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23/10/2007

Les députés veulent pénaliser les nouvelles voitures dépassant les limites d'émissions de CO2

Le Parlement européen se prononcera demain mercredi sur les propositions de Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni) visant à obliger les fabricants de voiture à payer des pénalités financières si leurs nouveaux véhicules dépassent les objectifs de réduction d'émission de C02. Ils évalueront également la possibilité qu'une une partie importante de l'espace consacré à la publicité de nouvelles voitures soit utilisée pour fournir aux consommateurs les informations sur l'économie de carburant des véhicules et les émissions de carbone.

2cbd374e773ba230a6b8d36bc0da6b0f.jpgM. Davies, à l'origine de ce rapport d'initiative au sein de la commission parlementaire de l'Environnement où il a reçu un large soutien, a déclaré que ces mesures étaient "bonnes pour le consommateur, bonnes pour l'environnement, et bonnes pour l'avenir de l'industrie automobile en Europe". La Commission européenne doit faire des propositions législatives au début de l'année afin de réduire les émissions de carbone des voitures. Elle indique qu'elle réclamera que les émissions moyennes des nouvelles voitures soient réduites à130 C02/km d'ici 2012, en utilisant des moyens techniques, et à 120g par le biais de mesures complémentaires telles que l'utilisation de biocarburants.

Quelque 13% d'émissions du carbone de toute l'Europe proviennent des véhicules commerciaux légers. Les volumes absolus de CO2 continuent à grimper en raison du nombre de plus en plus important du parc automobile et d'une tendance vers la vente de véhicules plus grands et plus puissants, y compris les 4X4. Les demandes pour un règlement font suite à l'échec de la part des fabricants européens de voiture d'atteindre les objectifs de réductions fixés lors d'un accord volontaire il y a dix ans. Les émissions moyennes des nouvelles voitures sont actuellement toujours proches des 160g C02/km.

Le Parlement devrait donc adopter un compromis avancé par Chris Davies pour l'établissement d'un objectif de 125g à réaliser d'ici 2015 seulement grâce à l'aide de moyens techniques. Chris Davies a déclaré : "De nombreux députés voudraient punir les fabricants de voiture qui n'ont pas réussi à réduire les émissions de carbone, mais ce n'est pas une approche acceptable. La technologie existe pour trouver des améliorations significatives. Nous devons maintenant fixer des objectifs ambitieux mais également donner suffisamment de temps à l'industrie afin de réaliser les changements de conception au moindre coût possible."

Chris Davis déclare que toute augmentation du coût des véhicules à faible taux d'émissions sera en grande partie compensée par l'épargne que les conducteurs feront en économisant leur carburant amélioré. Le rapport au Parlement réclame des pénalités financières sévères à imposer aux fabricants qui ne réduisent pas les émissions moyennes d'ici 2015.

Le Parlement devrait aussi appuyer le projet de faire en sorte que la publicité sur les voitures reflète des considérations environnementales. Chris Davies a ajouté : "Les fabricants automobiles revendiquent qu'ils répondent simplement à la demande du consommateur, mais je crois qu'ils utilisent la publicité pour modeler la demande du consommateur. Il est temps d'insister que les publicités fournissent aux acheteurs de voitures plus de détails sur l'économie de carburant et sur le taux d'émissions des véhicules en vente. L'information devrait être au premier plan et en "gras", pas cachée en tout petit caractère."

Le rapport figure à l'adresse suivante: ICI

Mercredi 24 octobre à 10h00 aura lieu une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg (BAS N-1/201).

20:45 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, environnement, transports, CO2 | | |  Facebook |

13/09/2007

La commission de l'Environnement propose des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de CO2 des voitures

b8f967e7ff4f617221d205eacd6e1b37.jpgLa commission de l'Environnement du Parlement européen a adopté aujourd'hui le projet de rapport d'initiative "réductions des émissions de CO2 des voitures" de Chris DAVIES (LibDem, Royaume-Uni), coordinateur de l'ALDE au sein de la commission parlementaire. Une grande majorité des parlementaires de cette commission invite la Commission européenne à proposer un objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures en moyenne de 120 grammes par kilomètre d'ici 2012 par le biais de moyens techniques mais sans recours aux biocarburant. Actuellement les émissions moyennes de CO2 des voitures sont de l'ordre de 160 grammes par kilomètre.

