18.06.2008
Les dirigeants de l'Union européenne doivent s'interroger sur leur responsabilité collective dans l'échec à expliquer l'Europe
A la veille du Conseil européen, demain à Bruxelles, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a tenu un débat avec le Conseil et la Commission pour évaluer l'impact du non référendaire irlandais au Traité de Lisbonne et ses implications sur l'agenda européen des prochains mois.
Graham Watson, président de l'ADLE, a déclaré : "A quelques jours de la présidence française, les chefs d'État et de gouvernement devraient se demander pourquoi on en est là. La Commission s'était donnée la peine d'un plan D comme dialogue avec les citoyens, les gouvernements des Vingt-Sept auraient été bien inspirés d'en faire autant. Parlement et Commission jouent leur rôle en expliquant l'UE, mais ce rôle aurait aussi du être quotidiennement assumé par chacun des gouvernements nationaux, et pas seulement dans les derniers jours d'une campagne référendaire"
"Mon groupe appelle le Conseil d'une part à se saisir des vrais problèmes, changement climatique, accroissement des échanges commerciaux, lutte contre la hausse des prix de l'alimentation et du carburant, et d'autre part invite ceux qui le veulent à poursuivre le processus de ratification du Traité".
Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE pour les Affaires constitutionnelles : "Cet après-midi le Parlement de Westminster achèvera la ratification du Traité de Lisbonne. Il sera encourageant de voir pour une fois la Grande-Bretagne dire oui à l'Europe. Cela restaurera l'autorité morale et la crédibilité politique du Royaume-Uni et aidera les Irlandais à chercher un nouveau consensus basé sur moins de Libertas et davantage de Veritas".
"Il est paradoxal de voir les eurosceptiques britanniques préférer sacrifier la souveraineté de la Chambre des Communes sur l'autel d'un référendum se déroulant dans un pays étranger ! Le référendum est une forme brutale de démocratie, probablement adaptée aux périodes révolutionnaires, mais totalement inadaptée pour décider de l'adoption d'un Traité révisé complexe"
Marielle DE SARNEZ (MoDem, France) a déclaré : "Depuis le Traité de Rome, le monde a changé. Nous devons repenser, refonder le projet européen pour qu'il réponde aux grands défis du siècle: crise financières, crise alimentaire, crise de l'énergie. Comment créer une croissance qualitative, durable et juste ? Comment réduire les inégalités ? Comment parvenir à un nouvel équilibre du monde ? Voilà les questions auxquelles nous devons apporter des réponses, il est plus que temps que l'Europe se remette enfin à faire de la politique "
Marian HARKIN (Indépendante, Irlande) a souligné : "Il n'est possible de défendre la souveraineté irlandaise que si l'on reconnaît aussi la souveraineté des autres Etats membres. Le Traité de Lisbonne représente un vrai test pour le principe de l'unanimité et c'est bien là un défi pour les chefs d'Etat et de gouvernement! L'Irlande doit se voir reconnaître le droit de réfléchir sur son vote et répondre aux questions qu'il soulève. Quelque soient les solutions trouvées pour sortir de ce dilemme, l'Irlande devra demeurer au coeur de l'Europe".
01:11 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, irlande, referendum, traite, lisbonne
28.01.2008
Poutine craint la démocratie
En éliminant la candidature de Mikhail Kassianov, Vladimir Poutine a prouvé qu'il craint la démocratie, empêchant à nouveau une opposition forte de défier le régime cette fois pour les élections présidentielles programmées début mars comme en décembre dernier lors des élections parlementaires.
Graham Watson, président de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux au Parlement européen a condamné la décision de la commission électorale de Russie de refuser à M. Kassianov l'occasion d'affronter le Kremlin : "La décision des représentants des élections en Russie d'interdire le seul candidat présidentiel libéral - Mikhail Kassianov - à concourir n'est pas une surprise. Ce dernier épisode dans les annales de la démocratie russe prévoit sa mort lente et ne présage rien qui vaille pour les citoyens Russes lambda."
"Le sort du compatriote de M. Kassianov, Mikhail Khodorkovsky, est une autre preuve que le Kremlin n'a pas peur de se salir ses mains quand il se sent menacé."
