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02/06/2007

Cumul des mandats

« Je suis pour un mandat unique des députés. »
Rendre à l’Assemblée nationale son rôle et sa responsabilité, cela passe, selon François Bayrou, par l’interdiction du cumul.

« Je veux restaurer dans notre pays la démocratie de représentation. Cela signifie que le Parlement soit respecté et fasse son travail, que les parlementaires participent aux débats du Parlement.

Nous ne pouvons plus continuer avec des parlementaires absents ! Nous ne pouvons plus continuer à délibérer avec 1 ou 2 % de la représentation nationale. La République nouvelle doit adopter le principe du mandat unique pour les députés. Et les députés doivent en avoir les moyens, en termes de statut et de collaborateurs - ce qui impose qu'il y ait moins de députés.

J’ai été président de Conseil général en même temps que député, et même ministre, pendant presque dix ans. C’était exténuant, mais intéressant ! Et les Mitterrand, Chaban, Lecanuet, ont été de grands cumulards ! Le temps acceptait que le patron surveille de loin, se contentant de choisir ses collaborateurs, et arrêtant seulement les grandes options, un ou deux jours par semaine.

Nous sommes entrés dans des temps plus exigeants. Le cumul empêche de s’investir calmement dans une tâche, de prendre les repères, les habitudes et les marques du débatteur et du législateur.

Je propose deux décisions drastiques, qui sont déjà la règle au Parlement Européen.

1) si l'on n'est pas là, on ne vote pas : pas de délégation de vote.
2) si l'on n'est pas là, on n'est pas payé.
Et il y a une Assemblée de notre Parlement qui doit comprendre des élus locaux, de grands responsables d’exécutif : c’est le Sénat. La République a besoin que la voix de ses collectivités locales soit représentée dans la délibération des lois et participe au contrôle du gouvernement. Le Sénat est le lieu naturel du dialogue entre les responsables des grands exécutifs locaux et les gouvernants nationaux. »

Lien(s):
Discours "Refonder nos institutions et notre démocratie", le 16 décembre 2005

01/06/2007

Citoyenneté

« Je veux rendre le peuple acteur, remettre les citoyens au cœur du pouvoir. »

Pour François Bayrou, notre démocratie est malade, car les citoyens sont mis à l’écart. Remettre les citoyens au cœur du pouvoir, c'est leur permettre d'être représentés, c'est également leur permettre de participer directement aux décisions qui les concernent.

« Je suis très sévère sur la manière dont fonctionne la démocratie française. Nous sommes, comme peuple, exclus de la plupart des décisions. Si le peuple ne devient pas acteur, les puissants ne bougeront pas.

Il y a la manière démagogique de voir, et il y a la manière démocratique. La manière démagogique cherche des boucs émissaires, ou dit "je vous suivrai où que vous irez, vos décisions seront les miennes". L'autre manière, démocratique, consiste à prendre le peuple des citoyens comme un acteur de premier plan, à le placer en face du pouvoir, en situation de partenaire.

La démocratie a deux aspects : représentation et participation des citoyens.
Le temps où l'on pouvait gouverner sans la participation des Français, ou contre eux, est révolu.

Chaque citoyen doit pouvoir se faire une idée des enjeux, des choix. Lui, citoyen, elle, citoyenne, ont le droit de savoir. C'est pour que les cartes soient sur la table que des règles - la séparation et l'autonomie des pouvoirs - ont été fixées depuis des siècles. Elles interdisent l'arbitraire et imposent la transparence.

Sous cette Vème République épuisée, les vraies cartes sont sous la table : un réseau opaque d' intérêts partisans, claniques, économiques, médiatiques, impose son influence à l'État. Victime directe : le peuple français.

Je suis un défenseur du concept d' éducation populaire. Le film d’Al Gore sur le changement climatique, c'est de l' éducation populaire : prendre le citoyen au sérieux, faire de lui le premier responsable du pays dans lequel il vit.

Je suis partisan de réhabiliter le référendum pour donner la base populaire nécessaire à de grands projets. Le référendum, sur un grand sujet, c'est le moyen de donner conscience des enjeux et d'entraîner la mobilisation. Le référendum place le citoyen en position de responsabilité, de gouvernant. Et non pas en position de consommateur qui ne pense qu'à sa situation personnelle.  »

Lien(s):
Discours au colloque "Développement durable : passer aux actes", 21 octobre 2006
Discours "La révolution civique" au conseil national du 10 juin 2006