En outre, la commission parlementaire a adopté le projet de M. Davies visant à créer un mécanisme de marché, le système de réduction d'allocation de carbone (Carbone Allowance Reduction System - CARS). Les fabricants et les importateurs devraient payer une amende proportionnelle aux émissions produites par leurs véhicules dépassant une référence annuelle, mais pourraient demander des crédits pour des véhicules émettant moins que la moyenne.

Chris Davies a déclaré : "Le salon automobile de Francfort montre que la technologie existe pour réduire de manière significative les émissions de CO2 des voitures dans un délai très court. Trop de fabricants ont été négligents, sans vergogne, en encourageant la vente de véhicules plus grands et plus puissants, sans respecter  les conséquences au niveau de l'environnement."

Vous trouverez le projet de rapport à l'adresse suivante

Le rapport pré-législatif doit être voté en session plénière du Parlement en octobre.

16:05 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, environnement, carbone, transports | | |  Facebook |

07/09/2007

Capacité et services aéroportuaires: la croissance prévue du trafic aérien n'est pas durable du point de vue environnemental

f0b7b8fa3dd451388f3e6461f47b978b.jpgLa commission parlementaire des Transports du Parlement européen a adopté aujourd'hui un rapport d'Anne JENSEN (Ventre, Danemark) relatif à la stratégie de l'UE concernant ''La capacité aéroportuaire et la manutention au sol". Le rapport fait suite à la présentation d'une communication de la Commission européenne sur la capacité, l'efficacité et la sûreté aéroportuaire en Europe et au premier rapport sur l'exécution de la directive sur la manutention au sol qui a démontré les effets positifs de la première phase de la libéralisation du service.

Tout en saluant les actions suggérées par la Commission, la commission parlementaire des Transports invite la Commission à définir une politique plus efficace et durable susceptible de satisfaire la demande croissante du transport aérien (qui d'ici 2025 devrait être 2,5 fois plus élevé qu'en 2003) tout en assurant également des normes de haute qualité pour les services de manutention au sol. Le Parlement européen a également demandé à la Commission d'envisager la possibilité de davantage de libéralisation, de fournir des directives plus claires pour les procédures de sélection dans les appels d'offres et d'assurer la sécurité et la sûreté pour les usagers et les fournisseurs.

"Il est extrêmement important que la manutention au sol soit efficace car cela affecte également la capacité entière de l'aéroport", a précisé Mme Jensen. "Cependant, même en tenant compte des nouveaux investissements, en raison de la croissance actuelle de la demande des vols, (approximativement 5% par an) de plus en plus d'aéroports ne pourront pas faire face à  la demande caractéristique des heures de pointe sans donner lieu à un retard ou des demandes insatisfaites. A long terme, nous risquons de faire face à un scénario de plus en plus catastrophique, avec 3.7 millions de demandes de vols par an en 2025 qui ne peuvent pas être satisfaites".

Les signes d'un chaos proche sont déjà visibles dans plusieurs aéroports européens et les compagnies aériennes rencontrent d'énormes problèmes en faisant face au trafic croissant. L'aéroport de Fiumicino à Rome a signalé presque cinquante mille bagages perdus seulement durant le mois d'août. British Airways devrait perdre 1.3 million de valises dans le monde entier cette année. "Si nous n'agissons pas maintenant, nous ferons face à de sérieux problèmes dus au manque de capacité. Par conséquent un plan d'actions majeur pour une meilleure capacité aéroportuaire en Europe est nécessaire, de sorte que nous puissions favoriser et coordonner des initiatives nationales et frontalières ", a conclu Mme Jensen.

Une copie du rapport provisoire de Mme Jensen est disponible ICI

Note aux rédacteurs :

La communication sur la capacité, l'efficacité et la sûreté dans les aéroports en Europe : une stratégie nécessaire pour aborder la congestion dans les aéroports européens. Les cinq principales mesures visant à adapter la croissance du trafic de façon durable du point de vue environnemental sont : améliorer l'utilisation des capacités aéroportuaires actuelles; adopter une approche cohérente en matière de mesures de sécurité aérienne dans les aéroports; promouvoir la "co-modalité", l'intégration et la collaboration entre modes de transport (air-rail); améliorer la capacité environnementale des aéroports et le cadre de planification des nouvelles infrastructures aéroportuaires; élaborer et mettre en oeuvre des solutions technologiques présentant un bon rapport coût-efficacité.

