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03/06/2007

Dissuasion nucléaire

« Ce qui serait rationnel, c’est de discuter d’un désarmement nucléaire de long terme. »

François Bayrou expose sa vision de la dissuasion dans l’équilibre international, et de la menace de prolifération nucléaire, en réponse à Nicolas Voisin du "PoliTic’Show".

« Ce qui se joue, dans les jours où nous sommes, est une question terrible pour l’humanité : si on accepte la prolifération nucléaire, un jour un fou s’en servira. La question est celle des détenteurs des armes, de leur caractère stable ou instable. Le droit d'ingérence se lit à l'aune de cette stabilité ou instabilité.

Déjà, ce n’est pas rassurant que cinq, six grands États aient l’arme nucléaire. On voit ce qui se passe en Iran : ce sont des technologies à la portée d'un appareil scientifique convenable. Il y a des risques de fuite.
 
Ces États qui ont l'arme nucléaire considèrent comme légitime qu'ils la détiennent, et que les autres ne la détiennent pas ; tandis que l’Iran ou la Corée du Nord disent ‘‘et pourquoi pas nous ?’’.
 
Une politique rationnelle et juste serait de discuter d’un plan de désarmement nucléaire de long terme. Il permettrait de répondre, à tous les pays qui veulent la prolifération nucléaire, que nous allons - à pas programmés - vers un monde dans lequel cette arme serait bannie.
 
La dissuasion a changé de visage. Il est donc nécessaire que nous reformulions notre doctrine en matière nucléaire.
 
Les intérêts vitaux de la France ne sont pas définis uniquement par les frontières hexagonales ou même l’Outremer. L'intérêt vital de nos alliés les plus proches est une part de notre intérêt vital.
 
Mais le caractère dissuasif de l'arme atomique vient de ce qu’elle est une arme de dernier recours : ce n'est pas une arme de maintien de l'ordre international, ou de lutte contre le terrorisme international. »

Dette du tiers-monde

"Il est anormal de faire rembourser aux peuples des sommes détournées par des tyrans."

François Bayrou est l’un des rares hommes politiques à s’être prononcé, très fortement, pour la suppression de la "dette odieuse". Un principe de transparence et d'honnêteté doit guider l’ensemble de la politique de codéveloppement.

" Il est anormal de faire rembourser aux peuples des sommes qui ont été détournées par les tyrans qui les opprimaient. Cette dette doit être annulée, ce qui servira de leçon à ceux qui prêtent de bon cœur à des dirigeants, en sachant à l'avance l'usage détourné qui en sera fait.

Ce principe de transparence, d’honnêteté, doit caractériser notre politique étrangère dans son ensemble.
Je veux assainir en profondeur la politique que mène la France avec les pays du Sud, en lui donnant désormais une seule ligne : la démocratie n'est pas le fruit du développement. La démocratie c'est le développement, et même dans un grand nombre de cas, la condition du développement. Tous les hommes y ont droit, pas seulement ceux qui ont la chance d'appartenir à un pays riche."

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Discours au colloque Relations internationales, 22 juin 2006

Défense

« L’Europe sera au cœur de notre politique de défense. »

Par nature, par pesanteur, les armées préparent toujours la « guerre d’avant ». Un certain colonel de Gaulle l’avait exprimé, en son temps. François Bayrou propose une nouvelle politique de défense, intégrant l'échelle européenne, et dans laquelle la défense civile répond aux nouveaux risques, évidents depuis le 11 septembre 2001.

« Priorité à la recherche : des moyens supplémentaires massifs doivent y être consacrés. Presque toujours, la recherche militaire a des applications civiles.
  Il faut pour cela faire des économies - alors qu'on est allé en sens inverse ces dernières années (programmes de missiles nouveaux, alors que les missiles à disposition peuvent encore aider ; multiplication de strates, de structures nouvelles sans supprimer les structures existantes, d'agences européennes sans supprimer les agences françaises, création d’un Etat-major général sans supprimer les trois états-majors existants …)
  La France a besoin de combler son retard en matière d'observation et de renseignement, en particulier le renseignement économique. On a besoin non seulement de technologie, mais de la longue expérience du terrain, des moeurs, des langues, des coutumes, des cultures : c'est une démarche européenne. c'est aussi une démarche européenne qui doit être construite. Représentons-nous la capacité qu'aurait l'Union Européenne au Darfour si l'on rapprochait la connaissance française du Tchad et la connaissance britannique du Soudan !
 Nous avons besoin d' une grande politique de défense civile. Les nouveaux risques auxquels nous sommes confrontés - terrorismes, armes biologiques, surveillance accrue des sites sensibles …- l’imposent. Notre capacité de défense civile doit se construire, au cœur de la société : tout particulièrement dans le cadre du service civique universel.
 Nous devons enfin reformuler notre doctrine nucléaire. Face au risque de prolifération des armes atomiques, la question du droit d'ingérence se pose selon le degré d’instabilité prévalant dans un pays - ce dont l’analyse pourrait être confiée à la communauté internationale.
 Nous devons construire une défense européenne. Dès lors, l'Alliance atlantique aura un tout autre visage, et les réticences françaises à son égard s'effaceront.
 Les pays européens représentent ensemble près des deux tiers du budget de défense américain, et notre capacité de projection doit être de 10% de la capacité américaine ! Notre continent doit devenir capable de faire face aux crises qui nécessitent une intervention au loin ; et pour cela, se doter d’une capacité de défense commune, c'est-à-dire non pas une armée européenne commune, mais la mise en synergie de capacités militaires nationales : manœuvrer ensemble, échanger des renseignements... La défense du territoire européen, c’est notre responsabilité. »

