Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/06/2007

Elections : modes de scrutin

« Tous les Français doivent être représentés à l’Assemblée. Y compris ceux dont j’ai toujours combattu les opinions. »

La démocratie représentative supppose une juste représentation des citoyens au Parlement. Tous les grands courants d’opinions doivent donc être présents à l’Assemblée. Le mode de scrutin doit inciter à une juste représentation de la majorité féminine du peuple, comme des origines, des expériences professionnelles ou culturelles dans leur diversité.

«  Tous les citoyens français ont un droit égal à se voir représenter au Parlement. Aujourd’hui, 19 % d’entre eux sont représentés par 63 % des sièges, tandis que 50 % de ceux qui sont allés voter au 1 er tour des présidentielles ne sont représentés par personne ! Tous les courants d’opinion principaux, au-dessus de 5 % des voix, doivent être représentés par des élus à l’Assemblée nationale.

Les idées extrémistes, je préfère les combattre à découvert, àl’Assemblée, plutôt que de les voir progresser à bas bruit dans la frustration de la représentation et la facilité du silence.
 
Je propose d’attribuer 50 % des sièges par circonscription – des députés qui représentent les territoires ; et 50 % des sièges à la proportionnelle par liste nationale, comme en Allemagne. Ainsi, la réalité territoriale de la nation et sa réalité politique, sont-elles représentées à égalité.
 
Au point de désaffection de la démocratie où nous sommes arrivés, il faut franchir un autre pas. Je suis partisan d’instaurer le vote obligatoire, avec pour contrepartie la reconnaissance du vote blanc : on ne peut plus laisser d’infimes minorités décider à la place des majorités. Dans un pays où l’école et l’assurance sociale sont obligatoires, la participation aux choix de la cité ne peut pas rester optionnelle. 
 
Je suis, aussi, plutôt favorable au vote des étrangers aux élections locales : il est normal qu’une personne, quelle que soit sa nationalité, qui réside depuis dix ans en France et participe à la vie locale puisse aussi exprimer ses choix dans la vie de la cité.
 
Il s’agit d’ouvrir une époque nouvelle : remettre de la démocratie dans notre République. »

02/06/2007

Décentralisation

« On doit simplifier le labyrinthe des collectivités locales pour obtenir l’efficacité »

François Bayrou veut simplifier « l’empilement et l'enchevêtrement » des collectivités pour en finir avec les gaspillages d’argent, de temps et d’énergie. Avec un objectif : un meilleur service aux citoyens sur tout le territoire.

«  La centralisation rend l’État sourd, aveugle et impuissant, mais le labyrinthe de l’actuelle décentralisation, personne ne s’y reconnaît plus ! Aucun citoyen n’est capable de reconnaître ses élus et leurs vraies responsabilités ! Il faut faire des choix.
  Je propose de rapprocher les conseils généraux et les conseils régionaux dans une seule collectivité locale, avec les mêmes élus. Les mêmes élus administreraient les départements et les régions au lieu de l’empilement, des incohérences et des mises en concurrence.D'abord on fera des économies ; ensuite, par une fédération des efforts, les citoyens y verront plus clair et auront un véritable interlocuteur en matière d'aménagement du territoire.
Je souhaite également l’élection du président de région au suffrage universel.
  Les régions, qui fédèreront les départements, auront la plénitude des pouvoirs d’aménagement du territoire, d’équipement et de solidarité ; l’État assumera une redistribution pour équilibrer les ressources des régions. En revanche, je suis défavorable à la régionalisation de l’Education nationale : la déconcentration des moyens est déjà effective dans ce domaine, et les présidents de conseils régionaux n’ont aucune légitimité pour mener la politique de l’Education nationale.
  Les communes, fédérées en intercommunalités, auront la plénitude des pouvoirs de proximité, y compris une autorité en matière de sécurité.
 Je suis un défenseur des 36 000 communes ! Dans ma circonscription, la plus petite avait, il y a peu, 18 habitants, la plus grande 85 000. Grâce à ce tissu serré des communes françaises, il y a un immense tissu d’élus bénévoles – et beaucoup moins d’employés municipaux, en regard de la population, dans les petites communes que dans les grandes ! Les maires sont en première ligne dans le combat contre la décomposition de la société française. »

Lien(s):
Allocution au congrès des Maires de France : "Vous êtes en première ligne", 21 novembre 2006
Discours aux journées parlementaires de Saint-Clément-les-Places, 12 septembre 2002
"L'Esprit public" sur France Culture, 23 juillet 2006

Cumul des mandats

« Je suis pour un mandat unique des députés. »
Rendre à l’Assemblée nationale son rôle et sa responsabilité, cela passe, selon François Bayrou, par l’interdiction du cumul.