04:05 Publié dans Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, transports, aériens, environnement | | |  Facebook |

07/06/2007

Energie

« Le marché de l’énergie est aujourd’hui un marché politique et pas seulement économique : la France doit avoir une politique nationale de l’énergie. »
François Bayrou propose un plan pour une croissance sobre agissant dans quatre directions : une politique d’économies d’énergie, les potentialités de l’agrochimie, un contrôle national de l’énergie et une politique commune européenne.

« Dire la vérité sur la crise énergétique, c’est avoir le courage de dire aux Français qu’il faut changer notre modèle de développement. C’est en fait une chance, car la société vivra mieux si elle vit plus sobrement.

Une crise des énergies fossiles s’annonce, en raison de la progression de la consommation par de pays comme la Chine et l’Inde, mais aussi une crise climatique due aux gaz à effet de serre. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique. C’est pourquoi j’ai refusé les privatisations d’EDF et de GDF. Une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face de ces risques d’instabilité. L’Etat doit conserver un instrument pour défendre l’intérêt général.
 
Nous devons diviser par 4 notre consommation en 50 ans, c’est-à-dire baisser notre consommation de 25 % à l’horizon 2020.
 
La première clé d'une politique sérieuse en matière d’économie d’énergie, c’est la formation de la population, par les media et l’Éducation nationale. Deuxième clé de cette politique, il faut que polluer ait un coût, ce qui implique une fiscalité écologique, une fiscalité des carburants.
 
En même temps, les biocarburants, bientôt l’utilisation de la biomasse, l’agrochimie, font apparaître l’espoir d’un débouché écologique, rémunérateur et extensible, pour notre agriculture.
 
Enfin, la dimension européenne est essentielle, pour garantir la sécurité de nos approvisionnements et la diversification de la production énergétique. Il faut une politique de l’énergie européenne, qui ait les moyens d'induire ce changement réel de comportement, et en même temps de faire exemple et convaincre les autres puissances. »

Lien(s):
Interview dans La Tribune du 7 septembre 2006 : "Il faut garder le contrôle de l'énergie"
Discours "Environnement : pour un avenir durable" du 22 avril 2006
Discours "Développement durable : passer aux actes" du 21 octobre 2006
Discours "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux" du 11 février 2006

00:50 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : EDF, GDF, environnement, nucléaire, transports | | |  Facebook |

06/06/2007

EDF-GDF

« Il faut une politique nationale de l’énergie, sous contrôle public à EDF comme à GDF. »
La fourniture d’énergie est stratégique. Cela appelle la construction d’un acteur public majeur de l’énergie. La privatisation partielle crée un conflit d’intérêt entre le public et les actionnaires privés. François Bayrou a refusé l’ouverture du capital d’EDF, critiqué la fusion GDF-Suez, et préconisé un rapprochement EDF-GDF.

« La privatisation d’EDF ne sert pas les intérêts de la France. L’électricité, avec nos centrales nucléaires, est un enjeu majeur du siècle. Dans le domaine de l'énergie, on a le devoir et la responsabilité de conserver de grands acteurs publics. Nous sommes sur le point de vivre une crise des énergies fossiles, du fait de la forte progression de la consommation, dans des pays comme la Chine et l’Inde.

Dans le même temps, une crise climatique s’annonce, due au rejet des gaz à effet de serre provenant de la combustion de ces carburants fossiles. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique.

Avant la privatisation, nous avions la chance d’avoir un courant électrique vendu sur le marché français 60 % moins cher que sur le marché libre. De ce simple fait, des entreprises étrangères étaient enclines à s’installer en France plutôt qu’ailleurs.

La privatisation d’EDF va créer un conflit d’intérêt entre l’Etat et la logique privée. Une entreprise privée travaille pour ses actionnaires et recherche le meilleur rendement financier. Je défends un principe : il faut garantir que, sur un sujet aussi sensible, l’intérêt du peuple français sera pris en compte et pas seulement l’intérêt des actionnaires.

La fusion GDF-Suez crée des risques, car une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face des risques d’instabilité du marché du gaz. La logique politique l’a emporté dans cette affaire - alors que, ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2004 à conserver à l’Etat une large majorité dans EDF et dans GDF !

La meilleure mesure aurait été un rapprochement d’EDF et GDF : nous aurions eu une entreprise nouvelle, instrument de la politique de l’énergie de l'État.

