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29/11/2007

Démocrates et Libéraux défendent La Charte des droits fondamentaux

Le Parlement européen doit donner son accord  formel aujourd'hui sur la charte des droits fondamentaux. Le Président la signera au nom de l'institution lors d'une cérémonie formelle qui se déroulera à Strasbourg le 12 décembre, en présence de représentants du Conseil et de la Commission.

74cf390d5be9e8d10ebbce2fc67d56a5.jpg"Cette proclamation solennelle est l'apogée d'un long combat qui fait passer l'UE à la vitesse supérieure", s'est félicité Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), "car l'objet de cette Charte est de protéger les citoyens contre l'abus par l'UE des pouvoirs étendus dont elle est investie, et dès lors la tentative britannique d'échapper au caractère contraignant de la charte semble à la fois bizarre et regrettable", a-t-il ajouté.


"L'opt out britannique est juridiquement erroné dans la mesure où la jurisprudence de la Cour de justice s'étend à toute l'UE, sans tenir compte de la nationalité, et en conformité avec le principe général de l'UE selon lequel nos droits fondamentaux s'appuient sur un terrain constitutionnel commun aux Etats membres en la matière et ne découlent pas simplement du droit national".

"J'espère que l'opt-out britannique tombera rapidement dans l'oubli", a conclu le coordinateur ADLE au sein de la commission des Affaires constitutionnelles.

530dc8279065e218ced5183e6270fafb.jpgMême sentiment mitigé pour Bronislaw GEREMEK (Partia Demokratyczna, Pologne) qui déplore que le nouveau Premier ministre polonais ait finalement renoncé à signer la Charte, malgré ses promesses de campagne.

"Il y a lieu de regretter que Donald Tusk ait changé d'avis et annoncé son soutien de fait à l'opt-out polonais sur la Charte des droits fondamentaux. Je suis persuadé qu'il est dans l'intérêt de la Pologne d'approuver ce document qui définit le cadre de l'intégration européenne sans toucher à ce qui appartient au droit des pays membres. On ne peut pas avoir de sentiment d'appartenance à une communauté tout en refusant sa déclaration de principes fondamentaux."

21:25 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charte, droits, fondamentaux | | |  Facebook |

07/11/2007

L'UE devrait faire face aux tabous de la discrimination à l'encontre des femmes

L'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe a organisé aujourd'hui au Parlement européen une audition sur le thème : "Plus d'opportunités  pour les femmes sur le marché du travail et en politique".

Les femmes dans l'UE ont un taux d'emploi bien inférieur à celui des hommes. Les objectifs de la Stratégie de Lisbonne en termes d'emploi fixent le taux d'emploi des femmes à 60% d'ici 2010 mais il semble peu probable que ce niveau sera atteint. Dans son programme de travail pour l'égalité entre les femmes et les hommes (2006-2010), la Commission relève qu'une bonne application de la législation sur l'égalité de traitement et une utilisation efficace des Fonds structurels contribueraient à augmenter l'emploi féminin. En outre, elle constate que l'individualisation des droits, tant sur le plan fiscal que social, permettrait de s'assurer qu'homme et une femme au travail sont sur un pied d'égalité.

Le niveau du revenu lié à l'emploi est un autre aspect important lorsque l'on évoque la situation des femmes sur le marché du travail. Les femmes dans l'UE gagnent seulement en moyenne 85% du salaire des hommes, à horaire égal. L'écart de salaire en fonction du sexe soulève quelques questions très difficiles..

a23bf83920bd454b614bf29c9a9b3e21.jpgAnneli Jäätteenmäki (Suomen Keskusta, Finlande), membre de la commission parlementaire des droits de la femme,  présidait cette audition au cours de laquelle elle a notamment déclaré : "Le faible taux d'emploi des femmes et le grand écart de salaire entre les sexes constituent une réalité honteuse pour l'Union européenne. Nous adoptions depuis maintenant 50 ans une série de directives relative à l'égalité entre les hommes et les femmes - conséquence tangible. Les Etats membres ne prennent pas leurs engagements suffisamment au sérieux et la question n'est pas soulevée au niveau de l'UE", a-t-elle ajouté.

