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18/06/2008

Les dirigeants de l'Union européenne doivent s'interroger sur leur responsabilité collective dans l'échec à expliquer l'Europe

A la veille du Conseil européen, demain à Bruxelles, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg,  a tenu un débat  avec le Conseil et la Commission pour évaluer l'impact du non référendaire irlandais au Traité de Lisbonne et ses implications sur l'agenda européen des prochains mois. 

watson490.jpgGraham Watson, président de l'ADLE, a déclaré : "A quelques jours de la présidence française, les chefs d'État et de gouvernement devraient se demander pourquoi on en est là. La Commission s'était donnée la peine d'un plan D comme dialogue avec les citoyens, les gouvernements des Vingt-Sept auraient été bien inspirés d'en faire autant. Parlement et Commission jouent leur rôle en expliquant l'UE, mais ce rôle aurait aussi du être quotidiennement assumé par chacun des gouvernements nationaux, et pas seulement dans les derniers jours d'une campagne référendaire"

"Mon groupe appelle le Conseil d'une part à se saisir des vrais problèmes, changement climatique, accroissement des échanges commerciaux, lutte contre la hausse des prix de l'alimentation et du carburant, et d'autre part invite ceux qui le veulent à poursuivre le processus de ratification du Traité".

duff290.jpgAndrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE pour les Affaires constitutionnelles : "Cet après-midi le Parlement de Westminster achèvera la ratification du Traité de Lisbonne. Il sera encourageant de voir pour une fois la Grande-Bretagne dire oui à l'Europe. Cela restaurera l'autorité morale et la crédibilité politique du Royaume-Uni et aidera les Irlandais à chercher un nouveau consensus basé sur moins de Libertas et davantage de Veritas".

"Il est paradoxal de voir les eurosceptiques britanniques préférer sacrifier la souveraineté de la Chambre des Communes sur l'autel d'un référendum se déroulant dans un pays étranger ! Le référendum est une forme brutale de démocratie, probablement adaptée aux périodes révolutionnaires,  mais totalement inadaptée pour décider de l'adoption d'un Traité révisé complexe"

cadrage.jpgMarielle DE SARNEZ (MoDem, France) a déclaré : "Depuis le Traité de Rome, le monde a  changé. Nous devons repenser, refonder le projet  européen pour qu'il réponde aux grands défis du siècle: crise financières, crise alimentaire, crise de l'énergie. Comment créer une croissance qualitative, durable et juste ?  Comment réduire les inégalités ? Comment parvenir à un nouvel équilibre du monde ? Voilà les questions auxquelles nous devons apporter des réponses, il est plus que temps que l'Europe se remette enfin à faire de la politique "

RTEmagicC_harkin290_jpg.jpgMarian HARKIN (Indépendante, Irlande) a souligné : "Il n'est possible de défendre la souveraineté irlandaise que si l'on reconnaît aussi la souveraineté des autres Etats membres. Le Traité de Lisbonne représente un vrai test pour le principe de l'unanimité et c'est bien là un défi pour les chefs d'Etat et de gouvernement! L'Irlande doit se voir reconnaître le droit de réfléchir sur son vote et répondre aux questions qu'il soulève. Quelque soient les solutions trouvées pour sortir de ce dilemme, l'Irlande devra demeurer au coeur de l'Europe".

01:11 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, irlande, referendum, traite, lisbonne | | |  Facebook |

13/06/2008

Le référendum irlandais renvoie l'UE à ses chères études

L'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe apprend avec une profonde tristesse les résultats du référendum irlandais.

watson290.jpgGraham WATSON, président du groupe ADLE au Parlement européen, a fait part de son énorme déception : "Si le rejet est confirmé, la prochaine présidence française se doit de réunir un Sommet spécial des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE avec ce seul sujet UE à l'ordre du jour. Chacun des 27 Etats membres doit décider de sa ligne de conduite concernant le destin du Traité et des réformes proposées et tous doivent s'engager dans une campagne concertée pour expliquer ce qu'est l'Union européenne, pourquoi et comment elle fonctionne et pourquoi elle mérite leur appui."

"S'il y a une leçon claire à tirer du non irlandais, c'est que trop peu de gens savent ce qu'est l'UE et combien elle est adaptée au changement global de notre quotidien."

duff90.jpgAndrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE au sein de la commission des Affaires constitutionnelles et qui participait à la Conférence intergouvernementale qui a conduit au Traité de Lisbonne, a ajouté : "C'est une issue tragique pour l'Irlande, pour l'UE et pour le projet européen. Les problèmes pour lesquels le Traité de Lisbonne apportait une réponse demeurent entiers : démocratie, efficacité et capacité d'action. Nous continuons à estimer que le contenu du Traité de Lisbonne est dans l'intérêt bien compris de tous les Etats membres et des citoyens de l'Union européenne."