Annemie Neyts-Uyttebroeck (VLD, Belgique), porte-parole de l'ADLE pour les relations étrangères et présidente du parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) était également critique, après avoir organisé une conférence sur les relations UE-Russie à Bruxelles jeudi dernier, à laquelle a assisté M. Kassianov.
"C'est un signe de faiblesse quand les autocrates empêche la critique et entrave les partis d'opposition d'exprimer leurs opinions librement. Poutine craint clairement la démocratie."
"La décision d'empêcher Mikhail Kassianov d'affronter le successeur de Poutine choisi par le Kremlin prive l'électorat d'un véritable choix et mine à la fois la légitimité des élections et celle de la personne qui réclamera la victoire par la suite."
19:45 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, russie, poutine, kassianov, elections presidentielles
23.01.2008
"Le paquet changement climatique: une opportunité et non une menace"
Lors de leur sommet en mars 2007, les dirigeants de l'Union Européenne s'étaient entendus sur la réduction des émissions de CO2 d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990, et de compter à cette date plus de 20% de production d'énergie renouvelable. La Commission européenne expliquera aujourd'hui en détails devant le Parlement européen comment les pays membres peuvent chacun atteindre ces objectifs.
En préambule à ce débat, Anne LAPERROUZE (Mouvement Démocrate, France), présidente du groupe de travail sur l'énergie au sein du groupe ADLE et vice-présidente de la commission parlementaire de l'industrie et l'énergie compétente sur le fond pour ce dossier, a souligné la nécessité de faire des choix politiques et de préparer l'Europe à faire face aux priorités à court terme mais aussi à long terme concernant la sécurité énergétique.
"Les propositions de la Commission constituent vraiment une très bonne base: des objectifs ambitieux ont été maintenus de même qu'elle s'efforce de mettre en oeuvre une approche globale. Je regrette cependant l'insistance concernant le stockage géologique du dioxyde de carbone plutôt que de se concentrer sur les moyens de stocker de l'énergie".
"Il y a aussi un manque de réflexion dans ce paquet concernant les instruments à envisager pour combattre la concurrence déloyale venant d'autres pays qui ne suivent pas l'exemple de l'Union Européenne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les industries européennes doivent être encouragées à réduire leurs émissions de carbone mais nous devons être prudent et ne pas les pénaliser face au marché mondial. La protection de l'environnement ne peut pas être considérée comme du protectionnisme économique".
Chris Davies (LibDem, Royaume-Uni), coordinateur de l'ADLE au sein de la commission parlementaire de l'Environnement, a souligné : "Personne n'a jamais dit que répondre au défi du réchauffement climatique serait facile mais nous devons appréhender ces mesures comme une opportunité et non comme une menace. Ce pas en avant vers une économie faible en carbone promouvra l'innovation et poussera à l'investissement et à la création d'emplois."
"En Allemagne il y a maintenant plus de 250 000 personnes qui travaillent dans le secteur de l'énergie renouvelable, avec 160 000 emplois créés entre 2004 et 2006 seulement, et l'Espagne a 60 000 personnes directement et 100 000 indirectement employées dans le secteur de l'énergie éolienne uniquement par la suite de son développement. Atteindre nos objectifs dès maintenant permettra une diminution des déchets, une meilleure utilisation des ressources naturelles et une réduction de la pollution. Toutes ces mesures viennent déjà bien en retard."
La porte parole de la commission temporaire sur le changement climatique Lena EK (Centerpartiet, Suède) a commenté :
"Ce paquet de propositions constitue un point de repère pour la bataille européenne contre le changement climatique. Il comprend des objectifs et des priorités nécessaires pour l'Europe, l'accent étant mis sur la compétitivité, la viabilité et la sécurité de l'approvisionnement. Les propositions vont pousser à l'innovation et à l'investissement, conduisant ainsi à la création de millions d'emplois en Europe dans le secteur technologique vert."
"Une gestion durable de nos forêts est indispensable alors que notre planète a besoin de ses forêts pour absorber le carbone. Dans cette perspective, l'Union Européenne doit reconnaître l'importance de la neutralité technologique des biocarburants afin de promouvoir l'innovation."