71e7e9f4a35294328c377cb168cb71d8.jpgClaire Gibault (UDF-Mouvement Démocrate, France), coordonnatrice de l'ALDE au sein de la commission des droits de la femme, a indiqué: "J'ai constaté pendant ma carrière de musicienne que la discrimination à l'encontre des femmes persistait dans cette profession et je sais que nous devons encore travailler très dur pour faire tomber ces tabous. La législation européenne sur l'égalité des sexes est un pilier central du modèle social européen ".

Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen et Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, des membres du Conseil et du Comité des régions, ainsi qu'un grand nombre de représentants d'ONG européennes ont participé à cette audition.

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26/09/2007

Silence honteux des Etats membres sur les suites à donner au rapport sur les activités illégales de la CIA en Europe

Le Parlement européen, réuni aujourd'hui en session plénière à Strasbourg, a sommé le Conseil et la Commission de s'expliquer sur le suivi du rapport parlementaire de février 2007, lequel suivait et confirmait celui du Conseil de l'Europe sur la réalité des opérations clandestines de la CIA en Europe. Les députés  démocrates et libéraux demeurent très critiques face à l'inaction des Etats membres qui ne tirent aucune conclusion des faits graves pourtant mis à jour par la commission temporaire.

f8b00ce571b9ba5e5ea5592f9a5712f0.jpgIgnasi Guardans (CiU, Catalonia, Espagne),  coordinateur de l'ADLE au sein de l'ancienne commission temporaire sur la CIA, a déclaré : "Le rapport du Parlement européen et du Conseil de l'Europe a porté des accusations sérieuses contre plusieurs Etats membres de l'UE et le Conseil confirmant leur complicité avec de tels événements. Mais au lieu d'agir et d'aborder les problèmes soulevés, le Conseil demeure silencieux, comme un accusé qui, dans une cour de justice, se mure dans le silence en guise de défense."

"Est-ce par crainte d'offenser les Etats-Unis que le Conseil reste en retrait ? Malheureusement le Parlement européen n'a pas les moyens légaux d'inciter le Conseil à s'expliquer, mais l'histoire fera la lumière sur ce silence honteux. Le refus d'agir du Conseil est un scandale et une offense à nos démocraties contemporaines."

841d09bdda9eb722d4e4cc996926e4da.jpgSarah LUDFORD (LibDem, Royaume-Uni) a déclaré : "Sept mois après que les députés aient publié un acte d'accusation condamnant la complicité des Etats membres dans le programme de transports illégaux, de torture et de prisons clandestines mené par la CIA, les gouvernements de l'UE et la Commission ont enfin accepté de venir à la barre . Mais c'est une avancée limitée puisqu'au lieu de s'expliquer, nos interlocuteurs nous ont envoyé sur les roses! Quand il s'agit de présomption de violation des droits de l'homme et d'infraction au droit international, nos citoyens européens devraient au contraire obtenir une réponse sincère et complète. La crédibilité de l'UE comme Espace de liberté, de sécurité et de justice et havre des droits de l'homme est sérieusement ébranlée."

2ed68159f08f6a2d7954f68fd153a71e.jpgSophie IN'T VELD (D66, Pays-Bas) a conclu : "Le refus du Conseil de s'exprimer jusqu'à présent sur ce sujet est un déshonneur pour toute l'Europe. Les droits de l'homme et la démocratie sont les bases mêmes du projet européen. Ce comportement va à l'encontre de tout ce que nous représentons et mine sérieusement l'autorité morale de l'Europe dans le monde."

"Ceci démontre clairement le besoin urgent d'un ministre européen des Affaires Etrangères. Les Etats membres se retranchent en effet derrière l'argument selon lequel la politique étrangère et de sécurité est une compétence nationale pour échapper à leur responsabilité. Mais en l'occurrence les pays européens ont fauté ensemble, donc il y a une responsabilité collective."

04:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, CIA, droits, homme | | |  Facebook |