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07/06/2007

Ecole

« Mon objectif : diviser par deux l’échec scolaire, multiplier par deux la réussite. Partout dans le pays. »
Le défi de la mondialisation, c’est le défi de la recherche et de l’éducation. Juger de la responsabilité des dirigeants du pays, c’est regarder quelle place ils accordent à l’école dans leur action. Pour François Bayrou, elle est la première.

« L’éducation est la priorité absolue de mon projet.

Presque un enfant sur cinq est en échec dès le plus jeune âge et sort de l’école sans diplôme ; et un sur cinq sort diplômé au niveau de la licence. Nous devons nous fixer un objectif : diviser par deux l’échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, dans tous les milieux sociaux, particulièrement les moins favorisés.
 
La première condition pour y parvenir, c’est que 100 % des élèves sachent lire et écrire à l’entrée en sixième. S’ils ne savent pas, qu’on leur apprenne. Garantir la lecture, c’est changer le collège.
 
Retrouver un collège paisible ne se fera pas avec des policiers, mais avec des éducateurs. Il faut reconstruire l’autorité du professeur et du surveillant. Pour l’élève, ou les deux élèves qui mettent la classe par terre, il faut des éducateurs et des psychologues, sans doute dans des internats. Tout le monde comprendra le message.La présence d’adultes à l’école, pour les études surveillées, l’accompagnement, je la prévois dans le cadre du service civique et de l’activité universelle.
 
Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.
 
Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.
 
La clé de tout cela, c’est l’innovation, l’évaluation et la communication de l’innovation. Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements.
 
Sur cet enjeu national, il faut fixer de grands objectifs, discutés et votés de manière transpartisane, sur lesquels le président de la République s’engage. »

Lien(s):
Discours au colloque "Ecole, université, recherche : pour l'avenir", 11 mars 2006
François Bayrou et la réforme "en continu" de l’Education nationale
Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
Discours de Dijon le 20 février 2007

03/06/2007

Délinquance des mineurs

« C’est notre responsabilité de rendre aux mineurs délinquants les repères qu’ils ont perdus. »

La délinquance des mineurs nécessite une action immédiate. François Bayrou fixe une ligne : associer sanction et prévention sans faille, mobiliser l’école et la famille, instaurer une réparation systématique, donner à la justice les moyens nécessires. C’est ce qu’il a expliqué lors de sa visite au tribunal pour enfants de Bobigny, le 28 juin dernier.

" Sur ce sujet, les promesses n’ont pas été tenues par les gouvernements successifs : la multiplication des internats pour les mineurs délinquants n’a pas eu lieu, seules cent places ont été créées pour toute la France ! On a fait de la propagande, les réalités n’ont pas suivi.

Je ne me résous pas à la situation actuelle où soit les délits restent impunis, soit leurs auteurs sont placés en détention. La détention des mineurs n’est pas une solution
, car dans notre pays, la prison est un pourrissoir moral.

La question principale est celle de l'exécution des peines - non celle de leur sévérité. Il faut par exemple jusqu’à deux ans et demi pour qu’un Travail d’Intérêt Général soit mis en place ! Le mineur aura évidemment eu le temps de récidiver, puisqu’il n’y aura pas eu de suivi pendant ce délai, et qu’il n’aura connu aucune sanction de son premier acte de délinquance !
 Il faut utiliser tous les degrés de sanctions, pour non seulement punir, mais surtout transformer le jeune délinquant. Il faut mobiliser l’école et les familles, pratiquer des mesures de réparation systématiques, immédiates, qui mettent en contact le mineur et la victime. Je souhaite de vrais travaux d’intérêt général, d'une durée de 3, 6, 12 mois, par exemple effacer les tags dans les cités et dans les trains.

Je propose de mettre en place des établissements d’autorité civique pour encadrer les jeunes délinquants et leur donner les repères qui leur manquent. Il s’agit de leur montrer que dans la vie on a des droits et des devoirs, et qu’un certain nombre de règles ne peuvent pas être transgressées sans sanctions.