19:30 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, changement, climatique, co2, energie, rechauffement
17.01.2008
La Chine doit accepter la liberté de parole sur internet
Alors que le Parlement Européen se prépare à voter une résolution d'urgence concernant l'arrestation du cyber dissident Hu Jia, arrêté en partie pour s'être adressé au Parlement Européen en décembre, les Démocrates et Libéraux ont donné leur soutien explicite à la résolution et condamné les autorités chinoises tout en pressant l'Union Européenne de faire plus dans le domaine de la liberté sur internet.
Graham Watson MEP (RU, Lib Dem), leader du groupe des Démocrates et Libéraux Européens a commenté :
"De quelle plus belle preuve la communauté internationale a-t-elle besoin pour comprendre que la Chine bafoue ses obligations olympiques, que le fait que Hu Jia ait été emprisonné directement après avoir donné des preuves de sanctions répressives de la Chine envers les cyber dissidents ? Quand la Chine a accepté d'accueillir les Jeux Olympiques, elle a accepté de soutenir des valeurs fondamentales comme les droits de l'homme et la liberté de parole qui sont écrites dans la charte olympique. L'arrestation de Hu Jia montre que les autorités de Beijing ne respectent ni l'esprit olympique ni les normes internationales."
Jules Maaten (Pays Bas, VVD), a ajouté :
"L'UE va maintenant devoir faire du soutien des journalistes et des cyber dissidents une priorité. La liberté de parole sur internet doit être protégée. L'Europe devrait suivre l'exemple américain où les législateurs travaillent sur une loi de liberté globale en ligne. Nous exhortons la Commission Européenne à proposer une version européenne de cette loi."
20:15 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, chine, internet
07.11.2007
Appel des Démocrates et des Libéraux en faveur d'une loi relative à la liberté globale sur internet
Une audition s'est tenue aujourd'hui au Parlement européen sur le thème "Censure & cyber-dissidence : la liberté sur internet dans les pays autoritaires". Les organisateurs, Jules MAATEN (VVD, Pays Bas) et Henrik LAX (Svenska Folkpartiet, Finlande) ont débattu avec des cyber-dissidents de Chine et de Tunisie, des représentants de l'ONG Reporters sans frontières et du fournisseur d'accès XS4all, de la pression gouvernementale croissante dans les Etats répressifs sur le contenu de l'Internet.
Jules Maaten invite la Commission européenne à être davantage proactive : "La liberté d'expression doit demeurer le fondement d'Internet. L'Europe devrait suivre l'exemple américain où les législateurs travaillent à une loi relative à la liberté globale sur Internet (Global Online Freedom Act). Nous exhortons la Commission européenne à suivre cet exemple et à présenter une version européenne de cette loi."
"Les pays tels que la Chine et Cuba, la Birmanie et la Biélorussie, multiplient les restrictions à l'utilisation d'Internet afin d'empêcher la liberté d'expression. Par exemple, en Chine, Yahoo et Google, ont cédé à la pression et remis des informations sur leurs clients aux autorités, mettant ainsi le doigt dans l'engrenage. Des firmes européennes ne sont pas exemptes de reproches, comme par exemple Telecom Italia à Cuba et Wanadoo - filiale de France Telecom - en Tunisie. Il est intolérable que des entreprises occidentales aident des gouvernements répressifs à piétiner les droits de l'homme," a-t-il ajouté.
Henrik Lax a ajouté : "J'appelle de mes voeux l'établissement d'un Code de conduite européen pour les fournisseurs Internet dans l'UE. Nous devons être parfaitement clair sur ce que nous voulons. Le problème ne concerne pas principalement les compagnies de télécommunications, mais les régimes répressifs eux-mêmes. Reste que les conditions dans lesquelles se déroule le commerce des services de télécommunications dans de tels pays peuvent avoir une influence salutaire et que nous soutenons. Mais ce que nous ne pouvons tolérer, c'est que ces régimes tentent de nous intimider."
19:35 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, internet, FAI, liberté
L'UE devrait faire face aux tabous de la discrimination à l'encontre des femmes
L'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe a organisé aujourd'hui au Parlement européen une audition sur le thème : "Plus d'opportunités pour les femmes sur le marché du travail et en politique".
