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05/05/2010

Changer radicalement notre manière de penser l'Etat

59639_bayrou-new-une.jpgLe président du MoDem, François Bayrou, a parlé mercredi d'"une chaîne de dominos" pour évoquer le risque de contagion de la crise grecque au Portugal et à l'Espagne, estimant aussi que la France "n'est pas extérieure à ce qui se passe" mais se situe "au bout de la chaîne".

"La Grèce, le Portugal, l'Espagne, ce n'est pas extérieur à nous. Il y a une chaîne de dominos et quand un domino tombe, le suivant se trouve menacé aussitôt. Au bout de la chaîne des dominos, il y a la France", a expliqué sur France Inter le leader centriste.

Il a cité deux raisons : "La première, c'est que nous avons une dette en explosion et qui va atteindre des niveaux du type de ceux de la Grèce. On est à 85% de dette par rapport à la production totale du pays dans une année, ce sera 94% l'an prochain et 100% l'année d'après. C'est comme un grand vaisseau qu'on ne peut pas freiner", a-t-il poursuivi.

"La deuxième raison, c'est que dans leurs malheurs, la Grèce, l'Espagne et le Portugal ont une fiscalité légère (32% de prélèvements obligatoires en Grèce, 45% en France) et une économie souterraine très importante. Ces pays ont des réserves fiscales. Nous, nous sommes au sommet des prélèvements obligatoires et il n'y a pas ou peu d'économie souterraine. Et donc, je crois que la situation de la France n'est pas tenable dans la durée".

"Ce que nous allons vivre dans les semaines qui viennent, a prédit François Bayrou, c'est la révélation de la gravité de la situation de notre pays, plus accentuée, plus lourde de conséquences que tout ce que nous avons connu depuis la guerre".

"On ne sait jamais quand l'orage se forme à quel endroit tombera la foudre. En tout cas, ce qui se prépare au-dessus d'un certain nombre de pays européens et je le crois, en fin de course, au-dessus de la France, va nous obliger à changer radicalement notre manière de penser l'Etat, à reconstruire le pays et la politique dans notre pays", a-t-il conclu.

 

[Les Echos]

30/10/2008

"L'argent-dette" : décryptage d'une manipulation de masse, mais laquelle ?


Cori, Delaigue, Gunthert, dissèquent "l'argent... par asi

A qui se fier pour comprendre la crise financière et économique ? Deux semaines après sa première émission consacrée à la crise, @si revient sur la question. La télévision, les journaux et la radio sont-ils simplificateurs ? Mais peut-on se fier à ce qu'on trouve sur internet, et notamment les vidéos qui "buzzent" ?

Pour tenter de répondre à ces questions, Nicolas Cori, journaliste économique à Libération et auteur du blog "Les cordons de la bourse", Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint Cyr et animateur du blog "Econoclaste", et André Gunthert, chercheur en histoire visuelle, sont sur le plateau d'@si. Avec eux, la chroniqueuse Judith Bernard et la journaliste Justine Brabant.

Si vous n'avez pas encore vu ce drôle d'objet médiatique, munissez-vous de 52 minutes et cliquez sur "lecture" :

Cette version de Money as debt est une adaptation française du film original de Paul Grignon, réalisée par Bankster.tv, site qui souhaite le "droit régalien à la création monétaire" pour le "peuple souverain".

 

03/06/2007

Dette et déficits

« Faire payer nos dépenses par nos enfants est irresponsable et criminel. »
Faire payer nos dépenses par nos enfants est irresponsable et criminel. François Bayrou propose de résorber le déficit de fonctionnement en trois ans, et, hors les années de récession, de l’interdire à l'avenir.

« Le combat pour l'équilibre des finances publiques n'est pas un caprice de théoricien, c'est le premier geste social que nous pouvons faire.

Les Français les plus fragiles et les plus démunis sont les premières victimes de la dette. Le déficit actuel de l’État ne soutient plus la croissance, il la freine. Il crée un climat d’incertitude face à l’avenir. Toute remontée des taux d’intérêt aurait des effets désastreux sur les finances publiques.

Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements ont été coupables de ce laisser-aller. Tous les jours, l'État dépense 20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses. Malgré ce constat, que tout le monde fait, les candidats du PS et de l'UMP promettent plus de soixante milliards d’euros de dépenses nouvelles. Cette attitude est irresponsable.

C'est pourquoi je ne prendrai aucun engagement qui ne soit financé par une économie correspondante. Notre projet représente 21 milliards d’euros de dépenses nouvelles avec, en face, 21 milliards d’euros d'économies :

* concentrer en trois ans les exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (9 milliards d’euros d'économies),

* plafonner progressivement le montant global des niches fiscales (4 milliards d’euros) ;

* des actions de modernisation de l'État pour un montant de cinq milliards d’euros d'économie ;

* et des économies au niveau des collectivités locales pour 3 milliards d’euros en trois ans.

Modernisation de l'État et économies dans les collectivités locales vont de pair : jusqu'ici, aucune décentralisation des compétences n'a entraîné la diminution du nombre des fonctionnaires des services correspondants !

Je propose d'inscrire, dans la Constitution, l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement, hors période de récession. L'État s'interdira ainsi de financer ses dépenses courantes par la dette.

Je propose la suppression de ce déficit de fonctionnement, 21 milliards environ, en trois ans. En retenant une prévision de croissance raisonnable, 2 % par an, et 1,8 % d'inflation, l'augmentation des recettes de l'État est de 14 milliards d’euros par an. En consacrant 7 milliards par an à la diminution du déficit, on retrouve au bout de trois ans l'équilibre de fonctionnement. Alors la part de la dette dans la richesse nationale se met à baisser, et l'État et les collectivités locales retrouvent des marges de manœuvre. »

Lien(s):
Interview dans Les Echos, 6 novembre 2006 : "Ma stratégie économique pour la France"
Discours de Lille, 14 décembre 2006
Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
Conférence de presse "Pour une social-économie", 23 février 2007

01:40 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, état, impôts | | |  Facebook |