Beaucoup de familles sont dépassées, leurs enfants ne respectent plus l’autorité des parents. La mise sous tutelle des allocations familiales, lorsque la désinvolture des parents joue un rôle dans la perte de repères des mineurs délinquants, est déjà inscrite dans la loi.   L’éducation à la loi est une forme efficace de prévention. Il faut enseigner la loi au collège, pour que les jeunes apprennent ce qui est permis et interdit."

Lien(s):
Discours au colloque "Justice : retrouver la confiance", 29 mars 2006
Interview sur LCP, 1er juin 2006 : "Il faut donner des repères aux jeunes délinquants"

01:30 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, sécurité, école, famille | | |  Facebook |

01/06/2007

Commerce

"Un autre commerce est possible"

Pour François Bayrou, si des quartiers perdent leurs commerces, si les centrales d'achat dictent leur loi, ce n'est pas une fatalité : c'est le résultat d'une politique qui ne regarde que les intérêts financiers à court terme, et ignore les besoins durables des producteurs et des consommateurs.

" Il faut soutenir les commerces de proximité, la création ou le maintien d'entreprises dans les centres-villes. Dans beaucoup de quartiers, c’est les uns d’un côté et les autres de l’autre, la ségrégation, les commerces ont disparu. En France, par rapport à d'autres pays, on a laissé se défaire le tissu urbain. Si nous avions eu dans les décennies passées une autre politique de l’urbanisme commercial, le monde ne serait pas ce qu’il est.

Il faut améliorer les conditions de travail dans la grande distribution, en particulier pour les femmes qui doivent assumer plusieurs vies à la fois. Les contrats de travail doivent être équilibrés pour protéger les salariés - une piste serait d'avoir une durée plancher pour les contrats de travail à temps partiel. Il faut favoriser la création des crèches proches des lieux de travail (les grandes surfaces sont souvent loin des centres villes) - sans être liées à l’entreprise, pour éviter que les femmes ne soient corvéables à merci.

Je suis pour qu’il y ait un jour - le dimanche - où la consommation et l’argent ne soient pas rois. Si on généralise l’ouverture des magasins le dimanche, ce sont toujours les mêmes personnes, les plus fragiles et les plus pauvres, qui ne verront plus leurs enfants le week-end - car je sais que le "volontariat" dont on nous parle sera en fait un volontariat contraint ! Et la loi permet déjà d’ouvrir cinq dimanches par an.

Les centrales d'achat sont hyper-puissantes, forment un oligopole, elles imposent leurs conditions et écrasent les fournisseurs de produits agricoles, de produits frais. Il faut permettre aux producteurs de s'organiser en face des centrales d'achat, et pour cela modifier les règles européennes. En Martinique, en deux années, l’organisation des producteurs a permis de passer le prix de vente réel, avant intervention, de quelque 235 € la tonne à plus de 430 € !

Le commerce équitable est une des réponses les plus intéressantes qu'on ait trouvées ces dernières années. Il repose sur l'organisation des producteurs, et sur une distribution qui intègre les nécessités du développement, qui prend en compte les problèmes concrets des producteurs. Cela rend possible une garantie des prix, de la qualité, de la commercialisation. Cela montre qu'un autre commerce est possible, une conception de l'économie qui intègre autre chose que les intérêts financiers à court terme. »

Lien(s):
- Chez FOG, France 5, 4 février 2007
Émission Le Duo BFM, sur BFM TV et Radio BFM, 7 décembre 2006
Discours au colloque "Co-développement et coopération partenariale", 30 janvier 2007
Discours au colloque "Demain, l'agriculture et les territoires ruraux", 11 février 2006
Discours à l'Université d'été de Seignosse, 30 août 2003
Visite à Poitiers, 16 février 2007

13:20 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : commerce, entreprise, prix, famille, femmes, loisirs, travail | | |  Facebook |