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02/06/2007

Décentralisation

« On doit simplifier le labyrinthe des collectivités locales pour obtenir l’efficacité »

François Bayrou veut simplifier « l’empilement et l'enchevêtrement » des collectivités pour en finir avec les gaspillages d’argent, de temps et d’énergie. Avec un objectif : un meilleur service aux citoyens sur tout le territoire.

«  La centralisation rend l’État sourd, aveugle et impuissant, mais le labyrinthe de l’actuelle décentralisation, personne ne s’y reconnaît plus ! Aucun citoyen n’est capable de reconnaître ses élus et leurs vraies responsabilités ! Il faut faire des choix.
  Je propose de rapprocher les conseils généraux et les conseils régionaux dans une seule collectivité locale, avec les mêmes élus. Les mêmes élus administreraient les départements et les régions au lieu de l’empilement, des incohérences et des mises en concurrence.D'abord on fera des économies ; ensuite, par une fédération des efforts, les citoyens y verront plus clair et auront un véritable interlocuteur en matière d'aménagement du territoire.
Je souhaite également l’élection du président de région au suffrage universel.
  Les régions, qui fédèreront les départements, auront la plénitude des pouvoirs d’aménagement du territoire, d’équipement et de solidarité ; l’État assumera une redistribution pour équilibrer les ressources des régions. En revanche, je suis défavorable à la régionalisation de l’Education nationale : la déconcentration des moyens est déjà effective dans ce domaine, et les présidents de conseils régionaux n’ont aucune légitimité pour mener la politique de l’Education nationale.
  Les communes, fédérées en intercommunalités, auront la plénitude des pouvoirs de proximité, y compris une autorité en matière de sécurité.
 Je suis un défenseur des 36 000 communes ! Dans ma circonscription, la plus petite avait, il y a peu, 18 habitants, la plus grande 85 000. Grâce à ce tissu serré des communes françaises, il y a un immense tissu d’élus bénévoles – et beaucoup moins d’employés municipaux, en regard de la population, dans les petites communes que dans les grandes ! Les maires sont en première ligne dans le combat contre la décomposition de la société française. »

Lien(s):
Allocution au congrès des Maires de France : "Vous êtes en première ligne", 21 novembre 2006
Discours aux journées parlementaires de Saint-Clément-les-Places, 12 septembre 2002
"L'Esprit public" sur France Culture, 23 juillet 2006

01/06/2007

Corse

« La démocratie doit l’emporter contre la violence. »

En 2003, François Bayrou a été le seul leader politique national à défendre le "non" à la modification de l'organisation institutionnelle de la Corse. Le "non" l'a emporté par 51% des suffrages des Corses.

« Je n’ai pas approuvé le projet de modification des institutions de la Corse soumis à référendum, au nom de l'idée, exigeante et précise, que je me fais des institutions régionales dont la France a besoin. Le fait de supprimer les conseils généraux et de les remplacer par des conseils territoriaux occupés par des conseillers régionaux, comme le proposait le référendum, aboutit à supprimer ce niveau de représentation du territoire. Il faut être attentif à la représentation des territoires. Dans une région aussi diverse que la Corse, on en a besoin.

Après la victoire du "non" au référendum, j’ai regretté que le gouvernement n’ait pas tiré les leçons du rejet qui était en train de naître en Corse.

Les gouvernements successifs ont failli en Corse parce qu’ils n’ont pas obtenu, ni même cherché à obtenir le désaveu de la violence de la part de ceux qui la pratiquent. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé la place à une impression de ségrégation ethnique. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé croire que désormais la Corse aurait sa loi qui ne serait plus celle de la France.

Le plus important est de préserver la paix civile. Je fais confiance à nos institutions républicaines pour faire respecter la loi et la justice. Rien ne pourra se faire de bon et de juste sans que, sur ce point, la situation soit assainie. »

Lien(s):
Discours à l'Université d'été de Seignosse, 31 août 2003
Interview dans Le Monde du 4 novembre 2003