Les femmes dans l'UE ont un taux d'emploi bien inférieur à celui des hommes. Les objectifs de la Stratégie de Lisbonne en termes d'emploi fixent le taux d'emploi des femmes à 60% d'ici 2010 mais il semble peu probable que ce niveau sera atteint. Dans son programme de travail pour l'égalité entre les femmes et les hommes (2006-2010), la Commission relève qu'une bonne application de la législation sur l'égalité de traitement et une utilisation efficace des Fonds structurels contribueraient à augmenter l'emploi féminin. En outre, elle constate que l'individualisation des droits, tant sur le plan fiscal que social, permettrait de s'assurer qu'homme et une femme au travail sont sur un pied d'égalité.
Le niveau du revenu lié à l'emploi est un autre aspect important lorsque l'on évoque la situation des femmes sur le marché du travail. Les femmes dans l'UE gagnent seulement en moyenne 85% du salaire des hommes, à horaire égal. L'écart de salaire en fonction du sexe soulève quelques questions très difficiles..
Anneli Jäätteenmäki (Suomen Keskusta, Finlande), membre de la commission parlementaire des droits de la femme, présidait cette audition au cours de laquelle elle a notamment déclaré : "Le faible taux d'emploi des femmes et le grand écart de salaire entre les sexes constituent une réalité honteuse pour l'Union européenne. Nous adoptions depuis maintenant 50 ans une série de directives relative à l'égalité entre les hommes et les femmes - conséquence tangible. Les Etats membres ne prennent pas leurs engagements suffisamment au sérieux et la question n'est pas soulevée au niveau de l'UE", a-t-elle ajouté.
Claire Gibault (UDF-Mouvement Démocrate, France), coordonnatrice de l'ALDE au sein de la commission des droits de la femme, a indiqué: "J'ai constaté pendant ma carrière de musicienne que la discrimination à l'encontre des femmes persistait dans cette profession et je sais que nous devons encore travailler très dur pour faire tomber ces tabous. La législation européenne sur l'égalité des sexes est un pilier central du modèle social européen ".
Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen et Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, des membres du Conseil et du Comité des régions, ainsi qu'un grand nombre de représentants d'ONG européennes ont participé à cette audition.
19:30 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, discrimination, droits, femmes
06.11.2007
Accueil réservé de la proposition sur le PNR européen
La Commission européenne vient d'adopter une proposition de décision-cadre sur le PNR européen (conservation des données des passagers aériens) qui soulève de nombreuses questions d'un point de vue juridique, mais aussi institutionnel et politique.
Jean-Marie CAVADA (UDF-Mouvement Démocrate, France) président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures a observé:
"Sur un plan politique et institutionnel, l'accès indiscriminé à des milliards de données des passagers aériens, leur archivage pendant des dizaines d'années et surtout leur utilisation à des fins de "profiling" selon des critères obscurs a suscité les plus sérieuses réserves de la part du Parlement européen. En effet, celui-ci n'a reçu à ce jour aucune information sérieuse quant à la réelle utilité de ce type d'exercice et s'interroge sur la compatibilité de ces mesures avec l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en matière de protection des données qui n'admet des ingérences de la part des autorités publiques que si elles sont nécessaires et en accord avec les principes qui fondent toute société démocratique."
"Dans ces conditions, la commission que j'ai l'honneur de présider examinera au cours des prochains mois, avec attention et en étroite collaboration avec les parlements nationaux, notamment ceux des trois pays qui ont déjà intégré ce type d'utilisation des données à des fins de sécurité publique, la proposition qui vient d'être présentée. Au cours de cet examen, nous débattrons de ces questions avec les autorités nationales et européennes responsables de la protection des données ou de la sécurité intérieure, avec la société civile et avec les compagnies aériennes afin de vérifier si une intervention au niveau européen est réellement nécessaire et sous quelles conditions."
Alexandre ALVARO (FDP, Allemagne), coordinateur ADLE pour la commission LIBE, a également mis en garde contre une approche rigide de la lutte contre le terrorisme :
"La mise en oeuvre d'un système européen PNR semblable au système PNR UE-Etats-Unis et l'introduction de nouveaux éléments constituant un crime terroriste sont problématiques et devraient tous deux être soigneusement évalués. La Commission ne semble avoir rien appris des précédentes discussions sur le PNR avec le Parlement européen. Il n'y a aucune garantie concernant l'abus des données, aucun droit d'accès aux données personnelles ni aucun devoir des autorités de fournir des informations aux passagers aériens. Une simple référence à la décision cadre sur la protection des données qui doit encore être approuvée par le Conseil n'est tout simplement pas suffisante."
