il notamment dénoncé.

Pour le porte-parole du MoDem, "ce prix, très élevé, ferme la porte à la diversification des fournisseurs qui ne pourront acheter le MWh à 42 euros alors que le prix règlementé (tarif bleu) les pousserait à le revendre 34 euros". 

"Les premiers perdants seront les consommateurs français qui ne bénéficieront pas des innovations et de services nouveaux d’optimisation leur consommation d’électricité, qui sont normalement stimulés par la concurrence", a-t-il poursuivi. 

"Pire, rien n’empêchera une hausse inéluctable des tarifs qui serait la conséquence des exigences d’EDF. En effet, la différence entre 34 euros et 42 euros devra être résorbée, c'est-à-dire que le tarif bleu devra être augmenté d’ici 2015. Ceci sera d’autant plus inévitable que la situation de monopole d’EDF lui permettra de faire valoir ses arguments d’investissements nouveaux (EPR, sécurité renforcée…)", a commenté Yann Wehrling. 

"Quant à l’entreprise EDF elle-même, ne doutons pas du fait que la Commission européenne ne sera pas dupe de cette opération de retour au monopole dont les conséquences juridiques pourraient aller jusqu’à un démantèlement d’EDF qui se verrait alors, à l’instar de ce qu’a subi EON en Allemagne, obligée de procéder à des cessions au sein de son parc de production et de son réseau de transport", a-t-il ajouté. 

"Bien que séduisant à court terme pour le gouvernement et pour EDF, un retour programmé au monopole pourrait bien s’avérer à moyen terme catastrophique pour l’ensemble du secteur électrique français et ne faire au final que des perdants alors même qu'il y avait là une possibilité de créer les conditions d’un marché de l’électricité ouvert et transparent, au bénéfice des investissements industriels mais aussi et surtout des consommateurs français", a-t-il conclu.

22:12 Publié dans A la Une, Libéralisme et économie, Opinion(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bayrou, modem, wehrling, edf, concurrence, monopole | | |  Facebook |

07/06/2007

Energie

« Le marché de l’énergie est aujourd’hui un marché politique et pas seulement économique : la France doit avoir une politique nationale de l’énergie. »
François Bayrou propose un plan pour une croissance sobre agissant dans quatre directions : une politique d’économies d’énergie, les potentialités de l’agrochimie, un contrôle national de l’énergie et une politique commune européenne.

« Dire la vérité sur la crise énergétique, c’est avoir le courage de dire aux Français qu’il faut changer notre modèle de développement. C’est en fait une chance, car la société vivra mieux si elle vit plus sobrement.

Une crise des énergies fossiles s’annonce, en raison de la progression de la consommation par de pays comme la Chine et l’Inde, mais aussi une crise climatique due aux gaz à effet de serre. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique. C’est pourquoi j’ai refusé les privatisations d’EDF et de GDF. Une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face de ces risques d’instabilité. L’Etat doit conserver un instrument pour défendre l’intérêt général.
 
Nous devons diviser par 4 notre consommation en 50 ans, c’est-à-dire baisser notre consommation de 25 % à l’horizon 2020.
 
La première clé d'une politique sérieuse en matière d’économie d’énergie, c’est la formation de la population, par les media et l’Éducation nationale. Deuxième clé de cette politique, il faut que polluer ait un coût, ce qui implique une fiscalité écologique, une fiscalité des carburants.
 
En même temps, les biocarburants, bientôt l’utilisation de la biomasse, l’agrochimie, font apparaître l’espoir d’un débouché écologique, rémunérateur et extensible, pour notre agriculture.
 
Enfin, la dimension européenne est essentielle, pour garantir la sécurité de nos approvisionnements et la diversification de la production énergétique. Il faut une politique de l’énergie européenne, qui ait les moyens d'induire ce changement réel de comportement, et en même temps de faire exemple et convaincre les autres puissances. »

Lien(s):
Interview dans La Tribune du 7 septembre 2006 : "Il faut garder le contrôle de l'énergie"
Discours "Environnement : pour un avenir durable" du 22 avril 2006
Discours "Développement durable : passer aux actes" du 21 octobre 2006
Discours "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux" du 11 février 2006

00:50 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : EDF, GDF, environnement, nucléaire, transports | | |  Facebook |

06/06/2007

EDF-GDF

« Il faut une politique nationale de l’énergie, sous contrôle public à EDF comme à GDF. »
La fourniture d’énergie est stratégique. Cela appelle la construction d’un acteur public majeur de l’énergie. La privatisation partielle crée un conflit d’intérêt entre le public et les actionnaires privés. François Bayrou a refusé l’ouverture du capital d’EDF, critiqué la fusion GDF-Suez, et préconisé un rapprochement EDF-GDF.

« La privatisation d’EDF ne sert pas les intérêts de la France. L’électricité, avec nos centrales nucléaires, est un enjeu majeur du siècle. Dans le domaine de l'énergie, on a le devoir et la responsabilité de conserver de grands acteurs publics. Nous sommes sur le point de vivre une crise des énergies fossiles, du fait de la forte progression de la consommation, dans des pays comme la Chine et l’Inde.

Dans le même temps, une crise climatique s’annonce, due au rejet des gaz à effet de serre provenant de la combustion de ces carburants fossiles. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique.

Avant la privatisation, nous avions la chance d’avoir un courant électrique vendu sur le marché français 60 % moins cher que sur le marché libre. De ce simple fait, des entreprises étrangères étaient enclines à s’installer en France plutôt qu’ailleurs.

La privatisation d’EDF va créer un conflit d’intérêt entre l’Etat et la logique privée. Une entreprise privée travaille pour ses actionnaires et recherche le meilleur rendement financier. Je défends un principe : il faut garantir que, sur un sujet aussi sensible, l’intérêt du peuple français sera pris en compte et pas seulement l’intérêt des actionnaires.

La fusion GDF-Suez crée des risques, car une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face des risques d’instabilité du marché du gaz. La logique politique l’a emporté dans cette affaire - alors que, ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2004 à conserver à l’Etat une large majorité dans EDF et dans GDF !

La meilleure mesure aurait été un rapprochement d’EDF et GDF : nous aurions eu une entreprise nouvelle, instrument de la politique de l’énergie de l'État.

EDF et GDF ont été édifiés par les Français. C’est l’effort des Français qui a construit le réseau, jusqu’au plus petit village. Il n’y a aucune raison de l’oublier. »

Lien(s):
Interview sur RTL "L'Etat abandonne l'instrument qu'il s'est forgé", 7 septembre 2006
Interview dans La Tribune, "Il faut garder le contrôle public de l'énergie", 7 septembre 2006