"Brian COWEN, le Taoiseach irlandais, aura une dure explication la semaine prochaine au Conseil européen des 19-20 juin. J'invite les chefs d'Etat et de gouvernement à  faire preuve de détermination. Ils ne doivent pas reporter le problème mais au contraire prendre une décision rapide. Le temps n'est plus aux périodes de réflexions."

RTEmagicC_harkin290_jpg.jpgDe son côté Marian HARKIN (indépendant, Irlande) a commenté : "C'est un résultat très décevant. C'était une campagne extrêmement difficile, où nous avons passé notre temps à répondre à la propagande mensongère du camp du non. L'Irlande est devenue le champ de bataille de l'Europe et malheureusement cette bataille a été perdue. J'espère que le Conseil européen de la semaine prochaine donnera l'impulsion nécessaire pour remettre le processus de réformes de l'UE sur les rails".

23:10 Publié dans A la Une, Stratégie économique et européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : referendum, irlande | | |  Facebook |

01/06/2007

Corse

« La démocratie doit l’emporter contre la violence. »

En 2003, François Bayrou a été le seul leader politique national à défendre le "non" à la modification de l'organisation institutionnelle de la Corse. Le "non" l'a emporté par 51% des suffrages des Corses.

« Je n’ai pas approuvé le projet de modification des institutions de la Corse soumis à référendum, au nom de l'idée, exigeante et précise, que je me fais des institutions régionales dont la France a besoin. Le fait de supprimer les conseils généraux et de les remplacer par des conseils territoriaux occupés par des conseillers régionaux, comme le proposait le référendum, aboutit à supprimer ce niveau de représentation du territoire. Il faut être attentif à la représentation des territoires. Dans une région aussi diverse que la Corse, on en a besoin.

Après la victoire du "non" au référendum, j’ai regretté que le gouvernement n’ait pas tiré les leçons du rejet qui était en train de naître en Corse.

Les gouvernements successifs ont failli en Corse parce qu’ils n’ont pas obtenu, ni même cherché à obtenir le désaveu de la violence de la part de ceux qui la pratiquent. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé la place à une impression de ségrégation ethnique. Ils ont failli parce qu’ils ont laissé croire que désormais la Corse aurait sa loi qui ne serait plus celle de la France.

Le plus important est de préserver la paix civile. Je fais confiance à nos institutions républicaines pour faire respecter la loi et la justice. Rien ne pourra se faire de bon et de juste sans que, sur ce point, la situation soit assainie. »

Lien(s):
Discours à l'Université d'été de Seignosse, 31 août 2003
Interview dans Le Monde du 4 novembre 2003

Citoyenneté

« Je veux rendre le peuple acteur, remettre les citoyens au cœur du pouvoir. »

Pour François Bayrou, notre démocratie est malade, car les citoyens sont mis à l’écart. Remettre les citoyens au cœur du pouvoir, c'est leur permettre d'être représentés, c'est également leur permettre de participer directement aux décisions qui les concernent.

« Je suis très sévère sur la manière dont fonctionne la démocratie française. Nous sommes, comme peuple, exclus de la plupart des décisions. Si le peuple ne devient pas acteur, les puissants ne bougeront pas.

Il y a la manière démagogique de voir, et il y a la manière démocratique. La manière démagogique cherche des boucs émissaires, ou dit "je vous suivrai où que vous irez, vos décisions seront les miennes". L'autre manière, démocratique, consiste à prendre le peuple des citoyens comme un acteur de premier plan, à le placer en face du pouvoir, en situation de partenaire.

La démocratie a deux aspects : représentation et participation des citoyens.
Le temps où l'on pouvait gouverner sans la participation des Français, ou contre eux, est révolu.

Chaque citoyen doit pouvoir se faire une idée des enjeux, des choix. Lui, citoyen, elle, citoyenne, ont le droit de savoir. C'est pour que les cartes soient sur la table que des règles - la séparation et l'autonomie des pouvoirs - ont été fixées depuis des siècles. Elles interdisent l'arbitraire et imposent la transparence.

Sous cette Vème République épuisée, les vraies cartes sont sous la table : un réseau opaque d' intérêts partisans, claniques, économiques, médiatiques, impose son influence à l'État. Victime directe : le peuple français.

Je suis un défenseur du concept d' éducation populaire. Le film d’Al Gore sur le changement climatique, c'est de l' éducation populaire : prendre le citoyen au sérieux, faire de lui le premier responsable du pays dans lequel il vit.

Je suis partisan de réhabiliter le référendum pour donner la base populaire nécessaire à de grands projets. Le référendum, sur un grand sujet, c'est le moyen de donner conscience des enjeux et d'entraîner la mobilisation. Le référendum place le citoyen en position de responsabilité, de gouvernant. Et non pas en position de consommateur qui ne pense qu'à sa situation personnelle.  »

Lien(s):
Discours au colloque "Développement durable : passer aux actes", 21 octobre 2006
Discours "La révolution civique" au conseil national du 10 juin 2006