19:25 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, PNR, libertés, civiles, terrorisme
Progrès mitigés vers l'adhésion à l'UE pour les pays des Balkans occidentaux
Présentant ses observations après la publication des rapports de la Commission européenne sur l'état d'avancement des progrès réalisés par les pays des Balkans occidentaux en vue d'une adhésion à l'UE, Jelko KACIN (LDS, Slovénie), rapporteur du Parlement pour les relations UE-Serbie, a déclaré :
"En ce qui concerne plus spécifiquement la Serbie, la Commission a reconnu que le gouvernement faisait montre d'une volonté politique accrue en intensifiant tant son action en faveur des réformes que sa coopération avec le tribunal pénal international (TPIY) de la Haye, dans la perspective de la signature de l'accord de stabilisation et d'association (ASA). "
"La Commission identifie à juste titre les progrès importants accomplis dans certains secteurs par le nouveau gouvernement depuis les dernières élections et soutient la Serbie par le biais de ses conseils politiques permanents et de son aide financière. En même temps, le gouvernement Serbe doit davantage tenir compte des réformes internes, en particulier concernant la lutte contre la corruption et l'instauration de l'Etat de droit. D'une manière plus importante, la Serbie doit fournir des résultats concrets en ce qui concerne sa coopération avec le TPIY. Je regrette que beaucoup de problèmes importants demeurent dominés par la rhétorique nationaliste, " a déclaré Jelko Kacin.
"La décision du commissaire Oli Rehn de signer l'accord d'ASA avec la Serbie sur base de la plus récente évaluation de Carla del Ponte démontre le soutien des institutions européennes en faveur des forces démocratiques de la Serbie. Il y a encore un long chemin à parcourir avant la signature d'un ASA mais les Serbes seront capables de combler ce vide rapidement, s'ils peuvent démontrer des actions concrètes en ce qui concerne la coopération avec le TPIY."
En ce qui concerne la Macédoine, M. Kacin a déclaré :
"En tant que pays candidat, la Macédoine attend toujours une date pour entamer des négociations d'adhésion et devra encore attendre un certain temps. Les politiciens des ethnies albanaise et macédonienne restent divisés et indélogeables de leurs divers groupements politiques. Ils ne comprennent pas que seul un pays uni peut rejoindre l'UE. Le nouveau gouvernement n'a pas accompli de progrès suffisant ou assez prometteur."
Istvan Szent-Ivanyi (SZDSZ, Hongrie) et porte-parole de l'ADLE pour les relations avec la Croatie, est satisfait de l'évaluation positive des progrès de la Croatie : "La Commission reconnaître à juste titre les progrès positifs accomplis par la Croatie dans ses négociations d'adhésion avec l'UE. Il y en a eu quelque retard récemment en raison des campagnes électorales en cours, mais j'espère qu'après l'élection du 25 novembre les autorités croates poursuivront activement les réformes et les accords nécessaires pour être conforme à l'acquis communautaire afin de faire en sorte que l'adhésion soit une réalité dans un avenir proche."
19:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, balkans
L'article 301 du code pénal turc demeure la pierre d'achoppement dans les pourparlers d'adhésion à l'UE
A l'occasion de la publication aujourd'hui de son rapport sur les progrès accomplis par la Turquie sur la voie de son adhésion à l'Union européenne, la Commission européenne a invité Ankara à améliorer les droits de l'homme afin de remplir les critères requis.
Le commissaire Oli Rehn a déclaré en particulier que l'UE et la Turquie ne devraient entamer à ce stade aucun pourparler sur la justice et les droits de l'homme tant que la Turquie ne modifie pas l'article 301 de son Code pénal, une disposition visant à sanctionner ceux qui porteraient atteinte à "l'identité turque".
Présentant ses observations sur le rapport, Alexander LAMBSDORFF (FDP, Allemagne), rapporteur fictif de l'ADLE pour la Turquie, a déclaré :
"Les progrès de la Turquie pour se réformer ont été décevant ces derniers temps, comme le souligne à juste titre la Commission. Désormais toutefois, le gouvernement est doté d'un mandat solide pour mener son programme de réforme, en particulier dans les secteurs des droits civils, des droits des minorités et des droits de la femme, de l'Etat de droit et de la liberté d'expression, autant de dossiers qui demeureront une épine dans le pied de la société turque aussi longtemps qu'ils demeurent non résolus."