« Je veux restaurer dans notre pays la démocratie de représentation. Cela signifie que le Parlement soit respecté et fasse son travail, que les parlementaires participent aux débats du Parlement.

Nous ne pouvons plus continuer avec des parlementaires absents ! Nous ne pouvons plus continuer à délibérer avec 1 ou 2 % de la représentation nationale. La République nouvelle doit adopter le principe du mandat unique pour les députés. Et les députés doivent en avoir les moyens, en termes de statut et de collaborateurs - ce qui impose qu'il y ait moins de députés.

J’ai été président de Conseil général en même temps que député, et même ministre, pendant presque dix ans. C’était exténuant, mais intéressant ! Et les Mitterrand, Chaban, Lecanuet, ont été de grands cumulards ! Le temps acceptait que le patron surveille de loin, se contentant de choisir ses collaborateurs, et arrêtant seulement les grandes options, un ou deux jours par semaine.

Nous sommes entrés dans des temps plus exigeants. Le cumul empêche de s’investir calmement dans une tâche, de prendre les repères, les habitudes et les marques du débatteur et du législateur.

Je propose deux décisions drastiques, qui sont déjà la règle au Parlement Européen.

1) si l'on n'est pas là, on ne vote pas : pas de délégation de vote.
2) si l'on n'est pas là, on n'est pas payé.
Et il y a une Assemblée de notre Parlement qui doit comprendre des élus locaux, de grands responsables d’exécutif : c’est le Sénat. La République a besoin que la voix de ses collectivités locales soit représentée dans la délibération des lois et participe au contrôle du gouvernement. Le Sénat est le lieu naturel du dialogue entre les responsables des grands exécutifs locaux et les gouvernants nationaux. »

Lien(s):
Discours "Refonder nos institutions et notre démocratie", le 16 décembre 2005

01/06/2007

Civisme

« Le civisme, c’est recevoir, c'est aussi donner. »

François Bayrou appelle le pays à une « révolution civique » pour faire revivre « le projet français libéral, égalitaire et fraternel ». L’apprentissage du civisme doit commencer à l’école ; le service civique universel permettra à tous les jeunes d’en faire l’expérience concrète.

«  Les insultes dans la rue, les bras d'honneur, quand on "traite" quelqu’un, une femme, un prof, on dit "ce sont des incivilités" : je dis que ce sont des délits, punis comme tels par le code pénal !

La lutte commence à l' école. Et il faut prendre le taureau par les cornes. Chaque citoyen doit savoir ses droits et ses devoirs. Je propose qu'à l'école, plus spécialement au collège, on n’enseigne pas seulement l’éducation civique, mais que l’on enseigne aussi les rudiments de la loi, et qu'on se donne les moyens de les sanctionner au premier manquement. Si l'on sanctionne au premier manquement, peut-être n'y en aura-t-il jamais de second.
 
Je propose, depuis 2001, la création d'un service civique universel, concernant les garçons et les filles, qui amènera chacun à donner un moment de sa vie aux autres, aux plus fragiles, sur notre sol ou à l'extérieur. Je suis heureux d'avoir été le premier à proposer cette idée et j'ai été heureux de voir cette idée reprise… Tant mieux si ça peut faire avancer les choses !
 
Les jeunes ont besoin de sortir des ghettos, ghettos pauvres et ghettos riches, pour donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté civique. Et il y a des domaines entiers d’activité civique ou sociale qui ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers, l’aide aux personnes âgées ou handicapées
 
La révolution civique, c’est aussi l’ activité universelle, pour sortir les exclus de l’ exclusion. Cela demandera une mobilisation d’énergies collectives sans précédent.
 
C’est le vote obligatoire, parce que dans un pays où l’ école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas être optionnelle.
 
Le civisme, ce ne sont pas seulement des droits, mais aussi des devoirs. Le civisme, ce n'est pas seulement recevoir, c'est aussi donner. C’est l’une des conditions pour recoudre et réparer la France, socialement, territorialement. »

Lien(s):
Discours "La révolution civique" au conseil national du 10 juin 2006
Discours "Le nouveau modèle français" au conseil national du 16 janvier 2002

13:15 Publié dans Les propositions de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : civisme, scrutin, école, collège, service, activité | | |  Facebook |