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Discours au colloque "Relations internationales, défense : Quelle place pour la France ?", 22 juin 2006

02/06/2007

Darfour

« Les plus graves crimes contre l’humanité se répètent sous nos yeux au Darfour. Il faut un engagement international pour imposer la paix. »

Les coprésidents du Parti démocrate européen, François Bayrou et Francesco Rutelli, se sont rendus au Darfour en février 2005 – malgré un premier refus de visa par le gouvernement du Soudan. François Bayrou a mesuré l’ampleur du drame, et appelé à un engagement international pour imposer la fin du conflit.

« Plus de 200 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps à l’intérieur du Darfour, 200 000 hommes, femmes et enfants réfugiés au Tchad ! Deux millions et demi de personnes dépendent de l’aide internationale pour l’alimentation et les soins médicaux !

C’est une obligation humanitaire, politique et morale pour les gouvernants français, européens, de faire cesser le martyre du Darfour.

Le refus par le gouvernement soudanais d’accepter l’intervention de soldats de l’ONU, et la poursuite d’opérations militaires extrêmement dures, exigent que la France agisse.

Il faut faire véritablement respecter l’exclusion aérienne (des attaques aériennes précèdent souvent les raids djandjawids). Des appareils radars Awacs et quelques chasseurs y suffiront.

L’Europe doit aussi accroître significativement son aide humanitaire et permettre aux ONG de travailler librement et en sécurité dans les zones de conflit. Elle doit obtenir du gouvernement soudanais qu’il cesse son offensive armée et accepte le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, afin de mettre un terme à la violence.

Et elle doit obtenir la réouverture en urgence de négociations afin d’aboutir à un accord politique. Cet accord devra prévoir la représentation des Darfouriens aux différents niveaux du gouvernement soudanais, une garantie réelle de désarmement, et une garantie de sécurité au retour, pour les déplacés et les réfugiés.

Nous avons le devoir de faire quelque chose pour mettre fin à cette horreur. »

Interview dans Le Figaro, 5 mars 2005.

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Discours à l'Assemblée nationale sur la situation au Proche-Orient, 7 septembre 2006

00:55 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Darfour, Soudan, ONU, Afrique, international, Europe, ONG | | |  Facebook |

01/06/2007

Bombes à sous-munitions

« Je suis pour que la France adopte une loi contre les BASM. »

Handicap International a lancé une campagne "Non aux bombes à sous-munitions !" : les nombreuses sous-munitions non explosées sont, de fait, des mines antipersonnel. François Bayrou a reçu, le 27 septembre 2006, les représentants de cette campagne, et leur a dit son engagement contre cette arme barbare.

« Les bombes à sous-munitions, comme les mines antipersonnel, sont des armes barbares, car en réalité elles visent des civils, dans l'immédiat et dans le futur. Ceci est contraire à toutes les lois internationales qui organisent les règles des affrontements militaires. Donc je suis pour que la France adopte une loi contre les BASM, qu’elle les interdise sur son sol et qu’elle demande une règle internationale, adoptée comme la convention de Genève, pour interdire ces armes et empêcher qu’on en fasse usage à l’avenir.

Comme candidat à l’élection présidentielle, j’inclus cet engagement dans mon programme. »

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- Déclaration du 27 septembre 2006 (vidéo sur le site sousmunitions.org)

23:29 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : international, défense, Liban, guerre | | |  Facebook |

Chine

"Je suis du côté des défenseurs des droits de l’homme et des principes de liberté."

François Bayrou s'est indigné de la complaisance de certains à l'égard de la "rapidité" de la justice chinoise, ou du "modèle" de développement économique que représenterait ce pays.

"Je suis du côté des défenseurs des droits de l’homme et des principes de liberté, non du côté du Parti communiste chinois. Je refuse d’être soumis aux puissances qui ne respectent pas les droits de l’homme. Du Tibet à Tien-an-Men, chacun sait ce qu’il en est de la réalité des droits de l’homme, et de la main de fer qui interdit même la liberté sur internet.

Il faut oser dire, de France et en Chine, que nous n’acceptons pas ces manquements qui ne correspondent pas à nos principes. Depuis des années, les gouvernants français croient à tort que, pour faire du commerce avec la Chine, il faut se taire sur les violations des droits de l’homme. Je pense au contraire qu’ on est d’autant plus respecté qu’on est capable de défendre des principes.

Sur le plan économique, je n’accepte pas le silence sur les conditions du commerce international et je refuse une accélération des transferts de technologie. N’oublions pas que la si forte sous-évaluation de la monnaie chinoise fausse les conditions de l’échange.

La France ne doit pas être silencieuse devant des enjeux aussi lourds et qui la concernent. La France doit faire entendre une voix différente, qui défend ses intérêts bien sûr, mais aussi les intérêts des faibles, des opprimés, des oubliés, ceux qui n’ont pour allié que le droit. Voilà ma conception du message international de la France."

Lien(s):
François Bayrou au Grand Rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien Aujourd’hui en France, 8 janvier 2007
Vœux de François Bayrou, 9 janvier 2007