Andrew Duff MEP (Lib.Dem, le Royaume-Uni), vice-président de la délégation turque au Parlement européen, a ajouté :
"La première et la plus utile des réformes consisterait à garantir la liberté intellectuelle. Le nouveau parlement turc doit unir ses efforts à ceux du gouvernement pour impulser un nouvel élan à la révision de la constitution de la Turquie. Le Parlement européen devrait être prêt à intensifier son dialogue avec tous les partis politiques représentés au sein de la grande Assemblée nationale turque."
19:20 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, turquie
23.10.2007
Les députés veulent pénaliser les nouvelles voitures dépassant les limites d'émissions de CO2
Le Parlement européen se prononcera demain mercredi sur les propositions de Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni) visant à obliger les fabricants de voiture à payer des pénalités financières si leurs nouveaux véhicules dépassent les objectifs de réduction d'émission de C02. Ils évalueront également la possibilité qu'une une partie importante de l'espace consacré à la publicité de nouvelles voitures soit utilisée pour fournir aux consommateurs les informations sur l'économie de carburant des véhicules et les émissions de carbone.
M. Davies, à l'origine de ce rapport d'initiative au sein de la commission parlementaire de l'Environnement où il a reçu un large soutien, a déclaré que ces mesures étaient "bonnes pour le consommateur, bonnes pour l'environnement, et bonnes pour l'avenir de l'industrie automobile en Europe". La Commission européenne doit faire des propositions législatives au début de l'année afin de réduire les émissions de carbone des voitures. Elle indique qu'elle réclamera que les émissions moyennes des nouvelles voitures soient réduites à130 C02/km d'ici 2012, en utilisant des moyens techniques, et à 120g par le biais de mesures complémentaires telles que l'utilisation de biocarburants.
Quelque 13% d'émissions du carbone de toute l'Europe proviennent des véhicules commerciaux légers. Les volumes absolus de CO2 continuent à grimper en raison du nombre de plus en plus important du parc automobile et d'une tendance vers la vente de véhicules plus grands et plus puissants, y compris les 4X4. Les demandes pour un règlement font suite à l'échec de la part des fabricants européens de voiture d'atteindre les objectifs de réductions fixés lors d'un accord volontaire il y a dix ans. Les émissions moyennes des nouvelles voitures sont actuellement toujours proches des 160g C02/km.
Le Parlement devrait donc adopter un compromis avancé par Chris Davies pour l'établissement d'un objectif de 125g à réaliser d'ici 2015 seulement grâce à l'aide de moyens techniques. Chris Davies a déclaré : "De nombreux députés voudraient punir les fabricants de voiture qui n'ont pas réussi à réduire les émissions de carbone, mais ce n'est pas une approche acceptable. La technologie existe pour trouver des améliorations significatives. Nous devons maintenant fixer des objectifs ambitieux mais également donner suffisamment de temps à l'industrie afin de réaliser les changements de conception au moindre coût possible."
Chris Davis déclare que toute augmentation du coût des véhicules à faible taux d'émissions sera en grande partie compensée par l'épargne que les conducteurs feront en économisant leur carburant amélioré. Le rapport au Parlement réclame des pénalités financières sévères à imposer aux fabricants qui ne réduisent pas les émissions moyennes d'ici 2015.
Le Parlement devrait aussi appuyer le projet de faire en sorte que la publicité sur les voitures reflète des considérations environnementales. Chris Davies a ajouté : "Les fabricants automobiles revendiquent qu'ils répondent simplement à la demande du consommateur, mais je crois qu'ils utilisent la publicité pour modeler la demande du consommateur. Il est temps d'insister que les publicités fournissent aux acheteurs de voitures plus de détails sur l'économie de carburant et sur le taux d'émissions des véhicules en vente. L'information devrait être au premier plan et en "gras", pas cachée en tout petit caractère."
Le rapport figure à l'adresse suivante: ICI
Mercredi 24 octobre à 10h00 aura lieu une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg (BAS N-1/201).
20:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, environnement, transports, CO2