EDF et GDF ont été édifiés par les Français. C’est l’effort des Français qui a construit le réseau, jusqu’au plus petit village. Il n’y a aucune raison de l’oublier. »

Lien(s):
Interview sur RTL "L'Etat abandonne l'instrument qu'il s'est forgé", 7 septembre 2006
Interview dans La Tribune, "Il faut garder le contrôle public de l'énergie", 7 septembre 2006

03/06/2007

Démocratie environnementale

La lutte pour la défense de la planète doit engager tous les moyens. Et en particulier tous les moyens politiques. Un développement plus sobre, c’est un changement de vie pour des millions de personnes. Et seule une nouvelle façon de gouverner pourra impulser ce changement. Une politique du développement durable, c’est une politique qui pense à long terme, et qui associe tous les partenaires, professionnels et associations, en amont de la décision. Il faut donc une démocratie environnementale, avec des associations environnementales pleinement partenaires de l’action publique.

Voilà pourquoi je suis favorable :

A l’institution du dialogue environnemental. Il est pour moi l’égal du dialogue social, un nouveau pilier de notre démocratie. Les entreprises, les syndicats, et les associations de l’environnement doivent construire avec l’Etat une démocratie environnementale, pour que les changements profonds qui doivent toucher nos modes de production et de consommation, soient inspirés et soutenus par la concertation permanente des acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Il faut pour cela d’abord responsabiliser et professionnaliser les associations environnementales, particulièrement en garantissant leur financement pérenne. Il faut ensuite que l’Etat soit le garant des discussions entre partenaires : une première conférence nationale de l’environnement, « grenelle de l’écologie », associant l’Etat, les entreprises, les syndicats et les associations sera le premier acte de cette démarche. Elle abordera en particulier la question de la représentativité des associations environnementales.

A la réforme de la sécurité sociale. La France est un des pays développés où la prévention est la plus négligée dans les politiques de santé publique. C’est pourtant la clé de la maîtrise des dépenses de santé, et de l’augmentation générale de l’espérance de vie. On sait qu’aujourd’hui de nombreuses pathologies, cancer, maladies cardio-vasculaires, ont des causes environnementales. Les associations environnementales ont un rôle à jouer au sein de notre système de santé : elles pourront proposer leur expertise, des pratiques et des solutions nouvelles, participer aux études épidémiologiques. Il est donc légitime qu’elles soient des partenaires responsables au sein de notre système de santé, et en particulier dans la gestion de la sécurité sociale.

A la réforme du conseil économique et social. Le conseil économique et social doit retrouver sa vocation première, celui d’être le vecteur principal du débat public, force de proposition de la société civile, représentant les acteurs économiques, sociaux et culturels du pays. Il y manque aujourd’hui les associations environnementales. Le conseil économique et social doit devenir un des lieux où s’imagine la politique du développement durable.

Sur la question de la réforme du comité d’entreprise : Les transformations des modes de production et de consommation touchent les entreprises. L’expertise environnementale de long terme leur est nécessaire. Il faut ouvrir la discussion avec les partenaires sociaux, au sein du dialogue environnemental, pour envisager la forme de cette expertise.

01:30 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, environnement, développement | | |  Facebook |

01/06/2007

Bio

« L’agriculture bio doit être développée, au nom de la défense de la diversité de l’agriculture. »

François Bayrou inscrit depuis longtemps le développement du bio comme un élément de sa stratégie pour revivifier les territoires ruraux et la profession agricole. Cela suppose une nouvelle orientation de la PAC.

« Je veux développer l’agriculture biologique. La France peut sûrement faire mieux dans ce domaine, quand on voit que l’agriculture biologique représente à peine 1 % des exploitations françaises*.

Le mécanisme de la politique agricole commune (PAC) y est pour beaucoup : ce système d’aides décourage un certain nombre d’agriculteurs de se lancer dans l’agriculture biologique.

Je propose donc une nouvelle orientation de la politique agricole commune, un changement permettant une diversification plus grande de la production. 

La défense de la diversité de l’agriculture est primordiale. Il n’y a pas une agriculture, il faut qu’il y en ait autant que de secteurs, de filières, de niches, grandes et petites exploitations, fermes biologiques et traditionnelles à gestion maîtrisée. Le pluralisme, c’est la modernité, le pluralisme c’est l’avenir : c’est vrai en démocratie, c’est vrai en agriculture. »

* 2% maintenant. (Ce passage : François Bayrou, "Hors des sentiers battus", 1999).

Lien(s):
Discours en clôture du colloque sur l'agriculture - 11 février 2006